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Amélioration du climat des affaires : Fructueux dialogue entre Wadagni et le patronat (Les grandes réformes exposées aux acteurs du secteur privé)

Les grandes réformes en cours depuis trois ans au ministère de l’économie et des finances (Mef) ont fait l’objet de communication le jeudi 7 mars à la salle de conférence dudit ministère à Cotonou. C’est la trouvaille de l’argentier national, Romuald Wadagni pour lever l’ignorance autour de ses transformations. Les échanges se sont déroulés en présence d’une forte délégation des acteurs du secteur privé.

Par Sêmèvo B. AGBON

Pris par l’immensité des tâches à accomplir, obnubilés par la volonté d’agir plutôt que de parler, nous avons négligé un peu la création d’un cadre dans lequel nous pouvons présenter nos résultats et écouter vos analyses, votre perception de ce que nous faisons pour améliorer notre action. Car « Certains acteurs ne sont pas au courant de ce que nous faisons, même des acteurs de notre propre administration ». C’est ainsi que Romuald Wadagni a justifié au parterre d’acteurs du secteur privés mobilisés, son invitation à la rencontre. Dans le public, on pouvait noter notamment la présence des responsables de Bénin contrôle, du Conseil national du patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), des Associations des banques et établissements financiers, des membres de l’Ordre des géomètres du Bénin, des experts-comptables, de la Chambre des notaires du Bénin, de la délégation de l’Union européenne, de la coopération allemande (Giz), de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (Bad), de l’Agence française de développement (Afd), de la Coopération suisse, de la Fédération des employeurs du Bénin, de l’Ordre des avocats du Bénin, de l’Association béninoise des fiscalistes du privé, de l’Association des femmes d’affaires et chef d’entreprises du Bénin, de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin.

Pour pallier donc l’insuffisance de communication autour des réformes, objectif de cette séance de présentation et d’échanges, les cinq directeurs généraux sous tutelle du ministère de l’économie et des finances ont succédé, au pupitre, à Romulad Wadagni, désormais assis quelque part dans le public, loin de la tribune officielle. Premier passage : Aristide Mèdénou de la Direction générale des Affaires économiques (Dgae). Il a démontré le dynamisme de l’économie béninoise grâce aux réformes dans l’agriculture (les productions records de coton), les flux touristiques (e-visa, exonération du visa aux ressortissants de pays africains, la gestion du parc de la Pendjari), et bien d’autres mesures. Le taux de croissance est passé de 5,8 en 2017 à 6,8 en 2018, a-t-il rappelé, en insistant que les prévisions vont au-delà et les signes autorisent l’espoir. Il a également illustré le bon état économique du pays par les nombreuses reconnaissances internationales (Banque mondiale, note B+, etc.). Deuxième passage : Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts, dont la présentation a porté sur la dématérialisation et les mesures de modernisation de l’administration fiscale (obligation des paiements en ligne, réduction du montant de la taxe synthétique, déconcentration des procédures de certification, dématérialisation des déclarations et des paiements, etc.). Cela pour permettre la célérité dans les opérations. A son tour, le directeur général de la douane et des droits indirects, le Colonel Charles Sacca Inoussa, au troisième passage, a montré que pour une première fois, le Port autonome de Cotonou réalise les meilleures performances. Ceci grâce à la gestion déléguée et la dématérialisation qui a mis fin aux longues files d’attente dans l’enceinte du poumon économique du Bénin. « Pour une première fois depuis les indépendances, on a dépassé les dix millions de tonnes », a renchéri le ministre Wadagni.

Les partenaires satisfaits, souhaitent…

L’avant dernier au pupitre, le directeur du Trésor et de la comptabilité publique, Oumara Karimou Assouma. Il a présenté les avantages de la dématérialisation au niveau de sa direction et rappelé quelques mesures phares dont le développement du site web du Trésor, la dématérialisation des bulletins de paye, la bancarisation des salaires, bourses et pensions pour éviter la fraude, la corruption et l’informatisation des délivrances d’autorisation de change. Enfin, le cinquième passage était celui du directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier, Jules Kougblénou. Il a soutenu que la vie économique d’un pays se mesure à l’aune de son système foncier, car tout se fait sur la terre. Ainsi, fera-t-il observé, c’est à partir de 2016 que le foncier a été vraiment pris au sérieux dans une perspective de développement socioéconomique. Il a indiqué que le cadastre de la ville de Cotonou est disponible et son agence travaille à jouer son rôle afin que le foncier soit bien géré et valorisé.

A la suite de ses riches communications, des responsables du secteur privé ont exprimé leur satisfaction des actions menées dont ils ont témoigné de l’impact positif. Ils ont entre autres souhaité que la dématérialisation s’étende au secteur de la Justice, la réduction du coût de l’internet au nom du numérique et que les acteurs soient désormais impliqués dans les réformes.

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