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30 ans après la Conférence nationale : L’Intersyndicale des universités nationale peint une démocratie souffrante

« Trente ans de défis démocratiques : le Bénin à la croisée des chemins ». A travers ce thème, l’intersyndicale des universités nationales du Bénin s’est évertuée à apprécier l’état de la démocratie béninoise, après 30 années de marche. C’est à travers une conférence-débat, jeudi 18 avril à l’amphi Téléthon de l’Université d’Abomey-Calavi.

Par Raymond FALADE (Stag)

Tout a commencé par le mot de bienvenu du secrétaire général du Syndicat de l’enseignement supérieur (Synarès), Cossi Jean Houndagba. En se réjouissant de la tenue de cette séance, il a rappelé le processus ayant conduit le Bénin à la Conférence des forces vives de la Nation qui a donné naissance à la démocratie. Il a insisté sur le rôle qu’a joué les universitaires dans cette lutte. Les enseignants du supérieur sont donc préoccupés par l’État actuel de notre démocratie. La situation dans les universités nationales aujourd’hui doit interpeller la conscience de chacun et de tous. Au regard de tous ces paramètres, cette conférence-débat vient à point nommé et le thème choisi rime avec la situation sociopolitique actuelle du pays, a contextualisé Cossi Jean Houndagba. Pour cette raison il a invité les participants à des débats fructueux. Ensuite, l’honneur est revenu au vice-recteur de l’Uac de lancer officiellement les débats. Mais avant, Il a d’abord félicité les organisateurs de cette séance. Dans son allocution d’ouverture, il a souhaité aussi que de telles initiatives soient répétitives tout en garantissant le soutien du rectorat toutes les fois qu’il sera sollicité.

Plusieurs communications ont été faites au cours de cette conférence-débat. Les thématiques abordées ont pour point commun, la préservation des acquis de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990 ayant donné naissance à la démocratie au Bénin. La première a pour thème « Évolution de la situation sociopolitique du Bénin : de 1960 à 1990 ». Elle a été animée par le Professeur Sébastien Sotindjo. Dans son développement il a rappelé les grands évènements qui ont marqué cette époque notamment les différents coups d’État qu’a connu le Bénin. A l’en croire, de 1960 à 1990, neuf différents régimes se sont succédés. Les causes sont entre autres la rivalité entre les leaders politiques d’alors, l’ingérence de la métropole. La deuxième communication a pour thème « Fonctionnement de l’État de droit et respect des principes démocratiques au Bénin : de 1990 à 2016. Ce sujet a été développé par le professeur Hilaire Akérékoro. Pour lui, la démocratie béninoise a fonctionné pendant cette période malgré certaines difficultés. Cependant, de grands efforts doivent être faits pour maintenir le cap. Ces efforts ne semblent pas encore être faits pour préserver l’État de droit au Bénin. C’est ce que pense Nathanael Kiti qui a assuré la troisième communication sur le thème « Pouvoir et contre-pouvoir sous la Rupture ». Selon lui, la démocratie a reçu un coup à l’ère de la Rupture. Ce qui s’explique par l’affaiblissement de la société civile, des organisations syndicales et la restriction des libertés. Ce qui ne permet pas aux institutions de contre-pouvoir de bien fonctionner. D’autres sujets ont été également abordés au cours des échanges. Il s’agit des questions relatives aux réformes sous le gouvernement de la Rupture et la réforme du système éducatif universitaire. Des propositions ont été faites à cet effet par l’Intersyndicale pour une sortie de crise.

 

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