Home Actualité Crise politique : Le duel Cedeao-Mali !

Crise politique : Le duel Cedeao-Mali !

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont pris dimanche 9 janvier, de lourdes sanctions contre le gouvernement militaire au pouvoir au Mali suite à la prorogation du delai de la Transition de 6 mois à 5 ans. Ces sanctions ont été prises à l’issue d’un double sommet sur la situation politique dans le pays. Lundi 10 janvier, la junte au pouvoir a réagi, à travers un commmuniqué. Selon Bamako, ces sanctions sont « illégales et illégitimes ».

Par Raymond FALADE

A l’ouverture des travaux qui a réuni les chefs d’État du Bénin, Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et du Togo avant l’ouverture de la session extraordinaire de la Cedeao, le chef de l’État burkinabè a rappelé l’engagement pris par les autorités de la Transition malienne à organiser des élections législatives et présidentielle en février 2022. Un engagement qui fait aujourd’hui objet de prorogation de 6 mois à 5 ans. Les chefs d’État et de gouvernement ont examiné les nouvelles propositions de la junte militaire au pouvoir au Mali pour un retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire. En raison du non-respect par la junte de l’échéance de février 2022 pour organiser des élections démocratiques et rétablir l’ordre constitutionnel, les dirigeants de la Cedeao et de l’Uemoa ont adopté des sanctions complémentaires fortes pour contraindre le Mali à respecter ses engagements pour un retour rapide à la paix, à la stabilité politique dans le pays. Il s’agit entre autres, de la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la Cédéao, le gel des actifs maliens au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest, la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques, la coupure des aides financières de la Boad et de la Bidc, le rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali. Selon le communiqué final de la rencontre, ces nouvelles sanctions ne seront “progressivement levées qu’après la finalisation d’un chronogramme acceptable et convenu et le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections”.
Ces nouvelles sanction n’ont pas plu aux militaires au pouvoir au Mali. À travers un communiqué lu à la télévision nationale‚ les autorités maliennes ont dénoncé l’instrumentalisation de la Ceadeao par des « puissances extra-régionales » et condamné les sanctions de l’organisation sous-régionales. Elles ont également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec les pays de la Cedeao et le rappel de leurs ambassadeurs dans lesdits pays. « Le gouvernement du Mali regrette que des organisations sous-régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales aux desseins inavoués», a déclaré le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement malien.

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