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Évaluation-diagnostic de 2019 : Les modalités de reversement des enseignants réjouissent

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Le gouvernement a décidé mercredi 19 juillet, des modalités de reversement des enseignants contractuels de l’État de la maternelle, du primaire et du secondaire admis à l’évaluation-diagnostic de 2019 dans les différents cadres d’emplois des fonctionnaires. La décision qui prend effet à compter du lendemain de la date de réussite à cette évaluation « appelle en ce qui concerne des rappels éventuellement, les évolutions en grade » pour les enseignants concernés.

Par Raymond FALADE

Le sujet a fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’époque ; l’évaluation-diagnostic des enseignants communautaires reversés en 2008 par le régime de Boni Yayi. Après un grand bras de fer entre gouvernement-centrales syndicales, la majorité des enseignants a fini par se plier à la volonté du gouvernement d’évaluer leur niveau.
A l’issue de cette évaluation, 9051 enseignants sur les 17.810 ayant composé, ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à dix (10) sur vingt (20) dans les deux sous-secteurs (maternelle-primaire et secondaire) le seuil souhaité par le gouvernement pour être déclaré admis. « Ainsi, les enseignants concernés possédant le titre de qualification professionnelle requis pour l’accès aux corps indiqués seront reversés, grade pour grade,… sont dispensés du stage probatoire », a décidé le conseil des ministres du mercredi 19 juillet.
« Cette décision de reversement des enseignants contractuels de l’État admis à l’évaluation – diagnostic en 2019 traduit le sens de respect de la parole donnée qui caractérise le président de la République monsieur Patrice Talon et tout son gouvernement », a commenté le secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse vendredi 21 juillet.

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« Ce qu’il y a encore d’intéressant dans la décision du gouvernement » magnifie-t-il, « c’est que le reversement prend effet pour compter du lendemain de la réussite à cette évaluation – diagnostic ». Conclusion, « on remonte à 2019 avec les conséquences positives que ça appelle en ce qui concerne des rappels éventuellement, les évolutions en grade… C’est une décision hautement sociale (…) » apprécie le porte-parole du gouvernement.
Les bénéficiaires sont heureux. Joseph Fadé, instituteur se réjouit de faire partie des admis à cette évaluation. Lui qui pensait que ce dossier était déjà « classé » a été surpris de constater que « le conseil des ministres du mercredi passé ait revenu sur cette question ». « C’est une grande joie pour moi lorsque j’ai lu l’information. Je me suis dit que c’est une grâce que j’ai reçue devant la face de Dieu et c’est aussi un honneur. C’est un acte louable du gouvernement. Il a dit et il a encore fait » loue-t-il.
Son collègue, Félix Ekanhola quand bien-même satisfait de la décision, continue de clamer que cette évaluation « ne remplissait pas les conditions normales ». « Si je dis conditions normales, c’est que dans le code du travail il n’y a pas une telle évaluation à passer à un fonctionnaire surtout en activité ». Il insiste que « toute évaluation se passe en situation de classe à un enseignant ».
Mais, « le diagnostic du secteur de l’éducation avait mis en exergue la baisse continue du niveau des apprenants du primaire comme ceux du secondaire puis fait apparaître l’insuffisance de professionnalisme de bon nombre d’enseignants, malgré les multiples renforcements de capacités dont ils ont bénéficié », persiste le gouvernement. Ainsi, « dans la recherche de solutions adéquates pour corriger cette contreperformance et relever la qualité des enseignements, le conseil des ministres avait décidé, entre autres mesures, de procéder à une évaluation collective des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire général, en service au 31 décembre 2007 et reversés au 1er janvier 2008, en agents contractuels de l’État ».

Absence de titre qualification

Quant à ceux qui ne disposent pas de titre de qualification professionnelle, ils seront reversés comme élèves-fonctionnaires et conserveront leurs salaires. Il appartiendra ensuite aux ministères dont ils relèvent de prendre les dispositions appropriées pour l’organisation de la formation professionnelle à leur intention, en vue de l’obtention du titre de qualification requis.

Cette méthode ne plaît pas à Félix Ekanhola. L’instituteur demande plutôt au gouvernement et surtout au ministre de tutelle de « leur permettre de pouvoir repasser le test pour que eux-mêmes aient la chance de passer le même examen au même titre que tout le monde ».
« Pour ceux qui n’ont pas atteint le seuil, que cela ne soit pas un sujet de frustration », exhorte Joseph Fadé selon qui « toute chose concours au bien de ceux qui aiment Dieu. Que cela ne soit pas un sujet de découragement » lance-t-il.

LIRE AUSSI : Éducation : Résultats peu reluisants de l’évaluation diagnostic des enseignants

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