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Assainissement de la plage d’Abomey-Calavi : L’incivisme des pêcheurs fâche les brigadiers

Dans son programme d’action, le gouvernement a un projet qui vise l’assainissement et l’embellissement des plages. Il est piloté par le Ministère du cadre de vie et du développement durable (Mcvdd) qui travaille avec les cinq communes concernées. A Abomey-Calavi, l’Ong Amshart a été choisie par la mairie. Depuis lors, ses agents se dévouent à la tâche d’assainissement. Mais les pêcheurs découragent leurs efforts. Et pour cause…

Par S. B. AGBON

Une construction en matériaux définitifs sur la plage, ce qui est interdit.

Les brigadiers en charge de l’assainissement de la plage d’Abomey-Calavi ne sont pas contents des pêcheurs. Les brigadiers ont la charge de nettoyage et eux (les pêcheurs), ils ont la liberté de polluer la plage, pensent ces derniers. Ce dont le directeur exécutif de l’Ong Amshart, Tchéhouéa Sonon qui supervise les travaux s’est plaint à votre journal. « Des Pêcheurs, malgré l’effort de nettoyage de la plage par les brigadiers, continuent de salir les lieux au motif que les brigadiers sont payés, ils n’ont qu’à aller nettoyer », nous a-t-il rapporté. Il a expliqué que « de retour de pêche leurs filets ramènent des ordures qu’ils ne sont pas prêts à enlever malgré les sensibilisations et même la sommation de l’inspecteur de la police environnementale ». Ainsi, des sachets plastiques parfois remplis de selles sont jetés sur la plage et compromettent l’effort des brigadiers. Même « le chef quartier de Togbin Daho en a parlé sans succès », a-t-il déploré. Et de souhaiter que force reste à la loi. « Que veulent-ils ? Que la loi s’applique enfin. Si un à deux sont gardés pour 48 h à la police, je pense que la discipline régnera », croit le directeur exécutif de l’Ong Amshart, Tchéhouéa Sonon.

L’autre incivisme…

Toujours dans le cadre du projet d’assainissement et d’embellissement des plages prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), il a été interdit, depuis plus d’un an, de construire en matériaux définitifs sur les plages, a poursuivi Tchéhouéa Sonon. Il a renseigné qu’il s’agit d’un message du ministère du cadre de vie et du développement durable que les Ong ont été chargées de transmettre aux riverains. Mais ces derniers ne les écoutent visiblement pas. « À l’avènement de la mise en œuvre des projets le long de la route des pêches et à un atelier à Grand Popo et pour éviter des dédommagements, il nous a été demandé d’interdire aux riverains les constructions en matériaux définitifs. » Pourtant des riverains s’entêtent, et le directeur exécutif en appelle encore à l’intervention des autorités compétentes.

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