Le ministre de la Communication et de la poste Alain Orounla a tenu dans la matinée du vendredi 24 juillet, une séance de travail avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) Prosper Moretti. Cette rencontre qui s’est élargie aux conseillers de l’institution a pour but d’explorer les voies et moyens afin d’aboutir à une levée rapide de l’interdiction faite par la Haac, aux médias en ligne d’exercer.
Par R. F.
Le 7 juillet dernier, l’autorité de régulation des médias, à travers un communiqué, a demandé aux médias en ligne non autorisés, de mettre fin à leurs activités. Cette décision depuis sa publication suscite des indignations, surtout dans le rang des concernés. Préoccupé par cette situation délicate, le ministre Alain Orounla a entrepris des démarches pour trouver de solutions rapides afin de permettre aux promoteurs en particulier et les professionnels des médias en général de mieux faire leur travail. Dans une déclaration faite à la presse à la fin de la séance de travail du vendredi 24 juillet, le ministre Alain Orounla a expliqué que sa démarche vise à apporter une bonne nouvelle aux hommes des médias. « Après m’être entretenu avec les organisations des professionnels des médias, je me suis engagé à aller discuter avec la Haac afin d’avoir les éléments rassurants, à porter à la connaissance des professionnels des médias », a-t-il précisé.
Le ministre de la communication s’est montré optimiste à la fin de la séance. « J’ai obtenu du Président de la Haac, des assurances pour un retour rapide à la normale quand on aura élaboré un cadre pertinent et approprié pour que les professionnels des médias en ligne puissent exercer dans un bel environnement leur art ».
La question de l’aide de l’État à la presse privée n’a pas été occultée au cours de la rencontre. À en croire le ministre Alain Orounla, un lendemain meilleur s’annonce pour la presse béninoise. « J’ai sollicité et obtenu la promesse et l’engagement de la Haac, à accompagner le plaidoyer des professionnels des médias pour une assistance, une aide publique au développement des médias privés. J’ai obtenu cette assurance et je crois que c’est une excellente nouvelle, donnée par l’autorité de régulation et l’autorité de mise en œuvre du programme du gouvernement en matière de médias. Donc je pense que c’est un signal fort qui a été donné et une promesse d’un lendemain meilleur pour les professionnels des médias dont je comprends le scepticisme mais qui doivent retrouver leurs couleurs. »
Il a, pour finir, rassuré les uns et les autres, que le sourire reviendra de façon irréversible sur le visage des hommes des médias. « Ce que nous disons ne s’inscrit pas dans un agenda politique ou électoraliste, comme j’ai pu l’entendre dans certains médias très critiques et objectifs, mais dans une démarche cohérente pour redorer effectivement et sincèrement le blason du paysage médiatique, le blason de notre presse qui, d’ici l’année prochaine au plus tard, retrouvera ses couleurs et ses lettres de noblesse », a-t-il conclu