Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Arrestation pour pollution à Cotonou : Les préalables d’une action civique

Arrestation pour pollution à Cotonou : Les préalables d’une action civique

Le lundi 15 juillet dernier, pour avoir embaumé de leur urine l’atmosphère de Cotonou, aux encablures de la place des martyres, deux hommes ont été interpellés et déposé en prison, en attente de leurs sentences.  Selon Frisson Radio qui a donné l’information, ils seront présentés au procureur de la République qui connaîtra de leur sort.

Cette action est un grand coup contre la pollution dans la ville de Cotonou. En effet, uriner au vu et au su de tout le monde y est devenu une mode. De même que manger son cure-dent et cracher en pleine circulation, ceci parfois au visage des autres. Les dépôts et jets d’ordures ne sont même plus à rappeler.

En lançant donc une chasse contre cet incivisme, à l’issue de la récente rencontre de concertation entre les cadres de la Police Républicaine et le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le gouvernement ne se met que dans la logique de protéger l’environnement. Ce qui ne profitera qu’au citoyen à qui l’on interdit la pollution au moyen de chicottes.

Toutefois, l’exercice de la morale étant difficile voire impossible sans quelques conforts, le gouvernement prévoir des toilettes publiques par exemple. « Je trouve cette répression trop brusque. En amont il faut des toilettes publiques partout. Je suis pour la répression. Mais pas une répression aveugle », soutient le professeur Flavien Dovonou, environnementaliste enseignant à l’Institut national de l’eau de l’Uac.

Loin de leur domicile, des citoyens parfois conscients du mal qu’il est d’uriner en ville n’arrivent pas à s’en empêcher. Sous la pression inextinguible du besoin qui ne leur fait aucune concession, ils succombent ainsi facilement au péché de la pollution. C’est bien, les séances de sensibilisation. Mais le manque d’urinoirs publics et de poubelles dans la ville de Cotonou est un grand casse-tête. L’État doit fournir les espaces qui favorisent en ville l’expression saine des besoins intimes. C’est à ce prix que les pollueurs éhontés se feront facilement prendre.

Par Huke (ext.) et S. B. AGBON

Laisser un commentaire

Top