La 9ème conférence de l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’ouest (Waapac) se tient à Cotonou depuis lundi 21 août. Depuis son adhésion à la Waapac en 2012, le Bénin accueille pour la première fois les manifestations de la conférence et de l’assemblée générale de l’association. La rencontre permettra aux participants d’échanger sur les stratégies de gestion de la dette publique dans la sous-région ouest-africaine.
Par Sêdaminou Béni AGBAYAHOUN
« La gestion efficace de la dette publique : Le rôle des commissions des finances et des comptes publics en Afrique de l’ouest », c’est le thème qui rassemble cinq jours durant, les parlementaires de la sous-région ouest-africaine, membres de l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’ouest (Waapac) et des experts des questions de la gestion de la dette publique, conviés pour la circonstance.
Les impacts de la pandémie de la Covid-19 sur le plan économique et la guerre russo-ukrainienne ont engendré en Afrique une flambée des emprunts publics. Dans le contexte sous-régional actuel marqué par « le ralentissement de la croissance économique et l’obligation de transparence et de redevabilité faite aux instances en charge de la gestion des fonds publics », les assises de Cotonou sont d’un grand intérêt pour les populations de l’Afrique de l’ouest, a rappelé Barthelemy Kassa, premier vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin à l’ouverture des travaux.
Cette 9è conférence de la Waapac se veut donc un creuset de partage d’expérience, d’appropriation des bonnes pratiques et d’harmonisation et normalisation de la norme parlementaire dans le domaine des finances publiques dans la sous-région ouest-africaine. Elle va permettre, a assuré le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale du Bénin, Gérard Gbénonchi, « de définir avec toutes les parties prenantes, des actions concertées en vue de relever les principaux défis liés à la transparence dans la gestion des fonds publics ».
Les participants à cette conférence échangeront sur des thématiques relatives à la gestion efficace de la dette publique, afin de réduire les frais financiers qui y sont inhérents et de sécuriser l’ensemble des encours de nos États tout en œuvrant au renforcement du rôle des commissions des finances et des comptes publics en Afrique de l’ouest.
Il s’agit notamment de « La dette publique et son importance pour les économies nationales », « La transparence de la dette et la qualité des données », « La surveillance de la dette par le biais des cycles budgétaires notamment l’adoption du budget et le besoin de financement, la stratégie d’endettement, le suivi de la mise en œuvre et la réédition des comptes » et « Le rôle des agences de gestion de la dette à travers le cadre institutionnel, les actions du front office, du mid-office et du backoffice, les unités de support ».
Le représentant du président de l’Assemblée nationale, Barthelemy Kassa a émis le vœu que cette conférence pourra permettre de « contribuer de façon qualitative à l’efficacité des chambres de nos différents parlements dans leur mission de vote de loi, de contrôle de l’action gouvernementale en matière de gestion de la dette publique et même d’évaluation de l’action publique ».
La cérémonie d’ouverture a également connu la participation des plusieurs instances africaines qui partagent la même vision que le Waapac. Les assises prennent fin vendredi prochain.
