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Après l’évaluation diagnostique des enseignants : Des milliers d’Ace en danger

L’évaluation diagnostique des enseignants s’est effectivement déroulée, samedi 24 août dernier. La participation est satisfaisante malgré les perturbations enregistrées dans certains centres au point que la Police républicaine a dû intervenir par endroit.

Par Sêmèvo B. AGBON

Étaient concernés par cette évaluation, les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire reversés en Agents contractuels de l’État en 2008. Les chiffres donnés par les ministres en charge de ces ordres de l’enseignement montrent qu’ils sont massivement sortis. Le taux de participation est en effet de 75, 24%. C’est dire que 13579 personnes ont composé sur les 18047 enseignants attendus. Le département de l’Atlantique a enregistré le taux le plus élevé avec 102,55%. Par contre dans le Borgou seulement 27,77% ont pu se faire évaluer.

Dans plusieurs centres les enseignants ont composé sous forte présence policière. A Parakou (centre du Lycée Mathieu Bouké) comme à Kandi (Ceg 1) dans la partie septentrionale du pays et ailleurs, les enseignants sont massivement sortis certes mais beaucoup n’étaient pas animés d’une bonne intention. Dans des vidéos publiées sur WhatsApp nombreux étaient au dehors, scandant des slogans hostiles au gouvernement. Certains auraient même déchiré les copies de leurs camarades et des épreuves. La Police républicaine est intervenue dans ces endroits.

Des événements prévisibles au regard de la campagne pour le boycott menée par des groupes. Ce qui a amené beaucoup d’enseignants à fuir leurs centres de composition pour aller se faire évaluer ailleurs, notamment dans l’Atlantique ; ce qui justifie la participation de 102,55% noté dans ce département.

La rentrée 2019-2020 menacée ?

Cette évaluation diagnostique est obligatoire, avait insisté le gouvernement. Ceux qui la boycotteraient auront donc choisi délibérément de sortir de la Fonction publique. Ainsi, en attendant la session de remplacement annoncée pour les malades, les 4468 enseignants qui n’ont pas participé risquent la radiation. Quand on connaît la rigueur du gouvernement du président Talon, on ne doute pas qu’il mettra à exécution cette sanction. Les partisans du boycott quant à eux ne cessent de marteler que cette évaluation est illégale et qu’en la boudant, ils ne commettent aucune faute qui entrainerait leur radiation. Certains menacent même déjà de perturber la prochaine rentrée scolaire au cas où le gouvernement les sanctionne effectivement.

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