Home Actualité Bilan 2023 – 2024 de l’Ong Oasis : Années de succès et défis à venir

Bilan 2023 – 2024 de l’Ong Oasis : Années de succès et défis à venir

Par Sêdaminou Béni AGBAYAHOUN
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Les membres, sympathisants et acteurs du foyer Oasis de Tokpota à Porto-Novo se sont réunis au centre Ken Bugul dans le cadre de l’assemblée générale ordinaire de l’organisation. Ensemble avec le conseil d’administration, ils ont fait le point des deux dernières années d’exercice, 2023 et 2024, avant d’annoncer le perspectives pour le futur.

« L’une de nos victoires réside dans la sécurité et le bien-être que nous garantissons aux filles ». Ces mots du président du conseil d’administration du foyer Oasis de Tokpota, Dr Fulbert Sagbo résume le bilan de ses actions. Selon ses chiffres, le foyer a accueilli et accompagné en tout 206 filles en situation de vulnérabilité depuis sa création en 2012. Entre 2023 et 2024, plus de 40 jeunes filles ont bénéficié de son accompagnement, dont 37 en interne.

L’Oasis, sous la houlette de son fondateur et principal financier Georges Dutreuil – 60% des charges financières – s’est engagé à garantir un avenir meilleur aux jeunes filles en grande détresse. Il a mis l’éducation au centre de sa politique de formation et de réinsertion. Il projette également la capitalisation de ses ressources pour promouvoir le micro-entrepreneuriat.

« Nous travaillons activement à élargir les formations en gestion de micros entreprises permettant aux filles de devenir des actrices économiques autonomes », a annoncé Dr Fulbert Sagbo.

Ses pensionnaires ont entre 6 et 18 ans. Elles bénéficient d’un programme spécial de réinsertion sociale et professionnelle à travers, soit l’accomplissement du cursus académique, soit la formation professionnelle. La principale activité professionnelle à ce jour reste la couture. Elle constitue également l’un des moyens de subsistance du foyer, a confessé Fridaos Akle, assistante sociale du foyer.

Les enfants participent également à des activités sportives, ludiques et édifiantes. Des campagnes de sensibilisation sur l’hygiène menstruelle et le bien-être leur ont été adressées en 2023 et 2024.

« Chaque enfant trouve dans le foyer Oasis de Tokpota, un cocon de protection, un environnement stable où elle peut guérir de ses blessures du passé et ce reconstruire », a garanti le président du conseil d’administration.

Défis et perspectives de l’Oasis

Tous ces efforts du foyer Oasis cachent des difficultés et défis quotidiens. Il s’agit entre autres des difficultés de financement et de soutien au foyer et à ses pensionnaires. L’Oasis tire ses ressources des apports de ses membres et du fondateur, puis des contributions des partenaires. Mais cela reste dérisoire compte tenu des nombreux besoins auxquels il est confronté.

Un autre défi que soulève la directrice du foyer, c’est le poids des exigences de l’Etat. Ces dernières requièrent d’énormes ressources financières et matérielles. Chose dont manque l’Ong. « L’Etat exige, mais n’apporte rien pour soutenir », s’offusque Edmée Say-Guidi. A cette allure, plusieurs centres d’accueil et de promotion de l’enfance risquent de fermer leurs portes, craint-elle. « A l’heure où les centres vont fermer, qu’est-ce que ces enfants vont devenir ? », a-t-elle interrogé.

Cette interpellation, est un appel à l’assouplissement des mesures étatiques. Ces dernières anéantissent les efforts de ces centres qui s’efforcent de sortir les enfants des rues. Un tour au marché Dantokpa de Cotonou, au marché de Fifadji ou encore dans les feux tricolores permet de constater le phénomène que dénonce Edmée Say-Guidi. Une situation que l’Etat central a pour l’heure, du mal à contenir.

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