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2Cgu : « Un centre d’outil d’aide à la prise de décisions sur les questions patrimoniales»‚ selon Prof. Ismaïla Toko Imorou

Un séminaire aborde les problématiques engendrées par les transformations urbaines et qui impactent l’intégrité et la préservation des « témoins historiques » des villes patrimoniales (sites culturels, lieux de mémoire, monuments, architectures, temples). Des chercheurs opinent sur la question. Professeur Ismaïla Toko Imorou, est directeur adjoint de l’Institut du cadre de vie de l’Université d’Abomey-Calavi, directeur du Laboratoire de cartographie et de télédétection et des systèmes d’information géographiques de l’Uac et coordonnateur sud du projet Ares 2016 2cgu (Création d’un centre de compétences en gestion urbaine des villes patrimoniales).

 

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Bénin Intelligent : Comment est arrivée la création du Centre de compétence en gestion urbaine des villes patrimoniales ?

Professeur Ismaïla Toko Imorou : Le Centre de compétences en gestion urbaine des villes patrimoniales 2Cgu fait partie des objectifs phares du projet Ares 2016. Les objectifs c’était entre autres de former des doctorants qui seront à la fin des docteurs, la création d’un Centre de compétences 2Cgu déjà créé, la mise en place d’un chantier école qui a eu lieu à Abomey ici au niveau du marché Agbojannangan, il y a aussi la mise en place d’un site internet, d’un centre de documentation…

 

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Le projet a prévu un certain nombre de choses. À la fin du projet il était retenu que les doctorants qui sont devenus des docteurs animeront ce centre de compétences, Centre qui est en quelque sorte un laboratoire, puisqu’il est créé à l’Uac mais est hébergé par l’École du patrimoine africain (Epa). Donc ce centre est en quelque sorte un laboratoire qui va appuyer nos différentes municipalités, un centre d’outil d’aide à la prise de décisions sur les questions patrimoniales, sur les questions liées à l’urbanisme et sur un certain nombre de question qui a trait aux patrimoines, à l’histoire de nos communes, de nos municipalités.

Le 2Cgu est un centre d’appui, les différents docteurs qui sont formés vont monnayer leurs expériences, leurs expertises à travers les différentes formations qu’ils donneront, à travers les séminaires qu’ils vont animer et à travers un certain nombre d’études qu’ils pourront in fine réaliser dans nos différentes municipalités. Tout cela pour booster non seulement le développement de nos localités‚ attirer l’attention des décideurs mais aussi de tous les acteurs de la société sur l’importance de la conservation de nos patrimoines.

Quel est l’objectif essentiel de ce séminaire qui réunit des décideurs de plusieurs communes ?

L’objectif c’est sensibilisation et renforcement de capacités. Nous nous sommes des chercheurs, mais ceux qui prennent les décisions sont au niveau de nos municipalités, ceux qui sont confrontés à un certain nombre de problèmes. Donc ici ce serait des séances d’échange et de partage d’expériences. Puisque ceux qui sont dans les différentes municipalités vivent au quotidien des réalités. À travers ce séminaire il y aura des échanges d’expériences.

Les docteurs vont mettre à la disposition des représentants des mairies tout ce qu’ils ont appris, les représentants des mairies aussi vont partager leurs vécus quotidiens. In fine le Centre pourra être un point d’ancrage pour régler les problèmes surtout liés à la conservation et la valorisation de nos patrimoines.

Les représentants des mairies vivent au quotidien des réalités. Le point de vue sur un même problème, les angles, les points de vue peuvent varier ; la perception des chercheurs peut ne pas être la même que celle des acteurs qui vivent au quotidien les réalités. L’objectif du séminaire c’est de mettre en commun non seulement les chercheurs mais aussi les acteurs de terrain afin que des solutions puissent être trouvées.

Il ne s’agit pas de recenser les différents problèmes. Nous connaissons certes ces problèmes déjà. Mais ici il s’agit de comment mettre en cohérence ce que les décideurs vivent au quotidien avec ce que nos docteurs ont appris sur papier non seulement au Bénin mais aussi en Belgique. La mise en cohérence de tout cela va donner quoi ? Tel est l’objectif du séminaire.

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