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Alain Orounla : « La liberté d’expression n’a jamais souffert d’atteinte »

Le ministre de la Communication et de la poste, porte-parole du gouvernement Alain Orounla ne partage pas le sentiment général que la liberté de presse est entravée au Bénin. Amené à se prononcer sur la question, il a dénoncé les classements qui, pour lui, se basent sur des « critères subjectifs et aléatoires ». Dans le dernier classement de Reporter sans frontière, le Bénin a en effet perdu 17 places, passant ainsi du 96e en 2019 au 113e en 2020. Le code du numérique a été fortement incriminé dans cette contre-performance. Mais Orounla s’inscrit en faux. « Il n’y a que les délinquants qui ont à redouter du code du numérique.  La liberté d’expression n’a jamais souffert d’atteinte. Nous avons consolidé le régime de dépénalisation de ce qu’on appelait naguère ‘’les délits de presse’’ », a-t-il réfuté. Il a insisté que ce code reste très important en ce sens qu’il « vise à prévenir les infractions qui peuvent se commettre par des voies électroniques accessibles au plus grand nombre, accessibles à des gens qui ne sont pas journalistes ». Alain Orounla a été catégorique sur la bonne santé de la liberté de la presse au Bénin. « Le gouvernement qui ne se reconnait pas dans des actes qu’il aurait pu poser pour contrarier la liberté de la presse, continue néanmoins de faire tous les efforts pour que les acteurs des médias soient à niveau et puissent jouir pleinement de toutes libertés qui garantissent l’exercice de leur profession ; mais restera vigilant aux dérapages, aux dysfonctionnements et fera parler la loi à travers les cours et tribunaux chaque fois qu’il y aura des manquements, chaque fois qu’il y aura des infractions susceptibles de faire l’objet de recours  ou de procédure », a-t-il rassuré. Et de reconnaître que « sans les médias, nos progrès ne peuvent pas être connus ; sans les médias, la destination Bénin ne peut pas être connue et ne peut pas être vendue. »

Par Sêmèvo B. AGBON

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