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Assurance maladie/Projet Arch : Bilan satisfaisant de la phase pilote (2253 bénéficiaires gratuitement pris en charge)

Depuis le 29 juillet 2019, la phase pilote du projet Arch, notamment son volet Assurance Maladie se déroule dans trois zones sanitaires et sept communes. Hier, mardi 11 février, le ministère des Affaires sociales et de la microfinance a fait le point de la mise en œuvre aux professionnels des médias lors d’une conférence de presse à Cotonou.

Par Sêmèvo B. AGBON

Accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base à la population, notamment aux plus démunis. Tel est l’objectif qui a amené le gouvernement à initier le projet Arch. Dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) figure au pilier 3, axe stratégique 6, action 1 relative à la protection sociale. Pour connaître les bénéficiaires, une enquête d’identification a été menée par l’Insae, ce qui a permis de retenir 544 609 ménages en situation de pauvreté (extrême et non extrême).

Selon les statistiques communiquées par le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet Arch (Ugp-Arch), Venance Quenum, la phase pilote démarrée le 29 juillet prend en compte sept communes choisies sur la base de critères neutres. Il s’agit d’Abomey-Calavi, So-Ava, Dassa-Zoumè, Glazoué, Djougou, Ouaké et Copargo. Les bénéficiaires de cette phase ayant le numéro Ravip s’élèvent à 105 595 pour un budget de 2,885 milliards F.

Du 14 août 2019 au 9 février 2020, a poursuivi le coordonnateur, 1682 bénéficiaires ont été pris en charge au niveau de la zone sanitaire d’Abomey-Calavi/So-Ava, ce qui a coûté à l’Etat une facture de 3 319 602 Fcfa. A Dassa-Zoumè/Glazoué, ils sont 172 bénéficiaires pris en charge du 12 décembre 2019 au 9 février pour un coût global de 245 915 Fcfa. Enfin, au niveau de la zone sanitaire de Djougou-Copargo, 399 patients ont été pris en charge dans la période du 12 décembre au 9 février, pour un coût de 471 660 Fcfa.

Objectif totalement atteint

Venance Quenum a souligné que la phase pilote vise trois objectifs. Il s’agit de tester le dispositif de l’Assurance-maladie, de valider le contenu du panier de soins (voir s’il correspond aux besoins des populations) et enfin, d’évaluer le comportement des populations vis-à-vis des hôpitaux. Faisant le point, il a indiqué que les consultations ont révélé que le paludisme vient en tête des affections diagnostiquées, soit 63%, les affections respiratoires 13%. De quoi faire réjouir Venance Quenum. Car, note-il, grâce au projet Arch, il y a désormais un changement de comportement chez les populations qui n’avaient pas le réflexe de se rendre au centre de santé.

Les affections du panier de soins de base gratuitement pris en charge sont entre autres, les maladies diarrhéiques, les infections digestives, le paludisme et les infections respiratoires chez les enfants de moins de cinq ans.

Le coordonnateur de la zone sanitaire Abomey-Calavi-So-Ava, Rodrigue Kohoun a souligné que tout n’est pas gratuit. Les services offerts gratuitement aux bénéficiaires sont la consultation, les examens, les analyses et les soins pour les affections répertoriées qui figurent aux paniers de soins retenus. « Lorsqu’une affection n’y figure pas, le patient paie », a-t-il précisé. Il a surtout félicité le gouvernement pour la célérité avec laquelle il paie la facture générée par ces soins gratuits. « Nous avons été régulièrement payés », a-t-il salué. Sinon, « nous avions peur qu’on nous amène un système qui paralyse les centres de santé », avait-il redouté.

Dans l’identification des bénéficiaires, les Centres de promotion sociale (Cps) jouent un rôle important, a renseigné Chéridoine Kongabé, cheffe du Cps de So-Ava. De plus, a-t-elle ajouté, ils sensibilisent régulièrement les populations afin de les amener à se rendre à l’hôpital tout en leur enseignant le contenu du panier de soins pour qu’il n’y ait pas de mal compréhension.

La prochaine étape, vu les résultats satisfaisants de la phase pilote, est la poursuite de l’opération de validation du statut socioéconomique des populations présélectionnées et la généralisation du volet « assurance maladie ». Ce qui sera effective dans le second trimestre de l’année.

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