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Assistance à l’Orphelinat des petites sœurs pèlerines de Zogbohouè : Des organisations font parler leurs cœurs

Initiée par Johana-Monette Houndékpinkou, promotrice du restaurant en ligne ‘’Le Festin’’, la première édition de ‘’Dagbémabou’’ a conduit, dimanche 26 juillet 2020, les membres de l’Ong ‘’Femme et Avenir’’ et du Rotary club de Cotonou locomotive Ganhi au chevet de l’orphelinat des petites sœurs pèlerines de Zogbohouè. Moments de réjouissances et d’expression de solidarité !

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Le plus jeune a 5 mois et le plus âgé, 11 ans. Au nombre de quinze, ils ont en commun d’être des enfants sevrés très tôt de l’affection et la présence parentales, soit pour avoir été abandonnés ou pour cause de décès. Ils sont alors devenus des enfants de la communauté récupérés et sur lesquels veille avec amour et don de soi, la Sœur Marie Gnanhoui d’Assomption. Le don à l’endroit de l’orphelinat comprend des vivres, livres, jeux, chaussures et des habits. Entre autres, 12 boîtes de lait, des couches jetables, du savon liquide, maïs, gari, charbon activé, et une enveloppe de 90 mille francs. « Nous sommes venus avec des vivres et des livres. Très souvent quand nous faisons des dons, nous ne pensons pas au loisir. Les enfants ont besoin de jouets, de beaucoup lire également. Nous sommes venus avec tout cela pour aider la responsable du centre à continuer à prendre soin de ces enfants qui ont besoin de notre attention, de notre assistance », a justifié Hermine Akponna, présidente de l’Ong ‘’Femme et Avenir’’. Pour avoir été elle-même orpheline de père et de mère dès le bas-âge, l’initiatrice de cette œuvre sociale, Johana-Monette Houndékpinkou sait « ce que c’est que de vivre sans parents ». Un enfant qui n’en a pas, souligne-t-elle, a besoin de quelqu’un pour combler ce vide. D’où elle a eu l’idée qui a très vite intéressé les autres organisations. « Le sens que nous donnons à cet acte de charité est déjà la devise du rotary : servir d’abord. Nous avons été approchés par une Ong qui avait une action en faveur de l’orphelinat de Fraternité de l’Immaculée conception. Cette action est en harmonie avec plusieurs de nos axes stratégiques. Nous avons donc saisi cette occasion pour les soutenir », a indiqué Clémence Déguenon Quenum, présidente 2020-2021 du Rotary club de Cotonou locomotive Ganhi.

Emue jusqu’aux larmes, la Sœur Marie Gnanhoui d’Assomption s’est fondue en ‘’merci’’. « Nous sommes comblés de joie », a-t-elle témoigné. Et d’avouer avoir été plusieurs fois tentée d’abandonner face aux difficultés. « Mais j’ai continué ». « Dans notre peine pour supporter ces enfants, j’ai souvent demandé au Seigneur : ‘’mais quand viendra notre tour ?’’ On voit Rotary et des organisations à la télé qui vont apporter de l’aide ailleurs. Mais nous. Je veux servir mais je ne veux pas aller demander de l’aide pour dire « Nous voici, on a besoin de l’aide, venez ! venez ! Je ne le dirai pas. C’est à toi, mon Dieu de le faire. Si vraiment ce que je fais t’enchante, fais quelque chose. Et aujourd’hui il l’a fait. Il le faisait parce qu’il y a des gens qui venaient nous porter de l’aide, mais nous sommes au mois de juillet or c’est surtout en décembre ils viennent. Presque toutes les provisions sont actuellement finies. Nous avons ici des bébés, des orphelins, des enfants abandonnés dont les parents n’ont pas les possibilités, or nous-mêmes nous n’en avons pas. Nous nous donnons corps et âme pour les supporter. Dire merci je vois que ça ne donne pas le poids que je souhaite donner au remerciement, et je ne connais pas autre mot plus fort pour dire merci. C’est à Jésus et à Marie de les combler. »

Nous entraider

Au titre des difficultés, la promotrice du centre a également partagé avec les donateurs, les coupures impitoyables d’eau et d’électricité dont l’orphelinat souffre souvent. Sur-le-champ, le Rotary club de Cotonou locomotive Ganhi s’est engagé en faveur des factures d’électricité non encore payées. Un geste de grand soulagement auquel elle a appelé tous les citoyens. « Nous sommes tous Béninois. Nous devons nous entraider. Que ceux qui en ont, donnent un peu à ceux qui n’en ont pas. La richesse sans don n’en est pas une selon moi. Si chaque béninois pouvait donner 5F pour supporter ces enfants. Ailleurs on me dit : « qui lui a demandé de supporter des enfants d’autrui ? » Tous les enfants du monde sont les miens », a déclaré la Sœur pèlerine Marie Gnanhoui d’Assomption.

Même exhortation du côté des donateurs. « C’est l’occasion pour nous d’inviter toutes les bonnes volontés à nous emboiter les pas. Tout le monde devrait pouvoir faire ce genre d’action car on est beaucoup plus heureux à donner qu’à recevoir », a déclaré Hermine Akponna. Cette action « ne sera certainement pas la dernière », a rassuré Clémence Déguenon Quenum, présidente 2020-2021 du Rotary club de Cotonou locomotive Ganhi.

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