Le groupe chinois Nair Band a offert, mardi 20 mai, un concert au centre culturel chinois. À l’occasion de cette soirée musicale, le groupe a interprété quatorze chansons devant un public hétérogène composé de Chinois et de Béninois.
Originaire de Chine, Nair Band est un groupe constitué de neuf jeunes passionnés de musique et de culture. Pour le concert de Cotonou, sept d’entre eux ont foulé la scène afin d’égayer le public. Leur prestation a été précédée de deux performances assurées par des étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi.
Anne Bokossa ouvre le bal avec une performance à la flûte chinoise. Le deuxième tableau a réuni deux jeunes hommes, l’un au chant, l’autre au djembé. Ces prestations ont magnifiquement introduit l’entrée en scène du groupe Nair Band.
Mais avant, en ouvrant la soirée, l’ambassadeur de Chine près le Bénin a invité le public à faire l’aventure chinoise.
« J’ai le plaisir de vous inviter à venir en Chine pour découvrir par vous-mêmes sa beauté naturelle, sa diversité culturelle, le dynamisme de sa société et, surtout, la bienveillance de sa population », a-t-il déclaré.
Zhang Wei s’est réjoui des liens de coopération unissant la Chine et le Bénin.
Diplomatie culturelle en marche
Représentant le ministre du Tourisme, de la culture et des arts, William Codjo, directeur général de l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac), a salué cette initiative culturelle. Il a souligné que ce concert illustre la richesse de la coopération sino-béninoise. « La culture transcende les frontières pour unir les nations autour de valeurs partagées », a-t-il déclaré.
William Codjo a rappelé que le Bénin ambitionne de progresser dans le domaine technologique à l’image de la Chine, tout en valorisant son propre patrimoine culturel. À cet effet, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de promouvoir la création béninoise sur la scène internationale.
William Codjo a également déclaré que « La réputation technologique de la Chine, conjuguée à sa volonté manifeste de coopérer dans le domaine des industries culturelles et créatives, représente une opportunité majeure pour féconder des projets innovants initiés par l’Adac ».
Parmi ces projets figure le programme Adac Mobile, une initiative stratégique visant à détecter des talents, renforcer la culture communautaire et améliorer l’accès aux arts et à la culture. Pour sa concrétisation, le Bénin compte sur l’appui technologique de la Chine. « C’est ensemble que nous pouvons bâtir des fondements culturels solides, au bénéfice de nos peuples respectifs », a-t-il conclu. Ce projet s’inscrit dans une dynamique d’inclusion et de transformation durable du paysage culturel béninois.

Un concert d’exception
Le groupe Nair Band, très populaire en Chine, a déjà effectué des tournées musicales en Asie, notamment au Japon et en Corée du Sud. Le concert de Cotonou marquait sa toute première performance en Afrique.
« Ce soir, ils foulent pour la première fois le sol africain afin de nous faire découvrir la beauté de la steppe, à des milliers de kilomètres », a souligné l’ambassadeur.
Avec des instruments musicaux sobres, Nair Band a su conquérir le public par la finesse de son art. Le groupe a interprété des chansons profondément ancrées dans la culture mongole. Parmi les titres joués figuraient Chant du gardien de chevaux, Galop effréné, Galopade infinie et Les douze signes du zodiaque chinois.
La soirée, qui avait commencé timidement, a pris un tournant festif. Surtout lors de l’interprétation de Wombo Lombo de la diva béninoise Angélique Kidjo. Un morceau exprimant son attachement à ses racines culturelles. Le public a chaleureusement applaudi la prestation du groupe, saluant leur talent et leur capacité à faire voyager les spectateurs.
Les chants interprétés par Nair Band sont issus de la tradition du chant guttural -de gorge. La technique vocale impressionnante mobilise diverses sonorités à l’aide des cordes vocales.

Par Yélian KINTOHOU
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