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Accusé de mauvaise gestion financière : La contre-attaque de Houngbédji en 5 points

Interpellé par son parti, l’ancien président de l’Assemblée nationale, 7ème législature, s’est défendu des accusations de mauvaise gestion financière du Parlement portée contre lui le 8 août par deux députés à l’hémicycle. C’était le mardi 13 août lors de la réunion de la Direction exécutive nationale du Prd dont il est le président. Ces accusations, soutient-il, relèvent d’une « méconnaissance totale des textes et d’une malveillance caractérisée ».

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

C’est dans un communiqué en date du mercredi 14 août que le secrétaire général Falilou Akadiri rapporte en cinq points la défense de Me Adrien Houngbédji. Primo, ce dernier a rappelé à ses détracteurs qu’il n’est pas gestionnaire du budget de l’Assemblée. Une prérogative plutôt dévolue aux questeurs conformément à l’article 156 du Règlement intérieur du Parlement. « Le président n’a pas signature sur les comptes bancaires ; il n’en connait même pas l’existence. », lit-on. Secundo, le président jure ne s’être jamais immiscé dans la gestion financière de l’Assemblée nationale. « Il n’a jamais en sa qualité d’ordonnateur, donné un ordre « non conforme aux dispositions légales et réglementaires sur la gestion budgétaire », a-t-il objecté. Et « même s’il avait donné un tel ordre, les questeurs doivent l’en aviser par écrit et l’inviter à retirer ledit ordre ». Tertio, « Qu’il s’agisse de propositions émanant des questeurs, ou des titres de paiement et autres, préalablement à la signature du président, les questeurs doivent l’assurer de la disponibilité des crédits, et s’agissant des titres de paiement, ils joignent les pièces justificatives originales revêtues de la signature de l’un deux », objecte le communiqué citant l’article 160 et 165 du même Règlement. Quarto, Adrien Houngbédji argumente-il qu’il n’a même pas l’attribution de contrôler la gestion des questeurs. « Le contrôle de la régularité de leurs actes relève des attributions du Délégué du contrôle financier (article 175). Par ailleurs, ajoute-il, le contrôle de l’exécution du budget revient à une commission spéciale dont les membres sont désignés par les groupes parlementaires. Son rôle en tant que président du Parlement se limite, assure-t-il, à l’invitation des groupes à opérer ladite désignation de leurs représentants, ce qu’il « a toujours fait à chaque fin d’exercice ».

Toujours pour prouver son innocence Adrien Houngbédji a indiqué lors de la réunion de la Den qu’il a même renforcé l’ensemble du dispositif de la gestion financière de l’Assemblée nationale par « des mesures administratives … qui n’existaient pas à son entrée en fonction ». A savoir : la création d’une comptabilité, et nomination d’un chef de service matériel, avec enregistrement, numérotation et estampillage du matériel et mobilier appartenant à l’Assemblée nationale ; l’instruction donné pour le respect du répertoire officiel des prix à l’occasion des commandes ; l’élaboration par une commission d’un manuel de procédures administratives et financières transmis à la questure pour validation ; et la nomination d’un conseiller technique aux finances chargé de vérifier la conformité et la régularité des documents soumis à la signature du président ». Conclusion : l’accusation de mauvaise gestion financière relève d’une « volonté de nuire au Prd et à son président », selon le communiqué signé de Falilou Akadiri qui rassure que le parti « ne se laissera pas intimider ».

L’autre décision prise par la Den est l’organisation de l’édition 2019 de l’université de vacances au cours de la deuxième quinzaine du mois de septembre à Porto-Novo.

 

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