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Arcade Assogba, cinéaste professionnel : « Le Fitheb est un précieux bien commun »

On ne parlera plus de Fitheb. Le Festival international de théâtre du Bénin a été dissous, mercredi 12 mai par le gouvernement en conseil des ministres. En remplacement, est adopté le décret portant création du Centre national de Théâtre. Arcade Assogba, cinéaste professionnel donne son opinion à propos.

 « Tout de suite, l’information m’a fait tiquer. Je n’ai pas vu venir une telle réforme, même si nous savons tous que l’événement a des grains de sable dans les semelles. Tout le monde attend de voir ce qu’il va se passer bientôt et de façon concrète. On veut juger le gouvernement sur pièce, car le Fitheb est un bien commun précieux. Le diagnostic ayant conduit à la prise de la mesure ne souffre pas de contestation, mais la question de la plus-value est discutable. Rien que par les retombées en termes d’attractivité, on pourrait nuancer cet argument. Il ne faut donc pas que le gouvernement s’attende à déployer un Fitheb qui va produire du fric fondamentalement. Il pourrait être déçu. Il faut dans le même temps que notre gouvernement ait à l’esprit que le Fitheb est un précieux bien commun, que les hommes de théâtre du Bénin ont un rapport de cœur avec ce festival, qu’avant d’être un évènement d’État, c’était une invention de ces professionnels, voyez-vous ? À titre personnel, j’ai eu le bonheur de collaborer à l’organisation de l’édition 2014 aux côtés de M. Ousmane Alédji. En son temps, nous l’avions porté à un label que le monde entier a repris : “Le plus grand festival de théâtre d’Afrique”. Vivement que le gouvernement dote la nouvelle institution de ressources adéquates afin que le pays reprenne véritablement son rayonnement sur ce plan. »

Propos recueillis par S. B. AGBON

 

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