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Éducation aux droits humains : Amnesty international rappelle les fondamentaux aux journalistes

Par Koladé Raymond FALADE
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L’Ong Amnesty international a formé vendredi 6 octobre à Cotonou, les journalistes sur les techniques de suivi, documentation et rapportage des droits humains (Sdr). Une formation de recyclage qui intervient après celle de 2022 organisée à l’endroit des mêmes journalistes dans le cadre du programme de renforcement de l’éducation aux droits humains financé par l’Union européenne.

Amnesty international dans ses activités s’investit dans la promotion et la défense des droits de l’homme. Il est connu pour ses rapports annuels sur des questions relatives aux droits humains.

La formation de recyclage sur les techniques de suivi, documentation et rapportage des droits humains au profit des journalistes a permis à l’organisation, de rappeler aux journalistes les « notions acquises sur les droits humains, les techniques de documentation, les institutions de protection, les réalités pratiques au Bénin et les règles de déontologie et d’autre part, de faire le point des engagements pris et de définir des pistes de collaboration avec Amnesty Bénin et de pérennisation des acquis ».

Deux communications ont été alors présentées. La première porte sur la « Notion des droits humains : généralités, caractéristiques, réalités et institutions de protection au Bénin » animée par Glory Cyriaque Houssou, coordonnateur média et surveillance des droits humains à Amnesty international Bénin. La seconde communication animée par Dr Tanguy Agoï a eu pour thème, « rappel des exigences déontologiques de la presse béninoise ».

« Au-delà de ce travail et dans le cadre des investigations que nous faisons sur les droits humains, nous trouvons également que vous êtes des partenaires privilégiés. C’est en cela que nous avons muri le projet pour vous outiller sur les questions qui nous préoccupent, les questions des droits de l’homme qui généralement semblent vagues mais qui nous touchent nous tous au quotidien », a justifié Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty international Bénin.

Et parlant des droits, il cite « la liberté d’expression, la liberté de manifestation pacifique, le droit de réunion, le droit à l’éducation, le droit à la santé, la vie dans les milieux carcéraux… ».

Besoin d’actualiser

L’initiative est saluée par les professionnels des médias. « Nous sommes conscients que notre métier est un métier très évolutif et que nous avons besoin d’actualiser nos connaissances. Donc, de pareilles rencontres sont toujours saluées et appréciées à leur juste valeur » a déclaré la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb).

Une formation qui porte sur le renforcement à l’éducation aux droits humains est à saluer « dans la mesure où quand on parle de droits humains, nous sommes tous concernés et nous sommes plus encore concernés en tant qu’acteurs des médias, des défenseurs des droits humains », a déclaré la présidente de l’Upmb, Zakiath Latoundji.

Amnesty International

L’éducation aux droits humains ajoute-t-elle, « contribue de manière essentielle à prévenir à long terme les atteintes aux droits de l’homme et à réaliser une société juste dans laquelle tous les droits de l’homme et de tous ont une valeur très respectée des uns et des autres ».

La question des droits de l’homme est une question très importante à laquelle chaque citoyen doit pouvoir attacher du prix soutient Philippe Adeniyi, l’un des participants à cette formation. En 2022, il a perdu une sœur au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou pour coupure d’électricité.

« Je ne savais pas que les droits de l’homme pouvaient me toucher au quotidien. Cela me permet de lancer un appel à tous les citoyens. Au-delà du monde des médias, chaque citoyen doit se considérer comme un militant des droits de l’homme » a-t-il lancé.

Affaire coupure d’électricité au Cnhu

Vendredi 7 octobre 2022, quatre patients avaient trouvé la mort au service de réanimation du Cnhu après une coupure d’électricité qui a duré 10 minutes. La justice avait été saisie du dossier et a condamné mardi 29 novembre 2022, le responsable de l’électricité du centre hospitalier et un de ses collaborateurs à deux ans de prison ferme pour homicide involontaire.

Quatre personnes étaient poursuivies devant le Tribunal de première instance de Cotonou dans cette affaire. Il s’agit de deux agents du Cnhu et de deux autres de la société Palutech en charge du suivi du générateur électrique du service de la réanimation du centre.

Les deux premiers, le chef de la Division électricité de l’hôpital et son collaborateur, avait été reconnus coupables d’homicide involontaire par le juge qui les a condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme et 200.000 Fcfa d’amendes. Les agents de la société prestataire par contre, avaient été relaxés pour infraction non constituée.

La formation des journalistes sur l’éducation aux droits humains s’est achevée sur une note de satisfaction des différents acteurs qui ont pris l’engagement de travailler non seulement à promouvoir et protéger les droits de l’homme mais également à travailler pour renforcer leur partenariat.

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