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Augmentation du quota horaire des aspirants : « Ce n’est pas sans contrepartie du gouvernement » (Ministre Kakpo)

L’augmentation du quota horaire des enseignants aspirants fait couler beaucoup d’encre et de salive. Tout en précisant que ce n’est pas sans contrepartie du gouvernement, le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle, Mahougnon Kakpo décline les motivations et avantages en amont.

«L’année dernière, nous avons effectué trois tests. Les deux premiers nous ont permis de mettre à la disposition du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, plus de 14.875 enseignants aspirants avec qui, le Gouvernement par l’intermédiaire de l’ANPE a signé un contrat de neuf mois qui, à cause de la pandémie du Corona virus, est allé à dix mois.

Cette mise à disposition d’enseignants aspirants a permis de régler, un tant soit peu, les difficultés dans certaines disciplines. Mais, nous avons constaté qu’il y a toujours les problèmes de déficit dans certaines matières essentielles telles que le Français, les Mathématiques et Physique, Chimie et Technologie (PCT).

Cela nous a amenés l’année dernière à demander à certains enseignants qui étaient déployés mais qui n’arrivaient pas à trouver la totalité des heures pour signer un contrat, d’intervenir dans des disciplines connexes à leur discipline de base afin de ne pas continuer de laisser les salles de classes sans enseignants.

Cette option nous a permis de régler, un tant soit peu, cette situation au cours de l’année écoulée. Cette année, malgré le troisième test qui a été organisé, nous n’avons pas la possibilité de pourvoir en enseignants qualifiés tous les besoins qui sont exprimés. Nous avons toujours ces mêmes difficultés dans les matières essentielles que j’ai énumérées.

Comment faire face à cette situation sans continuer de porter atteinte à la qualité de l’enseignement? C’est pour cela que le Gouvernement a décidé d’augmenter le quota horaire des enseignants aspirants afin que les classes qui auraient dû rester sans enseignants puissent en trouver.»

UNE RETRAITE INTÉGRALE  OU PROPORTIONNELLE GARANTIE AUX ENSEIGNANTS ASPIRANTS

«L’arrêté qui régissait le quota horaire des enseignants aspirants avait prévu pour les enseignants aspirants Professeurs Adjoints, un quota horaire de 22 heures plus 2 heures d’Animation Pédagogique (AP) et pour ceux qui sont les professeurs certifiés, cet arrêté a prévu une charge horaire de 20 heures de cours hebdomadaire plus 2 heures d’AP. Ce qui fait que la plupart de ces enseignants faisaient déjà 24 heures de cours par semaine.

En décidant d’élever la charge horaire hebdomadaire à 30 heures, c’est un effort supplémentaire qui est demandé mais nous devons préciser que ce n’est pas sans contrepartie de la part du Gouvernement. L’année dernière, lorsque ces enseignants avaient été gérés par l’ANPE, nous reconnaissons qu’il n’y avait pas eu une contrepartie comme la prise en charge sociale de ces enseignants.

Cette année, le Gouvernement prend en charge la part sociale de ces enseignants qui seront déclarés à la CNSS pour plus de 4 milliards. Ce qui fait que, en évoluant dans ce secteur d’activité, les enseignants pourront soit bénéficier à terme d’une retraite intégrale  ou proportionnelle.»

SORTIR LES ENSEIGNANTS ASPIRANTS DE LA PRÉCARITE

« Ce que nous avons toujours observé  dans le sous-secteur qui est le nôtre, c’est que lorsque vous affectez un enseignant dans certains de nos départements, ils estiment qu’il y a un éloignement par rapport à leur centre d’activité. Et, soit ils résistent et n’y vont pas, soit ils font tout pour y aller et revenir avant la fin de l’année.

Ce qui est décidé cette année par le Gouvernement, c’est d’accorder une prime d’éloignement à certains enseignants aspirants pour certains départements. Ceux qui seront affectés dans les départements de la Donga, du Borgou et des Collines bénéficieront de 5% de leur salaire et ceux qui seront affectés dans les départements de l’Alibori et de l’Atacora bénéficieront, quant à eux, de 10% de leur salaire.

En procédant par la signature du contrat avec ces enseignants aspirants tout en prenant en charge leur charge sociale et également en supportant les charges fiscales relatives à leurs salaires, et en mettant à disposition des primes d’éloignement, l’objectif du Gouvernement, c’est de sortir les enseignants aspirants de la précarité.»

 

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