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Protection et préservation des zones humides : Join for Water et le Rb/Pmje sensibilisent les acteurs locaux d’Athiémé

Par Koladé Raymond FALADE
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La communauté internationale a célébré, dimanche 2 février, la Journée mondiale des zones humides. En prélude à cette célébration, Join for Water, en collaboration avec le Réseau béninois du Parlement mondial de la jeunesse pour l’eau, a sensibilisé les acteurs locaux d’Athiémé sur l’importance de la protection et de la préservation des zones humides de la commune.

« Protéger les zones humides pour notre avenir commun ». C’est le thème autour duquel cette célébration s’est déroulée. Ce thème, précise le chargé de communication de Join for Water, Sergio Agossou, « met en avant l’importance de préserver ces écosystèmes qui sont fragiles, leur pérennité et les services écosystémiques qu’elles offrent aux communautés locales ».

Les zones humides selon Kemal Bessan, coordonnateur Mono du Réseau béninois du Parlement mondial de la jeunesse pour l’eau (Rb/Pmje), « sont des écosystèmes caractérisés par la présence permanente ou temporaire d’eau, douce, saumâtre ou salée, influençant les sols, la végétation et la biodiversité. Elles incluent les marais, les lagunes, les lacs et les plaines inondables, (Pna Bénin, 2022)».

Il a rappelé également la définition de la convention de Ramsar selon laquelle «Les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marines dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».

Le Bénin en général, et la commune d’Athiémé en particulier, regorgent de nombreuses zones humides. Malheureusement, les activités humaines sont à l’origine de la disparition de certaines espèces végétales et animales qu’elles comportent, constate Razaki Sabi Zingui, chef de projet Delta-Mono/Enabel.

Face à cette situation, il est urgent d’organiser des séances de sensibilisation afin d’attirer l’attention sur l’importance de la protection et de la préservation de ces zones, ajoute Sergio Agossou. Le but de cette initiative, souligne-t-il, est « de sensibiliser le monde sur l’importance des zones humides pour le développement durable et la résilience face aux changements climatiques ».

Un engagement collectif pour la protection des zones humides

À cette occasion, Join for Water a convié plusieurs partenaires, notamment l’Association de la gestion écologique des milieux aquatiques et pour la protection contre les inondations (Agemapi), les services déconcentrés des eaux et des mines, l’Atda, le ministère du Cadre de vie, ainsi que les autorités locales.

Pour mieux aborder le sujet, plusieurs communications ont été présentées. Elles ont porté sur les rôles et fonctions des zones humides dans l’adaptation au changement climatique, l’exposé illustré des zones humides de la commune d’Athiémé, la présentation de l’Appel à soumission : exposition photo des Sites Ramsar à la Cop 15.

Les différentes interventions ont mis en lumière le rôle crucial des zones humides « dans la relation des générations, de soutien à la biodiversité et le maintien des moyens de subsistance locaux ». « Ce sont des zones qui ont une valeur inestimable pour la communauté parce qu’elles apportent beaucoup », renchérit Sergio Agossou. C’est pourquoi il invite les communautés locales à les protéger.

La question de la maîtrise de l’eau

Le choix d’Athiémé pour cette sensibilisation est pertinent, souligne le maire Saturnin K. Dansou. Selon lui, cette commune est un exemple concret des effets du changement climatique, car les inondations y sont devenues annuelles. « On la connaissait tous les 10 ans. Mais depuis un moment, c’est chaque année qu’on connaît cela, si bien qu’Athiémé, qui était, de par sa position géographique, une commune à risque, est devenue une commune à haut risque ».

Cette situation freine le développement d’Athiémé, qui se retrouve dans une logique de recommencement perpétuel. Saturnin K. Dansou insiste donc sur l’importance de la maîtrise de l’eau, « pour que nous puissions vraiment nous occuper du développement de la commune ». Il estime que l’eau, bien gérée, peut représenter une opportunité. « C’est pour cela que les autorités de la commune travaillent pour que les zones jugées humides soient des zones fixes », conclut-il.

À l’issue de cette séance de sensibilisation, les participants se sont engagés à travailler, chacun dans son domaine, pour une meilleure gestion des zones humides à Athiémé.

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