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« Boucle de causalité historique » : Le sociologue Raymond Assogba décrit le symbolisme de la crise ivoirienne

Après la catastrophe de 2010 qui vit Alassane Dramane Ouattara prendre le pouvoir et Laurent Gbagbo transféré à la Haye, la Côte d’Ivoire retient à nouveau son souffle. Le pays va, en effet, à une élection présidentielle maintenue par le gouvernement malgré le boycott et l’appel à la désobéissance civile de l’opposition pour protester contre le ‘’3e mandat’’ de l’actuel Chef de l’Etat. A la veille de ce 31 octobre fatidique, un universitaire averti de l’histoire sociopolitique du pays de Nana Houphouët Boigny opère un décryptage. Raymond Coovi Assogba, Maître de conférences des Universités du Cames, sociologue-Boologue a vécu 22 ans en Côte d’Ivoire, a connu les affres de la rébellion du 19 septembre 2002. Sa Thèse d’Etat « Symbolisme du conflit ivoirien des origines à 2010. Ces ivoiriens otages des archétypes de l’histoire au présent »*, traite justement du sujet.

L’enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) voit se pointer une nouvelle illustration de la « boucle de causalité historique », c’est-à-dire des personnages historiques se font la guerre aujourd’hui à travers des personnalités de chair et de sang, notamment les trois vieux barrons Bédié, Gbagbo et Ouattara. Face à la crise ivoirienne, il égratigne la « Cedeao qui s’est positionnée comme le club des chefs d’Etat de 3e mandat. Elle a montré son incapacité a affirmé une direction institutionnelle, rationnelle, logique, intellectuelle et prospective. Cela est tragique. C’est à désespérer ». Il dit entrevoir, enfin, un « après élection » de « la tragédie de la violation du droit à la vie ».

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Bénin Int. : Une nouvelle échéance électorale en Côte d’Ivoire. Votre réaction à la veille de ce scrutin ?

Raymond Coovi Assogba : La réalité politique électoraliste de la Côte d’Ivoire est une énigme que j’ai tenté de résoudre il y a près de dix-huit ans. Ce qui fait remonter mes souvenirs à la rébellion de 2002, déclenchée par une frange de la population, surtout les militaires du parti RDR contre Laurent Gbagbo et son FPI. On a pensé que l’intermède des élections de 2010-2011 a clos la période de la guerre civile qui a eu lieu. Il s’avère qu’à la veille des élections on retrouve toujours les mêmes acteurs : Alassane Ouattara, président de la République ; Henri Konan Bédié qui a subi le coup d’Etat de 1999 ; et Soro Guillaume, porte-parole du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci) qui avait conduit les négociations de la rébellion contre Gbagbo aux élections de 2010. Mieux il y a de nouveaux acteurs qui apparaissent. Alors, la problématique est : est-ce la même situation comme en 2010, il y a dix ans ? On se pose aussi la question de savoir si nous ne sommes pas à la veille du déclenchement d’un nouveau coup d’Etat comme en 1999 avec le Général Robert Geï. On se demande troisièmement si on ne va pas assister à une rébellion comme en 2010 ?

 

C’est surtout cela l’inquiétude du moment. Puisque Soro persiste qu’il n’y aura pas d’élection, comme toute l’opposition d’ailleurs. A quoi s’attendre, selon vous qui avez vécu en Côte d’Ivoire et avez travaillé sur le sujet du conflit armé au pays ? Que répondez-vous aux inquiétudes ?

J’ai fait 22 ans en Côte d’Ivoire, de 1986 à 2008. J’ai vécu à Abidjan, à Bouaké dans la zone de rébellion et je me suis intéressé à la problématique du ‘’Dialogue impossible’’ entre les principaux acteurs de la crise d’antan et qui se retrouvent encore aujourd’hui. Ce ‘’Dialogue impossible’’, d’une certaine manière, a fait parcourir à ces leaders plusieurs capitales africaines. D’abord Lomé au Togo, ensuite Marcoussis en 2003, Acra I, II et III, Pretoria en 2005 et l’Accord de Ouagadougou, puis finalement, les camps se sont entendus en 2009 pour résoudre la situation. Tout cela pour se retrouver encore en 2020, non pas à la case de départ, parce que la situation a évolué. Dans le sens où aujourd’hui le dialogue impossible entre Laurent Gbagbo, Ouattara et Bédié était grevé sur la problématique de la nationalité (ivoirité) et donc de l’ostracisme, la stigmatisation de la nationalité d’Alassane Ouattara. Ce dialogue impossible n’existe plus en tant que tel. Aujourd’hui il y a une évolution parce que, premièrement : la Constitution qui était la question à résoudre pour autoriser Ouattara à aller aux élections en tant qu’Ivoirien pour être président ou non de la Côte d’Ivoire, n’est plus un problème. En 2015, une Constitution a été votée et a fermement établi deux mandats pour chacun et a résolu le problème du Code électoral. Il y a eu une évolution dans ce domaine. Deuxièmement, le pays n’est plus divisé comme en 2010 où il y avait la zone de la rébellion et puis, la zone gouvernementale et au milieu une ‘’zone dite de Confiance’’. Ce n’est plus cela. La Côte d’Ivoire est réunie et les Ivoiriens ont vécu sous deux mandats de Ouattara. Nous voyons que la Côte d’Ivoire a évolué avec les institutions, les chefs traditionnels ont été reconnus par la Constitution. Aujourd’hui, ce devrait être la sérénité, puisqu’il ne s’agit plus d’un dialogue impossible entre les leaders. Il s’agit aujourd’hui du respect des textes constitutionnels.

Ouattara est-il, à vos yeux, en train de prendre sa revanche sur ses ennemis d’hier ? Lui-même ayant été exclu par le passé, n’exclut-il pas exactement aujourd’hui ?

La question que vous posez c’est de savoir si Ouattara veut retourner aux Ivoiriens le même Dialogue impossible comme si c’est en ce moment que, par volonté politique, il entend imposer sa présidentiabilité et montrer qu’il peut aussi faire comme ses ennemis l’avaient fait ? Cette question est intéressante. La réalité est là avec la contestation et la désobéissance civile.

 

Dans votre Thème d’Etat, vous avez démontré que ce sont des personnages historiques qui se font la guerre à travers des personnalités de chair et de sang. La situation d’aujourd’hui est-elle le rebondissement de cette « boucle de causalité historique » ?

L’hypothèse c’est que Alassane Ouattara, si aujourd’hui il s’entête, est-ce de lui-même ou bien parce qu’il est prisonnier d’un paradigme qui dépasse la réalité politique ? Bédié aussi, s’il se retrouve confrontant Ouattara, est-ce que lui aussi n’est pas prisonnier d’un symbolisme historique ? La situation de Gbagbo et de Soro également.

Le déclenchement du conflit ivoirien, pour la lecture que j’en avais faite, j’ai découvert que, en fait, et la démarche historique l’a montré, que Laurent Gbagbo en 2002 quand la rébellion a commencé et même avant, a inséré dans un personnage historique sa geste politique. Gbagbo se considère comme un acteur qui veut ressembler à Soundjata Kéita. L’histoire de Soundjata remonte à 1200, soit aujourd’hui 800 ans que Soundjata Kéita a acquis le pouvoir. Son père a été tué et Soundjata a dû lutter contre Soumahoro Kanté, son adversaire et à la fin de cette guerre il a pris le pouvoir et a instauré l’empire Mandingue. Laurent Gbagbo qui est historien, s’est identifié à lui. Alassane Dramane, lui aussi, en suivant l’histoire de son patronyme Ouattara nous allons découvrir que le symbolisme auquel son nom permet de l’identifier, nous l’avons appelé le ‘’symbolisme prophétique’’. L’ancêtre de Ouattara a été l’empereur de l’empire de Kong, qui s’étendait sur le Ghana, le Togo, le nord Bénin, le Niger, une partie du Mali, de la Côte d’Ivoire. Pour régner, son ancêtre a dû combattre et tuer celui qui était le roi Lassiri Gbambala. Lorsque Kong a été détruit par le guerrier de Guinée, Samory Touré en 1897 avant d’être pris par les Français, les grands marabouts de Kong ont prophétisé  que Kong va se relever cents ans plus tard. L’anthropologue que nous sommes, qui a investigué cette histoire a découvert que quand on ajoute 100 ans à 1897, en 1997 la prophétie de Kong s’est activée. On dirait que, Ouattara était destiné à gouverner la Côte d’Ivoire. Bédié, lui, est le ‘’symbole de l’histoire’’. Il a été président de l’Assemblée sous Houphouët, le Père fondateur. Il est resté quatorze ans dans l’antichambre du Pouvoir et au moment où il devrait prendre le pouvoir, Laurent Gbagbo dit Soundjata est apparu ; Ouattara, prophète d’un temps de bonheur est arrivé aussi. En cela, il va vivre le coup d’Etat. Il a dû, avec les gendarmes prendre le pouvoir en 1993 après le décès de Boigny. Il a fait un mandat jusqu’en 1995 pour finir le mandat de Boigny. Il a organisé les élections pour finir son mandat en 2000 où est survenu le coup d’Etat. Il a dû s’exiler. Il est revenu en Côte d’Ivoire… Il est témoin de toute cette histoire politique. C’est le code de l’histoire.

En fait, la situation politique de la Côte d’Ivoire au déclenchement de la rébellion mettait en présence trois géants de la politique qui, chacun était mu, actionné par les ‘’codes symboliques’’, qui sont des personnages historiques qui, effectivement se sont combattus, il y a 800 ans : Soundjata (Gbagbo), Ouattara (empereur de Kong) et Bédié, celui malmené par les évènements, et donc témoin entre les deux premiers.

Cet aspect de la politique contemporaine de l’Afrique de l’ouest notamment, a été systématisé par l’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo, et qui, de par son bagage intellectuel, a étudié les différents modes de dévolution du pouvoir des royaumes et empires africains. En bon scientifique, il a découvert ce qu’on appelle une certaine ‘’régularité sociologique’’ lors des prises de pouvoir, passation et transmission du pouvoir. C’est le même scénario : un royaume naît, domine d’autres, devient un empire ; l’empereur règne un moment, puis est vaincu par un autre roi ou empereur qui le tue ; ce dernier règne aussi, et puis est confronté à un autre qui prend le pouvoir. C’est ainsi qu’on est parti du royaume de Songhaï à l’empire du Mali, royaume Toucouleur puis l’empire du Ghana, jusqu’à la veille de la colonisation anglaise et française. Ces deux colonisations vont mélanger les choses et créer des Etats. Ki-Zerbo va constater que dans les Etats, à partir des coups d’Etat, c’est le même scénario. Alors il a abouti à une conclusion : si nous pouvons connaître le mode de dévolution en Afrique on peut prévenir les guerres de succession en Afrique de l’Ouest.

La situation de Côte d’Ivoire est une guerre de succession politique. Au-delà de l’aspect scientifique que ce n’est pas la même situation en 2002, c’est la guerre de succession à Houphouët Boigny que les successeurs se font qui continue. Elle n’a pas été résolue.

 

Le Père Fondateur Houphouët Boigny est-il responsable de cette instabilité ? A-t-il mal préparé sa succession ?

La situation dépasse la personne de Houphouët Boigny. Il a la figure emblématique d’Osséi Toutou, son correspondant dans l’empire du Ghana. Donc nous nous trouvons dans ce que Ki-Zerbo a appelé une ‘’boucle historique’’. Une boucle dans laquelle on retrouve une personnalité emblématique solaire que fut Houphouët et maintenant, des successeurs ; il n’y en a plus un seul. Quand Houphouët a rencontré Ouattara il a eu un penchant pour sa compétence économique et financière. Ce qui le plaçait comme au faite de la modernité de gestion d’un Etat par rapport à un Bédié resté au niveau de la présidence de l’Assemblée nationale, dont on n’a pas vu l’aura en tant que tel comme Ouattara. Ce n’est donc pas la faute à Houphouët mais la dynamique sociale ; c’est-à-dire le jeu des intérêts des groupes de pression, des groupes émergés et des groupes émergeants, des appétits de pouvoir. La boucle là est la réalité. Quelles sont les conditions objectives de sélection du meilleur parmi les prétendants à la succession ? C’est cela la question pertinente. Ce n’est pas une affaire de ‘’faute’’ de quelqu’un, de moral, de manque de vision.

 

Comment sélectionner enfin le meilleur prétendant pour la Côte d’Ivoire et, aujourd’hui dans toutes les Républiques, pour éviter les effusions de sang et les catastrophes ?

Comment boucler cette ‘’boucle de causalité historique’’ qui, comme une plaie qui a un point par lequel le pue va s’écouler pour que l’organisme de la Côte d’Ivoire se retrouve ? Mais ce n’est pas que la Côte d’Ivoire. C’est toute la sous-région. Chacun d’eux a des supporters hors de la Cote d’Ivoire et au plan international.

L’instrument moderne de la République que constitue la Constitution est en fait le socle de définition de la compétition et des conditions objectives de présélection et de sélection. Du point de vue de l’alternance politique, du multipartisme, le texte de la Constitution additionné aux textes du code électoral définissent les conditions de la compétition. Le respect de ces textes devrait permettre de transcender les haines historiques entre Soundjata et Soumahoro Kanté, entre Lassiri Gbambala et Ouattara l’ancêtre. Avant c’était par les guerres mais maintenant ce sont les compétitions électorales. Mais les plaies sont restées tel quel parce que nous nous retrouvons dans la compétition de succession. On a pensé que les dix ans de Ouattara (2011-2020) auraient fermé le cycle de la boucle historique d’agression, de stigmatisation et d’intempérance. Hélas ! le fait qu’on retrouve aujourd’hui au niveau de la compétition les mêmes acteurs politiques nous permet de dire que les réminiscences demeurent. Ouattara qui aurait permis la transition a rouvert la plaie. Son 3e mandat a rouvert la plaie.*

 

A quand peut-on espérer la fin de cette réminiscence suicidaire ?

La plaie n’a pas été cicatrisée, on ne peut donc pas encore parler de fin. Une plaie qui dure 30 ans (1990-2020) et qui continue de suppurer, on est obligé de l’ouvrir. Si nous prenons l’image de l’infirmier qui doit la soigner, on est obligé de prendre du coton, imbibé dans l’alcool et nettoyer la plaie.

 

D’où viendra la délivrance ?

Parmi les ‘’vieux barrons’’ il faut bien que quelqu’un décide de se retirer. Une hypothèse qui n’est pas politique. Une hypothèse par l’éthique. La prise de conscience. Parmi les trois, chacun peut prendre conscience qu’il a la capacité d’arrêter sa participation à la répétition des mêmes erreurs. La situation se ramène à l’éthique de chacun. L’éthique sera mise à mal par le réalisme politique, les intérêts. En Côte d’Ivoire chaque parti politique supporte chacun de ses leaders. Pdci : Henri Konan Bédié ; RDR Ouattara ; FPI avec Affi N’Guessan, Gbagbo.

Les partis politiques sont comme une armée derrière chaque leader. Cela corse la situation de la Côte d’Ivoire. Ils ne présentent pas le visage d’un creuset sélectif de leader. Le FPI est resté monolithique (Gor, Gbagbo ou rien), même chose au niveau du Pdci. Aucun d’eux n’a renouvelé la classe politique pour mettre devant de nouveaux leaders qui feront la différence. Les partis politiques rendent le jeu plus complexe. Chacun a ses journaux, télévisions et radios. Chaque parti politique est organisé en société militaire avec les organes d’information, de transmission des directives, de traduction des directives en actions. Dans tout ceci il y a les oubliés de la croissance économique (les microbes) Vous imaginez qu’on appelle des gens ‘’microbes’’ ? Des gens qui vivent dans l’obscurité des lumières de la croissance économique et qui seraient utilisés comme des brigades de répression, de violence.

Le procès de Gbagbo en dix ans, pour finir avec son acquittement. Cela corse également la situation. Nous sommes aujourd’hui dans  un panier dans lequel il y a des crabes, des scorpions, des serpents, c’est cela l’image de la Côte d’Ivoire.

 

Les élections c’est demain. Qu’est-ce que vous entrevoyez au regard du boycott, des mots d’ordre de désobéissance civile de l’opposition ?

Si le pôle Ouattara tient à une élection vaille que vaille d’où il va valider un résultat quelle que soit la situation face à une opposition partisan du report…il faut s’attendre à une transition. L’opposition a décidé de ne pas reconnaître le pouvoir qui va se déclarer après le 31 octobre. La situation sociale sera plus explosive. Les analyses entrevoient encore une médiation internationale qui ne sera plus celle de la Cedeao qui s’est positionnée comme le club des chefs d’Etat de 3e mandat. Elle a montré son incapacité a affirmé une direction institutionnelle, rationnelle, logique, intellectuelle et prospective. Cela est tragique ! C’est à désespérer.

Il faut s’interroger sur la propension à toujours parler français tout au moins. Est-ce que nous comprenons le français. Tu dis « Je ne me présente plus » et tu te présentes. Il faut être conséquent quelles que soient les raisons. Le président Emballo de la Guinée, très tôt a levé le lièvre. Dans la situation du coup d’Etat malien il a dit que les 3e mandats constituent également des coups d’Etat à condamner. La Cedeao devait faire la prospective et prendre le taureau par les cornes. Et toute la jeunesse africaine aura une éducation par la rationalité de la Cedeao. Il faut désespérer aujourd’hui de tous ceux qui dirigent la Cedeao. Qui sont-ils ? Est-ce qu’ils ont le niveau des besoins politiques des peules de l’Afrique de l’ouest ? Je n’en veux pas à la France, les Etats-Unis…ils poursuivent leurs intérêts. Tous les Chefs d’Etat africains doivent rendre le pouvoir aux peuples puisqu’ils ont été incapables d’utiliser la prospective pour endiguer la situation de crise vers laquelle la Cote d’Ivoire va.

Au lendemain du 31 octobre, on ne peut pas dire qu’il y a élection. L’un des candidats est même parjure à sa parole, de ne plus être candidat. Nous allons nous retrouver dans une situation de vide juridique, et à partir de ce moment, tout est possible. A partir du 31 octobre tout est possible. Le 1er novembre ‘’fête de Tous les saints’’ (Toussaints), tout le monde peut faire ce qu’il veut. Tout le monde est saint, donc tout le monde deviendra président de la république, tout le monde sera militaire…Il faut entrevoir tout : les bandes armées, les factions qui peuvent se lever et asseoir leur ordre, les délinquants aussi peuvent s’organiser. Il faut craindre la tragédie de la violation du droit à la vie. Alors les Nations unies peuvent se prévaloir du droit international  pour imposer une certaine vision des choses allant dans le sens du maintien du statu quo et tout de suite, la composition d’un gouvernement de transition.

La Côte d’Ivoire a besoin, comme au Bénin, d’une Constitution qui envoie au garage les vieux barrons et fixe fermement une limite d’âge à la participation à la présidentielle.

 

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