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Alain Orounla : « Au nom de la démocratie, plusieurs crimes économiques ont été commis »

30ème anniversaire de la Conférence nationale des Forces vives de 1990. C’est le sujet débattu au cours de l’acte 2 de l’initiative ” Le Gouvernement face à la presse” (Gfp) du vendredi 21 février à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la coopération. Face aux professionnels des médias, le ministre de la Communication et de la poste, porte-parole du gouvernement Alain Orounla a rappelé les différents efforts faits du gouvernement de la Rupture pour la consolidation de la démocratie et la préservation des acquis de cette historique conférence.

Par R. FALADE / S. AWO

Plusieurs sujets ont été à l’ordre du jour de la deuxième rencontre mensuelle entre le gouvernement et la presse ce vendredi 21 février au ministère des affaires étrangères. Au début de son intervention, le ministre de la communication et de la poste, porte-parole du gouvernement Alain Orounla a salué et reconnu la pertinence et les décisions issues de la Conférence des Forces vives de la Nation de février 1990. Elle a permis de passer du régime militaro-marxiste au régime démocratique. Ce qui a donné naissance au multipartisme en république du Bénin. Une chose que le gouvernement de la rupture apprécie à sa juste valeur. Mais au fil des années, les décisions de cette conférence ont montré ses limites. D’où la nécessité d’opérer des réformes pour mieux consolider les acquis que sont l’enracinement de la démocratie, de l’Etat de droit et l’amélioration de la gouvernance. Et c’est dans cette optique que le gouvernement a entamé depuis 4 ans, des réformes structurantes pour préserver ces acquis. Au nombre des insuffisances, le pluralisme politique qui a donné naissance à plusieurs centaines de partis politiques. Une réalité qui n’a pas permis au Bénin de se développer économiquement, a regretté Alain Orounla. Ceci a conduit à la réforme du système partisan avec le vote d’une nouvelle charte des partis politiques, d’un nouveau code électoral, de la loi sur le financement public des partis politiques et sur le statut de l’opposition. C’est donc dans le souci de mettre en harmonie ces différentes lois qu’il a été procédé à la révision de la Constitution qui est intervenue suite au dialogue politique initié par le président Patrice Talon.

Enraciner la démocratie

La question des libertés individuelles, collectives et de presse n’a pas été occultée. A en croire Alain Orounla, aucune des lois votées ne remet en cause la question des libertés. Selon lui, l’objectif de ces différentes réformes, est de moderniser notre démocratie. Pour le ministre de la communication et de la poste, porte-parole du gouvernement Alain Orounla, les maux qui ont miné notre pays pendant 26 ans de démocratie (1990-2016 ndlr) sont entre autres la corruption, l’impunité, la mauvaise gouvernance. « Au nom de la démocratie, plusieurs crimes économiques ont été commis. Ce qui ne favorise pas le développement au Bénin. C’est justement ce que tente de corriger le président Patrice Talon à travers ces réformes », a-t-il soutenu. La plupart des réformes contenues dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) selon le ministre, ont pour but de faire de la démocratie béninoise, un instrument d’amélioration des conditions de vie de la population. Alain Orounla a indiqué que l’enracinement de la démocratie, c’est la lutte contre la corruption, l’impunité et « contre les ennemis de la Conférence ». « Même si on a réussi à le faire (la conférence), tout n’est pas parfait ».

Parlant de la réforme du système partisan, le ministre Orounla a précisé que « cela n’est fait contre personne » comme tentent de le dire certains.

En ce qui concerne l’avenir du lieu où s’est tenue la conférence nationale, le gouvernement propose la réalisation d’une cité balnéaire, un moyen d’accroître et d’attirer le plus de monde dans le tourisme en vue d’impacter positivement l’économie béninoise.

La sortie médiatique du président Patrice Talon le mercredi 19 février est une manière pour le gouvernement de la rupture, de célébrer la conférence nationale.

Alain Orounla a également échangé avec les journalistes sur plusieurs autres de leur préoccupation.

 

 

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