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Accès à l’énergie électrique : Les trois pylônes vandalisés au Togo remis en état

La ligne permettant à la Communauté électrique du Bénin (Ceb) d’alimenter le Bénin a été vandalisée le 2 février dernier. Ce qui a fait qu’elle n’a pu alimenter le Bénin lorsqu’il y a eu effacement sur la ligne du Nigéria avec pour conséquence, la coupure du jeudi 21 au vendredi 22 mars. A la tête d’une délégation, le directeur général de la Sbee est allé assister, jeudi 28 mars, aux ultimes heures du rétablissement de trois pylônes de ladite ligne.  

Par Sènankpon DOSSOU

Le soleil règne en maître au beau milieu de cette brousse d’Animabiyo au Togo. Il est environ 15h. Le Directeur Général de la Société béninoise d’énergie Electrique (Sbee), Laurent Tossou, et de son homologue de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), Karimou Chabi Sika font leur entrée sur le site présentant une ligne de plusieurs pylônes. Ils marchent sur une distance d’un kilomètre environ pour découvrir trois pylônes alignés successivement. Sur chacun de ses équipements, deux hommes se trouvent à plus de 200 mètres du sol. Ces derniers travaillent minutieusement avec comme objectif de ramener à leur position initiale, des câbles affleurant le sol.   Ils s’affairent pour la réparation des installations de la Ceb vandalisées dans la nuit du 1er au 2 février 2019.

La bonne nouvelle

Le dépannage de ces équipements est un facteur d’assurance pour les clients de la Sbee. En cas de rupture du courant en provenance du Nigeria, ils pourront être réalimentés à partir de l’électricité de la Ceb. « Nous sommes venus constater les moyens mis en place par la Ceb pour rendre disponible cette ligne qui est vraiment importante », lance Laurent Tossou. Il ajoute que l’inactivité de ladite ligne était l’une des causes de l’impossibilité pour la Sbee d’alimenter les populations, le 22 mars dernier. La redynamisation de cet axe est donc une source de garantie pour le peuple béninois. A l’occasion, il met un accent sur l’origine du courant distribué aux abonnés. « Si l’énergie ne vient pas de la Ceb, la Sbee et la Communauté électrique du Togo (Cet) n’auront pas ce qu’il faut donner l’énergie nécessaire aux clients ».

Il présente ses excuses dans un langage d’assurance. « Nous veillons au grain, en assurant la maintenance des lignes, pour que la situation de confort que nous vivons depuis deux ans soit maintenue », rassure Laurent Tossou. Aussi, lance-t-il un appel. « Chaque béninois, chaque Togolais doit veiller sur ces ouvrages publics, qui sont également leurs patrimoines, afin que l’électricité soit distribuée comme cela se doit », dit-il.

Février 2019 comme mars 2018

Les trois pylônes objet de réparation ont fait les frais d’un vol des barres de fer servant de support. L’absence desdits barres de fer a rendu vulnérables les pylônes qui sont tombés et divisés en morceaux, suite à la pluie précédée de grand vent qu’a connu le Togo, dans la nuit du 1er au 2 février 2019. « Un trou est créé dès qu’un fer est enlevé. Avec ce trou, il suffit qu’un vent, un peu fort, se propage et toute la charpente tombe. Grâce aux câbles, le pylône qui tombe entraîne les autres qui tombent aussi, un à un », explique Karimou Chabi Sika. Pour lui, la structure des pylônes est calculée pour résister aux vitesses de vent qui existent généralement dans les zones.

En mars 2018, ces mêmes pylônes ont été vandalisés. Après les travaux de mise à niveau, les dispositions ont été prises pour renforcer la protection des ouvrages. « Pour que la situation ne se reproduise plus, nous avons attaqué les boulons du bas en usant de la soudure », fait remarquer Karimou Chabi Sika.

Malheureusement, l’acte n’a pu être évité, un an après. « Cette fois-ci, ils allés un peu plus haut pour déboulonner », se désole-t-il. Il présente les excuses de la Ceb à la population béninoise. Pour lui, de nouvelles précautions seront prises pour éviter de telles destructions des équipements érigés par l’institution qu’il dirige.

La traversée du désert

La structure argileuse du sol d’Animabiyo a rendu pénibles les travaux de rétablissement. « C’était très difficile pour les camions d’avoir accès au site parce que nous sommes en saison des pluies », indique Karimou Chabi Sika. L’enveloppe financière déboursée par la Ceb dans le cadre des réparations est non négligeable. « Je me souviens que l’année dernière, on a fait appel à un privé qui nous envoyé une facture de 350 millions de Fcfa. Mais la bonne nouvelle, c’est que les techniciens de la Ceb ont jugé énorme ce montant. L’entrepreneur ne voulant pas revoir à la baisse cette facture, nos techniciens ont dit être capables de réparer. Quand nous avons reconstruit, nous sommes aux environs de 34 millions de Fcfa », martèle-t-il.

 

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