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Centre psychiatrique Oasis d’amour : 30 malades mentaux en voie de guérison

Les malades mentaux admis au centre psychiatrique Oasis d’amour de Djougou en juillet 2020 dans le cadre de l’opération de prise en charge organisée dans les villes de Parakou et Djougou par le ministère des Affaires sociales et de la microfinance, ont reçu le vendredi 9 octobre, la visite de la ministre Véronique Tognifodé. Accompagnée de sa collègue du Commerce et de l’industrie native de Djougou, Alimatou Shadya Assouma, cette sortie colle à l’actualité de la journée mondiale de la santé mentale célébrée le samedi 10 octobre.

Par Raymond FALADE

Sur les 33 personnes malades retirées des rues de Parakou et Djougou et admises dans le centre le 14 juillet 2020, 30 sont en voie de guérison. Parmi eux, quelques-uns participent même aux activités de fonctionnement du centre. Ils sont redevenus propres, mangent à leur faim et sont sous traitement. Par-dessus tout, ils sont pris en charge avec affection, ce qui les change de l’isolement social dans lequel ils se trouvaient.

Telle est la bonne nouvelle qu’a apprise la ministre Tognifodé lors de son passage. Elle voulait justement s’enquérir de l’évolution de l’état de santé de ces malades. La visite intervient quelques jours seulement après la deuxième phase de prise en charge des malades mentaux menée avec succès dans la ville de Cotonou, mercredi 7 octobre. À cette occasion, la ministre a exprimé sa reconnaissance au promoteur du centre Grégoire Ahongbonon ainsi qu’à toute l’équipe de soins.

Selon le responsable du centre, il faut plusieurs mois pour espérer leur totale guérison mais c’est déjà en bonne voie. Malheureusement, et c’est la mauvaise nouvelle, deux d’entre eux ont rendu l’âme, a-t-il déploré. Il s’agit d’un homme âgé de 80 ans qui est décédé après un mois d’hospitalisation et d’une femme de 75 ans endormie sans aucun signe préalable. Une autre personne a été retirée par sa famille au motif qu’elle allait mieux. Globalement, les soins se poursuivent très bien pour le reste, a rassuré le responsable.

Les deux ministres ont remercié le promoteur, venu, lui aussi de Cotonou, pour son engagement dans la prise en charge de ces personnes. Très ému de la descente de deux ministres du gouvernement dans ce centre, Grégoire Ahongbonon n’a pas caché sa joie. « Je bénis le Seigneur de votre présence dans ce centre. Vous venez les voir. Est-ce qu’ils sont méchants ? Est-ce qu’ils sont dangereux ? Pourtant ils étaient abandonnés de tous, errants dans les rues, sans parfois pouvoir se nourrir ou bénéficier de leurs droits les plus élémentaires en tant qu’être humain. Je remercie le président Patrice Talon et son gouvernement pour s’être engagé dans l’accompagnement de ces êtres vulnérables qui méritent qu’on s’investisse pour eux, pour qu’ils redeviennent des “hommes”. Je vous remercie madame la ministre d’avoir pris cette affaire comme votre lutte personnelle. Dieu est avec vous », a-t-il déclaré.

Restaurer la dignité de nos concitoyens

Avant de prendre congé des pensionnaires, la ministre Tognifodé a reprécisé le sens de son combat. Selon elle, « le travail que fait notre département ministériel depuis l’année dernière ne vise pas à “embellir” Cotonou en enlevant ces personnes des rues. Le principal objectif est de restaurer la dignité de nos concitoyens abandonnés dans les rues, et de redonner espoir à un grand nombre d’entre eux afin qu’ils puissent réaliser eux aussi leurs aspirations dans la vie. A la fin du processus de guérison, processus suivi par les agents du ministère de la Santé, le ministère des Affaires sociales les aidera à se réinsérer dans la vie socio-professionnelle›› a-t-elle précisé. ‹‹Je suis heureuse des avancées que connaît ce combat et cela nous réconforte énormément », s’est-elle réjouie.

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