L’actualité politique de ces dernières semaines a tourné autour de la démission du gouvernement de monsieur le président Patrice Talon, de Oswald Homéky, devenu ex-ministre des Sports. Oswald Homéky fut le ministre sous le mandat duquel l’événement du choix d’un nouveau nom à l’équipe nationale du football a été acté ; et ”Les écureuils’’ sont devenus ”Les Guépards. Et à l’annonce de la démission du ministre, réduit dans mon esprit au nom “guépard”, mon atavisme littéraire a associé à sa démission, le mot “départ”; “guépard” et “départ” riment pour produire un effet littéraire d’abord, consonantique : “gué” et “dé”, et ensuite, syllabique : “pard” et “part”! Guépard//départ.
Pour mon plaisir, rimer “guépard” //départ est un effet littéraire, avec toute une foule d’allitération puisée dans les deux mots : d/t consonnes de fin, g/d consonnes d’ouverture, et “par//par” pour réveiller en ma conscience, le signifié en image de la rime : “partir” comme le verbe “sortir”, “quitter”, “se défaire de”, “se séparer de”; rigoler pour moi par la rime, ouvre sur la question intuitive : pourquoi quitter le gouvernement ?
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Le choix du destin
Une décision dictée par les circonstances peut se révéler être la conséquence lointaine du destin, c’est-à-dire la causalité des étoiles et planètes ou voie lactée. Naturellement, je ne puis certifier que c’est l’homme Oswald Homéky qui a choisi le nouveau nom de l’équipe nationale “guépard”; c’est sous son mandat; mais, n’est-ce pas que la démission qui le fait “sortir” du gouvernement, n’était-elle pas déjà prévue, à ce moment -là du choix ? C’est un homme de mesure à la tête bien faite ; surtout, il m’a souvent fait penser aux bonzes du Tibet ou les moines bouddhistes. N’est-ce pas intéressant d’approfondir l’influence du choix du nom dans le domaine sportif sur l’évènement politique de la démission ? C’est-à-dire que l’instance “yèku-gbé” du choix sportif a ouvert la porte au caché de la future démission. La mission du choix du nom “guépard” a planifié le “départ” du gouvernement du ministre : la démission, le refus de continuer de gérer le département ministériel du sport. Et on découvre l’itération du mot “départ” dans l’énoncé du service ministériel ou “départ-ement” ministériel !
Nous avons assisté à une causalité astrologique, fut-elle un évènement arrangé ou non.
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La vitesse d’une sentence
N’ébruitons pas les feulements du guépard dans les couloirs feutrés d’une session du Conseil des ministres du gouvernement de Patrice Talon. Ce peut être le gouvernement du nouveau “départ” vieilli; les bruits, il faut s’en garder.
Cependant, la démission a créé du chahut; tout le monde a lu le compte rendu de la passation de charge entre le “guépard” partant (c’est bien le cas de le dire), et l’intérimaire : le ministre de l’Énergie , de l’Eau et des Mines, le 6 octobre; un départ fulgurant, à la vitesse 6 c’est-à-dire entre le matin de l’annonce et 14 heures de l’après-midi ; la rapidité de l’eau, l’évanescence de l’énergie et le secret géologique des mines, disent long sur les clauses secrètes de l’événement. C’est nouveau tout ça !
Il y a eu une telle accélération des évènements, entre l’annonce de la proclamation de la démission, et presque l’immédiateté de la passation des charges ; c’est bien de l’ordre astrologique. Personne n’a eu l’occasion ni le temps de gloser sur l’esclandre qui a déclenché la démission et la désignation de l’intérimaire : ce fut une course de vitesse. J’eus ajouté, une vitesse de l’éclair si Oswald Homéky eût été un super héros de Marvel, ou du Vodùn Hèvioso ! Oswald Homéky ne démériterait pas d’être associé à Jet Li, le Shaolin du Kung Fu. Il ne manquerait que l’écho du cri de karatéka à la Bruce Lee.
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Comprendre le nom Guépard
En fait, ne cherchons pas loin, en compliquant la compréhension avec les références astrologiques. Regardons comme un mage dans le pedigree du nom de l’équipe nationale de football : guépard ! La caractéristique du guépard, un félin et carnassier, c’est la course de vitesse ; c’est l’animal le plus rapide du monde. Selon le site m.20minutes.fr, consulté le 14 octobre 2023 à 23h 04 minutes, lorsque le léopard fait 58 km/h, que le lion atteint une pique de 74 km/h, et que le jaguar fait du 80 km/h, le guépard, notre félin sportif démissionnaire, peut atteindre des pointes à 110 km/h. Cela laisse rêveur !
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Oswald Homéky vous avez dit ?
Je ne le connaissais pas, tant il était discret dans la gestion de son “futur” départ-ement du monde des sports. La dernière fois que je l’ai vu, c’était à l’inauguration de l’Olympiade de la pétanque. Je l’ai jaugé simple, avec sa grande taille, un sourire sans fard qu’éclaire un regard qui glisse sur les êtres et les choses. On pense à certaines espèces animales comme l’ours Balo de Mowgli, ou l’éléphant de Tarzan pour jauger sa masse. Mais, tout autant, sa prestance s’est révélée hier, de l’événement politique de la vitesse de décision, comme celle d’un félin, à la rapidité déconcertante : la sempiternelle vitesse !
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La vision d’une actualité
Maintenant, je vais souffler un peu ; et me demander ce qui s’est passé, pour que du jour au lendemain, les choses de demain n’aient plus la patience du jour, et que le passé fût confiné à une réalité sans fard. Surtout, l’absence du Groupe de Presse ‘’La Gazette du Golfe’’, Golfe TV et Golfe FM qui prise tant, la présence au cœur de l’actualité, sevré du scoop qui valorise tant la voix de stentor de Charbel Ayiou et de ses pairs !
La vitesse peut-elle annuler l’histoire d’une vie au service d’une équipe sans que l’événement ne puisse amortir la dialectique de l’acte et de l’opinion publique ?
Le nouveau départ a commencé en 2016; mais, l’histoire se fait ailleurs; et il faut savoir analyser la vitesse de la quadrature du cercle de l’ancien qui revient, comme l’écho du feulement du guépard.
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L’éthique du Favi
Les grands hommes évoluent ainsi, à l’aune de la vitesse des principes. Sous l’air d’un volcan endormi, le grondement de la vigilance leur permet de saisir l’instant de la pensée juste ; et du déséquilibre du défi, émerge le choix de l’action juste. C’est à une telle illustration que nous avons assisté.
Je pense à l’éducation Vodùn, sans en en justifier la décision politique de l’actualité ; lorsqu’on t’insulte par ce qu’on te permet de manger, autant jeûner, voire mourir de faim. Être stoïque ! Telle est l’éthique de l’éducation nationale du Vodùn.
Et, en ces temps-ci de pluie diluvienne, la vitesse de décision de Oswald Homéky a fait vibrer les cartilages des cadavres politiques conservés vivants dans les prisons tombales de la conscience de plus d’un béninois. C’est un air de liberté ; celui d’un « guépard sur le …départ ».
Conclusion
L’événement récent de la démission de Oswald Homéky le 6 octobre 2023 a rimé en écho, à 2016 qui l’a révélé avec le gouvernement du « nouveau départ. 2016-2023 justifie la mystique du nombre “6”, date de la simultanéité de la démission et de la passation des charges à l’intérimaire. Oswald Homéky aura passé “6” ans pleins dans le gouvernement. Le chiffre “7” reste un mystère à éclaircir. Wait and see !
Professeur Raymond Coovi ASSOGBA, Docteur d’État en Sociologie du Développement.
Tél : 66114257.
E-mail : raskas2011@gmail.com
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