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Bruno Ahouamagnangahou, de la Coalition internationale contre le coronavirus : « Nous avons une expérience pas très intéressante avec les vaccins »

Écrivain, consultant politique et Homeo-Phytotherapeute, Bruno Ahouamagnangahou est le premier vice-président du Secrétariat international de la Coalition internationale contre le coronavirus (Cicc), chargé de la section Bénin. Dans cet entretien il parle de la naissance et des objectifs de ladite association.

Propos recueillis par Sènan N. WANGNANNON

 

Bénin Intelligent : D’où est partie l’idée de création de cette coalition ?

Bruno A. : L’idée a germé à partir de janvier. Le coronavirus sévissait encore en Chine. Donc nous suivions de loin et quand il s’est déporté en Europe précisément en Italie, des amis de la diaspora africaine ont tous exprimé leur crainte de le voir frapper l’Afrique après l’Europe. Alors nous avions commencé par nous s’interroger sur ce que serait la réponse des Africains si le virus arrivait chez nous. Déjà à partir de ce moment, soit mi-janvier, nous avions commencé à nous organiser. La coalition est formée de personnes de différents secteurs socio-professionnelles. Il est composé de doctorants, des chercheurs, des journalistes, des gens de tous les secteurs mais des Africains vivant sur le continent et dans la diaspora.

Quel est votre objectif ?

Nous avons pour objectif principal en mettant sur pied la coalition, de trouver une réponse africaine. Pour l’avoir, il faut que l’Union africaine convoque un colloque africain qui rassemble les épidémiologistes, les virologues, tous les spécialistes de la santé puisqu’en Afrique nous en avons qui ont fait beaucoup de fronts dont l’expérience du sida, d’Ebola. Ceux qui ont travaillé sur ces chantiers-là pourraient être mis à contribution pour qu’autour d’un colloque nous puissions nous pencher sur ce que serait la solution de l’Afrique par rapport à cette pandémie. En tant qu’Africains nous pensons qu’il faut élargir ce colloque aux chercheurs traditionnels et aux sachants dans une démarche holistique.

Quels sont les pays dans lesquels la coalition est implantée ?

La coalition est pour le moment en train de faire ses premiers pas. Elle est présente en Angleterre, en Belgique, en France, au Mali, en Côte-d’Ivoire. Elle est d’ailleurs chapeautée par la présence de la société civile. La coalition est également représentée au Burkina-Faso et ici au Bénin.

Deux professeurs français ont annoncé que des vaccins seront expérimentés sur les Africains…

Nous avons une expérience pas très intéressante avec les vaccins et nous sommes dans une démarche souverainiste. Nous voulons surtout un vaccin africain mis sur pied par les Africains sur des sujets africains. C’est cela notre démarche. En plus des vaccins nous pouvons aussi avoir des remèdes mais nous voulons que ça soit des remèdes sortis de nos laboratoires. Nos universités ont formé beaucoup de chercheurs, de scientifiques. Il faut mettre à contribution nos laboratoires pour nous sortir un remède qui soit le remède de nos scientifiques, de nos pharmaciens.

Que deviendra la coalition après la pandémie ?

Nous sommes nés pour qu’il y ait une solution africaine, un remède africain au coronavirus. C’est cela notre objectif principal et immédiat. Deuxième objectif qui découle du premier, c’est que nous nous opposerons à toute campagne exogène de vaccination ou un remède venu d’ailleurs. Car beaucoup d’organisations et de fondations philanthropiques courent toujours pour sauver l’Afrique mais après, nous découvrons que les remèdes ou vaccins proposés sont inefficaces ou cancérigènes. Pas dans tous les cas mais dans biens de cas. Dans la campagne du planning familial par exemple des vaccins ont été administrés à nos jeunes sœurs, nos femmes, nos épouses et qui ont créés plus de problèmes gynécologiques qu’ils en étaient censés régler. En dehors de ces campagnes il y a des remèdes auxquels nous nous opposons. L’Afrique regorge de beaucoup de remèdes.

L’explication qu’on nous donne du Covid-19, il s’attaque aux poumons, alors nous considérons que c’est une infection pulmonaire et ce n’est pas les maladies pulmonaires qui n’ont pas de remèdes en Afrique. Nous proposons donc par rapport à cela un remède à base de décoction de peau d’ananas que nous voulons vulgariser. Il y a aussi une expérience au Burkina-Faso avec notre compatriote. Il faut que l’Etat teste l’Apivirine pour voir si ce médicament est efficace ou non. Le docteur Raymond Assogba propose la Pipithérapie. Il faut que le monde scientifique se retrouve pour mettre à l’épreuve cette thérapie. Ainsi de façon souveraine prend au moins trois cas qu’on soumet à trois traitements différents à savoir l’Apivirine, la décoction de peaux d’ananas et la Pipithérapie pour en apprécier les résultats.

Ailleurs cela se ferait facilement puisqu’il y a la démarche souveraine. Le président français a parlé de souveraineté aussi dans la bataille contre le coronavirus et s’opposait au fait que la France puisse importer les cache-nez et que les opérateurs les industriels français devraient se mettre à pied d’œuvre pour pouvoir produire sur place les cache-nez. Si on ramène cela à notre contexte, est-ce que le Bénin de manière souveraine, peut produire des cache-nez pour sa population ? Les cache-nez qui nous viennent d’ailleurs, est-ce qu’ils sont testés par un laboratoire avant d’être mis en circulation et vendus dans les pharmacies ? Quel laboratoire béninois a certifié que les cache-nez sont de qualité et que les gels qui viennent d’ailleurs sont bons de même que les kits et les tenues de protection distribuées à nos médecins ? Nous avons besoin d’être informés. Quels sont les dispositions nationales prises pour apporter une solution à la pandémie ? Sans oublier les considérations d’accompagnement social, les dimensions géostratégiques ou géopolitiques parce que beaucoup d’informations circulent et font état de ce qu’il s’agirait d’une arme bactériologique conçue pour déstructurer l’économie mondiale et pour réduire les populations notamment africaines. Est-ce vrai ? Donc à ce colloque par exemple on pourrait faire intervenir des gens de l’intelligence ou de l’armée pour nous dire si dans l’histoire de l’humanité des virus ont été utilisés comme arme bactériologique, est-ce que ceux qui en parlent sont des rêveurs ou bien il faut s’inquiéter vraiment. Il faut mettre tout le monde à contribution : les experts des sciences sociales, les médecins, les journalistes afin qu’on puisse s’organiser ; c’est un mal qui vient nous frapper. On ne peut pas attendre l’Oms, l’Europe, être dans l’attentisme ou le suivisme. Il faut apporter une réponse béninoise, africaine à la pandémie.

Les organisations internationales dont l’Oms sont souvent contrôlées par des « racistes ». Est-ce que vous n’avez pas peur que la réponse africaine ne puisse pas prospérer ?

Nous n’affirmons pas que l’Oms est contre l’Afrique ou qu’elle a des idées cachées. Mais nous disons que dans l’histoire de l’humanité on s’est rendu compte par exemple, pour le paludisme qui est une maladie bien africaine, que beaucoup de remèdes préconisés se sont révélés, des années après, inefficaces et surtout cancériques. L’Oms existait quand on mettait ces médicaments dans les pharmacies pour sauver l’Afrique. Pour dire que l’Oms est une organisation d’hommes, elle peut se tromper. Nous disons qu’il ne faut pas tomber dans le mimétisme, le diktat des Organisations internationales. Certes nous sommes dans des organisations internationales mais quand nous sommes frappés par un mal, c’est d’abord une question de santé publique, de souveraineté. Nos Chefs d’Etats, premiers garants de notre santé ne doivent pas attendre que tout vienne de l’Oms, de la France, la Chine. Nous apprécions les dons mais est-ce que nous-mêmes ne pouvons pas fabriquer les masques et les distribuer gratuitement à nos populations ? Il y a des citoyens qui vivent au quotidien, des populations non bancarisées qui n’ont pas d’épargne. Face à ces populations qui vivent dans des quartiers précaires, qui vivent dans des cours communes où on partage les toilettes, la douche, les riverains de nos fleuves qui vivent dans des conditions d’insalubrité…qu’est-ce qu’on fait face à ces populations ?

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