Le projet Miitchité est un programme de renforcement des capacités des jeunes et des leaders religieux du Couffo en matière de promotion du droit à la santé sexuelle et reproductive. Trois mois après son démarrage, les organisations membres du consortium, porteur du projet financé par l’Agence française de développement (Afd), se sont retrouvées à Cotonou, jeudi 14 août, pour la première revue trimestrielle de mise en œuvre. La rencontre leur a permis de faire un premier bilan des actions en cours sur le terrain, en vue d’une amélioration continue pour l’atteinte des objectifs.
Financé par l’Agence française de développement (Afd), le projet Miitchité est porté par un consortium de trois organisations, dont le chef de file est l’Organisation pour le service et la vie (Osv Jordan). Il s’agit d’un programme de renforcement des capacités en droit à la santé sexuelle et reproductive chez les adolescents et les jeunes (Dssraj) et en prévention des violences basées sur le genre (Vbg). Il impactera directement 294 bénéficiaires.
Pendant trois années d’exécution, subdivisées en deux tranches de 18 mois, Miitchité formera et accompagnera 240 jeunes leaders (120 scolarisés et 120 déscolarisés), dont plus de 50 % de filles. Il s’agira ensuite de « les mettre en situation d’agir ».
En effet, « ils produiront des émissions radio, des vidéos, des podcasts et des magazines éducatifs, animeront des espaces Dssraj dans les collèges, les marchés et les ateliers d’apprentissage et prendront la parole dans des cadres de plaidoyer avec nos autorités locales », a expliqué Amos Amour Avoce, président de Osv Jordan et président du consortium.
Le projet sera mis en œuvre dans les communes d’Aplahoué, Djakotomey, Dogbo, Klouékanmè, Toviklin et Lalo, dans le département du Couffo. Pour sa mise en œuvre, le consortium s’est inscrit dans une dynamique de « partenariat inédit entre jeunes, leaders religieux, autorités locales et organisations de la société civile ». Le but visé étant de les aider à « co-construire des plans d’action communautaires », en vue d’une « transformation durable ».
Outre les jeunes, le projet Miitchité formera également 54 leaders religieux communautaires au droit à la santé sexuelle et reproductive, à la prévention des violences basées sur le genre et au dialogue intergénérationnel.
Avec Osv Jordan, le Groupe de recherche, d’action et de formation en épidémiologie et en développement (Grafed) et le Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders (Roajelf) veulent contribuer à garantir « un environnement social, culturel, religieux et politique plus favorable au droit à la santé sexuelle et reproductive et plus juste pour les filles comme pour les garçons » du Couffo, a rappelé le président du consortium.


Rigueur et transparence, intégrité et inclusion
À terme, le projet Miitchité ambitionne d’impacter de façon indirecte 105 autorités déconcentrées, 1 200 parents, 29 900 adolescents et jeunes de tous les bords (scolarisés ou non), pour ne citer que ceux-là.
La rencontre du jeudi 14 août a permis aux membres du consortium de faire une première mise au point de la mise en œuvre du projet. Ils ont en effet réalisé plusieurs activités au cours des assises. Il s’agit entre autres de la finalisation du calendrier opérationnel de la première tranche, du lancement du pool de jeunes communicateurs, de l’établissement de la carte des espaces Dssraj, ainsi que de la validation des premiers plans d’action et des cadres de dialogue avec les jeunes.
Compte tenu des défis et exigences liés au projet, le consortium attache un intérêt particulier à l’atteinte des objectifs, dans le respect des indicateurs et des mécanismes de suivi. « Nous appliquerons strictement les règles de passation, de transparence et de prévention des pratiques prohibées. C’est une question de crédibilité et de respect du partenariat avec l’Afd [l’Agence française de développement, partenaire financier du projet, ndlr] et les citoyens que nous servons », a insisté le président du consortium.
L’organisation met un point d’honneur au respect de l’égalité de genre et de l’inclusion.
« Notre promesse ne vaut que si elle change la vie des filles les plus vulnérables, des apprenties, des élèves, des vendeuses ambulantes, et si elle laisse de la place aux garçons pour être alliés du changement », a insisté Amos Amour Avoce.
Nourrissant ainsi l’espoir qu’à terme, le projet Miitchité aura « transformé des représentations, des pratiques, des relations entre générations, transformé la manière dont les communes planifient, financent et protègent la santé et les droits des jeunes ».
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