Le vice-président du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uemoa) Richard Allosohoun, a lancé ce lundi à Cotonou, la 52e session ordinaire de l’institution. Cette session qui est la deuxième pour le compte de l’année 2023 porte sur le thème : « La mise en œuvre des règles communautaires de concurrence et zone de Libre-échange continentale africaine : défis et opportunités ainsi que le commerce électronique au centre du débat parlementaire ».
Par Raymond FALADE
La deuxième session ordinaire de l’année 2023 du Cip-Uemoa en cours à Cotonou aura à traiter trois sujets. Il s’agit de la « Mise en œuvre des règles communautaires de concurrence », le « Commerce électronique : opportunités et défis », et la « Mise en œuvre de la zone de Libre-échange continentale africaine : défis et opportunités pour les États membres de l’Uemoa ».
En choisissant ces trois thèmes, le Comité interparlementaire de l’Uemoa entend acquérir auprès des spécialistes, des informations nécessaires afin d’enrichir ses connaissances sur les enjeux qui entravent la marche des communautés vers l’intégration.
En dehors de ces communications, « les travaux se pencheront également sur l’examen du budget 2024 et du Cadre de programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026 du Cip » a annoncé le vice-président du Cip-Uemoa, Richard Allosohoun à l’ouverture de la rencontre. Les participants auront aussi à cette occasion, à faire le point de l’exécution du budget 2023 du Cip au 31 août 2023 et procéderont à des échanges sur la situation socio-politique dans les États membres de l’Union.
Situation au Niger
La 52e session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Uemoa se déroule dans un contexte difficile où l’espace communautaire fait face à des défis multiformes. Ces situations sont liées à l’exposition à des chocs aussi bien externes qu’internes que sont des crises socio-politiques, « l’étroitesse de son système financier, la paix et la sécurité, des contraintes d’infrastructures, la lenteur du rythme de transformation de l’économie, les effets négatifs découlant du changement climatique ». A cela s’ajoute, « la crise socio-politique que traverse le Niger suite à un coup d’État militaire intervenu depuis plus d’un mois ».

A ce sujet, le Cip-Uemoa a exprimé sa solidarité au peuple nigérien et a souhaité une sortie pacifique de crise ». L’institution a aussi souhaité « un prompt retour à l’ordre constitutionnel par le dialogue et la médiation avec les institutions régionales notamment la Cedeao et l’Uemoa ».
Face à toutes ces difficultés qu’un « seul État ne peut à l’évidence surmonter, seule une intégration forte, bien comprise et acceptée des populations, fondée sur une volonté politique inébranlable, constitue la voie inconditionnelle qui s’impose à nos États » estime le Cip-Uemoa. Alors, chacun doit garder à l’esprit que la résilience des économies reste indissociable du processus d’intégration que conclut l’institution.
