Onze condamnés à mort detenus à la Maison d’arrêt de Cotonou depuis 1995 recouvrent leur liberté cette année. Leur peine avait été commuée en prison à perpétuité après l’abolition de la peine de mort.
Ils font partie des personnes bénéficiaires de la grâce présidentielle au titre de l’année 2023. Sept parmi eux ont déjà passé 25 ans derrière les barreaux. Le plus ancien sort, lui, après 27 ans (18 novembre 1996 à 2024).
Ils ont été condamnés à mort généralement pour des faits d’association de malfaiteurs et vol à mains armées, meurtre et détention illégale d’armes perfectionnées.
Au Bénin, la peine des 14 derniers détenus condamnés à mort a été commuée en réclusion criminelle à perpétuité par décret pris en conseil des ministres en février 2018. Le 5 juin de la même année, l’Assemblée nationale avait adopté un nouveau code pénal qui supprime formellement la pratique de la peine de mort.
Zone rouge
Dans le monde, «la peine de mort reste inscrite dans la législation de 36 pays notamment pour punir les infractions à la législation sur les stupéfiants, selon Amnesty International. L’Ong de défense des droits humains a ainsi recensé plus de 700 exécutions pour ce type d’infractions entre 2018 et 2022. Le nombre d’exécutions liées à la drogue en 2022 (325) représente 37 % du total mondial avéré d’exécutions en 2022 et plus du double du nombre d’exécutions liées à la drogue en 2021 (134), expose l’organisation.
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En la matière, le Moyen-Orient est là zone rouge. « De janvier à fin mai 2023, les autorités iraniennes ont exécuté 282 personnes, soit près du double du nombre d’exécutions recensées au cours des cinq premiers mois de 2022. Au moins 173 d’entre elles avaient été reconnues coupables d’infractions à la législation sur les stupéfiants».
En Arabie saoudite, 54 exécutions, notamment pour des infractions liées aux stupéfiants, ont été recensées au cours de la moitié de l’année.
l’Arabie Saoudite en a exécuté 57 en 2022. Sans oublier le Singapour (16 exécutions) et la Chine « où le secret le plus opaque entoure la peine de mort»
