L’Union européenne a depuis le 1er septembre dernier, un nouvel ambassadeur à Cotonou. Son nom, Stéphane Mund. À l’occasion d’une rencontre de prise de contact avec les journalistes jeudi 5 décembre à sa résidence, il a décliné les principaux axes de sa mission au Bénin pour les quatre prochaines années.
Le partenariat entre le Bénin et l’Union européenne a 60 années d’existence. Il tourne autour de trois grands axes. «Il y a l’axe qui est une croissance économique verte et numérique, une société prospère et la dimension sociale notamment en matière de formation technique et professionnelle».
L’enveloppe budgétaire qui est alloué par l’Union européenne pour le Bénin est à peu près d’environ 460 millions d’euros. Le cycle européen court de 2021 à 2027. Pour «la première partie de ce cycle de 2021 à 2024, le montant était de 220 millions d’euros à peu près» rappelle Stéphane Mund. «Nous sommes actuellement à la fin de ce cycle et nous allons entamer le second cycle 2025-2027» souligne-t-il.
Pour ce cycle, le montant alloué au Bénin est de 172 millions d’euros. La bonne nouvelle «c’est que malgré le contexte budgétaire compliqué en Europe, l’enveloppe budgétaire du Bénin n’a pas été diminuée» se réjouit l’ambassadeur de l’Union européenne au Bénin.
Sécurité
Sur plan sécuritaire, le partenariat entre l’Union européenne et le Bénin va se renforcer davantage sous Stéphane Mund. Au cours de sa mission au Bénin, l’ambassadeur Mund sera accompagné par un conseiller défense et un conseiller sécurité. «Nous sommes plutôt dans la formation et la fourniture d’équipements à la police républicaine et aux forces armées béninoises» rassure-t-il.
Avec ses conseillers, il est organisée de façon régulière des formations à l’intention de Forces de défense et de sécurité, à la demande des autorités béninoises. «Il s’agit essentiellement des formations qui vont à la rencontre des besoins des Béninois» précise l’ambassadeur.
“Gateway”
Au port de Cotonou, il y a un important de ce partenariat entre le Bénin et l’Union européenne. C’est le projet “Global Gateway”. L’idée derrière ce projet est de développer «un port qui soit dynamique qui puisse concurrencer des voisins, le port de Lomé, le port de Lagos parce qu’il y a suffisamment de potentiel et suffisamment d’activités économiques pour ces trois grands ports que je viens de citer» explique-t-il.
