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Lutte contre le terrorisme : La Cédéao veut activer sa Force en attente

Par Koladé Raymond FALADE
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Un sentiment d’abandon par la Cedeao dans la lutte contre le terrorisme au Mali, Burkina Faso et au Niger. C’est l’une des raisons du retrait de ces trois pays de l’institution sous-régionale. Quelques mois plus tôt, précisément le 16 septembre 2023, les pays concernés créaient l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le fondement de cette alliance est « de redéfinir la lutte contre le terrorisme et de remodeler les équilibres régionaux ».

Les pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et le Niger) sont dirigés par des militaires. Ces derniers sont arrivés au pouvoir après des coups d’Etat. La principale raison avancée par les putschistes pour justifier leur acte est liée à la situation sécuritaire dans leurs pays respectifs. Effectivement, les pays du Sahel font face à l’insécurité grandissante depuis plusieurs années du fait du terrorisme.

Retrait de l’AES

La Cedeao qui pourfend lui la prise de pouvoir par les armes au sein des pays membres a imposé des sanctions à ces trois Etats. Lesquelles sanctions n’ont pas été du goût des militaires. Ainsi, dans une correspondance en date du 29 janvier, les pays de l’AES ont annoncé « leur retrait de la Cedeao “avec effet immédiat’’ ».

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La décision de ces pays a fait l’objet d’une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité (Cms) de la Cedeao le jeudi 8 février. En réponse à la décision de l’AES, l’organisation sous-régionale indique que « les décisions et directives de la Conférence sur la lutte contre l’insécurité et le terrorisme, ainsi que la mise en œuvre assidue de ces décisions et directives par la Commission, démentent l’affirmation d’abandon évoqué par les trois États membres en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme ».

Par ailleurs, «le Conseil de médiation et de sécurité (Cma) a réitéré la nécessité urgente pour la Cedeao d’accélérer l’activation en cours de la Force en attente». Ceci, «dans son mode cinétique pour lutter contre le terrorisme dans la région». Le Cma insiste également sur «les éléments de l’Initiative d’Accra, tel qu’ordonné par la Conférence ». À cet effet, il demande « de convoquer d’urgence une réunion des ministres des Finances et de la Défense». Ces derniers proposeront «des modalités de financement et d’équipement de la force antiterroriste avec des ressources communautaires ».

Mais, cette décision est loin de convaincre l’AES. À écouter les déclarations des fondateurs, ils n’entendent plus revenir en arrière.

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