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Edouard Loko à la présidence de la Haac : Les attentes de l’Upmb, Odem et des acteurs des médias

Par Koladé Raymond FALADE
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Edouard Loko, ancien journaliste est nommé par le chef de l’Etat pour présider la 7e mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). C’est la deuxième fois qu’un professionnel des médias prenne le lead de l’instance de régulation des médias depuis 30 ans. La nouvelle réjouit les acteurs des médias qui formulent déjà leurs attentes de l’équipe que va conduire ‘’l’un des leurs’’ précédemment chargé de mission à la communication du président de la République Patrice Talon. Les chantiers sur lesquels les professionnels des médias attendent plus leur ancien confrère concernent surtout les réformes annoncées dans le secteur des médias, la viabilité des entreprises de presse, l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs des médias ainsi que l’amélioration des relations entre les associations professionnelles et l’instance de régulation. Lesquelles relations « se sont détériorées avec le temps ».

Zakiatou Latoundji, présidente de l’Upmb : « Le challenge, c’est de faire en sorte que la Haac ne soit pas la hache »

Edouard Loko est un acteur des médias qui est très engagé et qui a toujours été aux côtés des professionnels des médias. On se souvient encore de lui en tant que président du patronat. Il a le mérite d’avoir été déjà membre d’une mandature en qualité même de vice-président de la Haac.

Aujourd’hui le retrouver président de la Haac, je crois que c’est comme le titre de l’ouvrage que lui-même il a dit « c’est l’instruit qui connait la maison ». Il connait très bien la maison Haac. On espère vivement que avoir un professionnel à la tête de l’institution permettra de faire bouger les lignes. On reste vraiment rempli d’espoir par rapport à lui, Edouard Loko président de l’institution. Parce que aujourd’hui, ce n’est plus un secret pour qui que ce soit d’entre nous. Notre corporation, les acteurs des médias traversent des moments très difficiles et il est important de faire les choses autrement.

Qu’il vous souvienne qu’il y a un peu plus d’un an, le chef de l’Etat même a émis le vœu de voir des réformes très ambitieuses s’opérer dans le secteur des médias et la 6e mandature a longuement œuvré dans ce sens. Nous, en tant qu’acteurs des médias, en tant que responsables d’organisations faitières, nous avons joué notre partition et nous espérons véritablement que, passer l’étape des différents travaux de réflexions et autre, on puisse vraiment passer à l’étape opérationnelle, qu’on soit maintenant à la phase opérationnelle de la question des réformes.

Zakiatou Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Umpb)

Des réformes qui permettront véritablement à l’acteur des médias d’être fier d’exercer son métier et qui permettrons également aux entreprises de presse de pouvoir fonctionner comme cela se doit. Le challenge aujourd’hui pour le nouveau président et toute son équipe, c’est de faire en sorte que la Haac ne soit pas la hache, mais reste une institution suffisamment forte et engagée aux côtés des acteurs des médias, prête à vraiment accompagner les actions des médias. Que les acteurs des médias voient à travers la Haac une institution vraiment protectrice puisque la Haac est là pour garantir la liberté de la presse.

Fondamentalement en termes d’attentes aujourd’hui dans le secteur, c’est les réformes dans le secteur. Notre secteur souffre énormément et il est important de mener les réformes pour assainir la coopération et également permettre aux acteurs de vivre de l’exercice de leur métier.

En dehors de cela, il faut dire que les associations faitières traversent également des moments difficiles. Les relations avec l’institution de régulation des médias se sont détériorées avec le temps. Les liens forts, les liens de collaboration de partenariat ne sont plus aux beaux fixes et nous espérons véritablement que le nouveau président va pouvoir tirer leçon et s’inspirer des expériences qu’il a eu à faire par le passé parce que on se souvient de lui vice-président de la Haac il y a quelques années en arrière. Les relations étaient nettement meilleures avec nos différentes institutions, nos différence organisations.

Ulrich Vital Ahotondji, président de l’Odem : « Nous sommes rassurés qu’il a à cœur nos problèmes et nous attendons beaucoup de lui »

Je suis très heureux de savoir que le chef de l’Etat porte son choix sur un professionnel des médias, un journaliste pour présider aux destinées de la Haac. C’est une très bonne chose de savoir qu’un sachant est à la place qu’il faut pour prendre les bonnes décisions, pour orienter l’institution dans la direction voulue par la corporation.

Tout ce que nous pouvons souhaiter c’est que son mandat soit réussi et que nous puissions l’accompagner de toutes nos forces par notre professionnalisme pour montrer que oui, effectivement, le président n’a pas eu tort de penser à un professionnel pour diriger cette institution.

Connaissant déjà le parcours de l’homme qui connait bien les médias, qui a fait toute sa vie dans les médias, nous sommes rassurés que il a à cœur nos problèmes et que nous attendons beaucoup de lui. Immensément… Peut-être même trop. Nous attendons énormément de lui sachant que il a le dos large, il a les épaules pour porter le lourd fardeau de cette presse moribonde, de cette presse en souffrance, en agonie depuis 2016.

Ulrich Vital Ahotondji, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem)

Je pense que le moment est venu pour que la presse soit restaurée et nous espérons avec toutes nos forces, avec toutes nos prières que le président Edouard Loko fera un très bon mandat. Nous l’accompagnons de nos bons vœux et nous sommes disponibles à faire les tâches nécessaires pour que le mandat soit une réussite totale à la gloire de la profession.

Michel Ahonon, facilitateur du Cfcp : « Il doit savoir que les entreprises de presse sont en difficulté »

Pour une deuxième fois dans l’histoire de l’institution Haac, installée pour la première fois en 1994, c’est la deuxième fois qu’un professionnel des médias dirige l’institution. Je rappelle que en 1994 à la première mandature, c’était présidé par feu René Dossa qui était aussi un ancien journaliste.

Ce que nous attendons de Edouard Loko, moi je vais rappeler principalement que c’est quand il était vice-président de la Haac sous feu Théophile Nata que la Hacc a pris la décision du 25 avril 2013, portant règlementation de la carte de presse. C’est cette décision qui a fixé par exemple les avantages liés à la détention de la carte de presse. Malheureusement, cette mandature est partie en 2014, pratiquement un an après. Toutes les mandatures qui ont suivi n’ont rien fait par exemple pour que les dispositions du chapitre 7 de cette décision soient mises en œuvre. Ça fait partie de nos désidératas aussi.

Donc, je pense que à son retour maintenant à la tête de l’institution, notre attente principale sera que Edouard Loko dans le cadre des réformes structurelles puisse attaquer ce chantier de la carte de presse. Au besoin, relire rapidement cette décision pour l’actualiser, la rendre conforme au nouveau contexte et rendre applicables désormais les mesures sur les avantages liés à la carte de presse au regard de tout ce que nous observons aujourd’hui.

Nous attendons aussi de Eoduard Loko, une certaine collaboration de l’institution avec les associations professionnelles de la presse afin que cette collaboration et cette implication que dans un dialogue inclusif on puisse trouver effectivement par où tenir les problèmes. Etant donné que Edouard Loko aussi est un produit des associations pour avoir été président de l’Odem, pour avoir été président du Cnpa, pour avoir été aussi parmi ceux qui ont piloté les choses pour que nous allions aux états généraux de 2002 qui a favorisé la mise en place des faîtières en 2004, Edouard Loko connait les acteurs et connait d’où nous venons et où nous voulons aller.

Michel Ahonon, facilitateur du Comité de facilitation carte de presse (Cfcp)

Pour avoir été président du patronat, il doit savoir aussi que les entreprises de presse sont en difficultés. Il connait ce que nous avons arrêté aux états généraux, ce que le code de l’information et de la communication a prévu aussi en ce qui concerne par exemple les allègements fiscaux des entreprises de presse. Edouard également pour ce qui concerne par exemple la prise en charge des médias du service public par l’Etat et l’appui aux médias du secteur privé.

Tout ça, il les connait et nous attendons de lui maintenant qu’il a la présidence de l’institution, que l’institution s’aligne maintenant dans cette collaboration avec les associations professionnelles, dans cette collaboration avec les acteurs pour que nous pussions vraiment remettre les choses en place et rendre aux journalistes ce qui leur revient de droit en favorisant leur épanouissement dans les entreprises de presse viables et crédibles qui prospèrent dans un environnement assaini.

Aristide Kanoussou, journaliste chroniqueur : « Sa désignation annonce sans doute une sécurité autour des réformes en vue dans la presse »

Nous avons pour la première fois à la tête de notre institution une personne accomplie dans le domaine concerné. Un journaliste professionnel émérite et un communicant de haut rang. Sa désignation pour occuper le fauteuil de président de la Haac annonce sans doute une sécurité autour des réformes en vue dans la presse béninoise.

Tous les conseillers de la Haac, professionnels de la presse, ont d’ailleurs été toujours compétents. Le seul espoir c’est que l’environnement de travail soit en leur faveur pour agir aussi bien dans l’intérêt des organes régulièrement établis mais surtout dans la traque sans merci de la concurrence déloyale et de l’arnaque qui dégradent l’image de la corporation y compris celle de notre État.

Il faudra surtout canaliser la liberté de la presse afin qu’elle ne se mue pas en anarchie ou en système de chantage voire de manipulation à des fins de violence. Je félicite son excellence Édouard Loko pour sa désignation. Mon rêve c’est que le journalisme ne soit plus un tremplin pour la jeunesse mais plutôt une carrière dans le public comme le privé qui garantit une vie de retraite bien méritée au-delà des sacrifices consentis. Que l’aide à la presse privée soit rétablie et que les employeurs respectent toutes les prescriptions en vigueur en matière de rémunération. La presse doit redevenir responsable et nous devons compter sur Édouard Loko pour atteindre ce but. Plein succès à son mandat.

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