Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Charles Juste Guédou au sujet des 4ans de gestion de Talon : « Tout le pays est en chantier et sans bruit »

Charles Juste Guédou au sujet des 4ans de gestion de Talon : « Tout le pays est en chantier et sans bruit »

Avril 2016-avril 2020. Quatre ans déjà que le Président Patrice Talon a pris les rênes de notre pays le Bénin. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? De toute évidence, la gouvernance de l’actuel locataire de la Marina au cours de ces dernières années, a laissé des traces dans tous les compartiments du pays. Plein de chantiers ont été ouverts, plein de réformes ont été engagées pour imprimer le véritable développement du Bénin. Dans un entretien accordé à votre journal, l’économiste Charles Juste Guedou vante les mérites du pionnier de la rupture. Pour l’ancien APE, Patrice Talon est une chance pour le Bénin. Il l’a fait savoir de fort belle manière dans cet entretien qu’il nous a accordé.

 

Bénin Intelligent : Votre appréciation sur les réalisations à mi-parcours sous le mandat de son Excellence, le Président Patrice TALON

Charles Juste Guedou : Sans faire la langue de bois, je lui donne la mention très bien. J’ai donné cette note parce que les résultats sont visibles sur le terrain dans plusieurs secteurs. Plusieurs réformes ont été mises en chantier et les fruits commencent à se voir, à s’apprécier. J’avoue que j’ai été surpris. D’abord sur le plan de la sécurité, aujourd’hui, nous sommes loin des années où des braquages tout azimut faisaient le quotidien des Béninois. La réforme concernant la refonte de la Police et de la Gendarmerie s’est mise en place donnant naissance à la Police Républicaine. Aujourd’hui je comprends aisément que les forces de la gendarmerie et de la Police ont fédéré pour donner la police Républicaine afin d’être au service des populations. Ces agents de Police mutualisent leurs efforts afin de mettre hors d’état de nuire ces brigands et la sécurité aujourd’hui fait partie du quotidien du Béninois.

Sur le plan politique, il y a eu la réforme du système partisan à travers plusieurs lois. Il a été question d’assainir le paysage politique béninois. De deux cent partis politiques hier dont le mien, nous pouvons compter au maximum une dizaine. La belle preuve, nous allons aux élections communales et municipales avec au plus six listes. Il y a cinq ans personne ne l’aurait cru. C’est vrai que cela a donné des grincements de dents lors des législatives, mais en tant que citoyen, il faut se mettre en conformité avec les lois de la République. Aujourd’hui les faits sont là et étayent ce que nous disons. Aujourd’hui, les Fcbe participent aux élections communales et jusqu’à preuve du contraire, c’est un parti de l’opposition. Même si ce parti connaît quelques problèmes aujourd’hui, c’est tout à fait normal. Le Chef de l’Etat n’a aucun intérêt à ce qu’il ait des désunions dans une formation politique. Il est tellement préoccupé par son Programme d’actions que ce sont des intentions qu’on lui prête. J’allais dire également que grâce à ce système partisan, le paysage politique aujourd’hui est clarifié. Aussi, je dirai que l’autorité a été restaurée.

Dans l’administration publique, on observait une dilapidation des ressources de l’Etat. Dans le passé, une personne pouvait être en mission à plusieurs endroits en même temps. Cette personne a-t-il le don de se démultiplier ? je ne pense pas. Elle se démultiplie sur les états financiers et s’arroge toutes ces ressources publiques. Aujourd’hui, toutes ces vannes-là sont coupées et cela constitue d’énorme gain à gagner pour les caisses publiques. Un Chef d’Etat avait dit dans ce pays qu’il y a de l’argent dans ce pays. Lorsque ces vannes sont fermées, on fait recours très peu au financement à l’international et on réalise des choses

En ce qui concerne les infrastructures, tout le pays est en chantier et sans bruit. Aujourd’hui, c’est du concret. Prenez Cotonou, les voies secondaires, tertiaires sont bitumées. Je constate simplement que beaucoup de bitumes ont été réalisées. Il y a eu des travaux d’assainissement dans toutes les villes du Bénin. C’est ça l’efficacité dans le silence. Donc, vous pouvez aimer ou ne pas aimer le président Patrice Talon, mais quand la vérité est là et quand les faits sont là, vous ne pouvez rien d’autre que d’applaudir.

Suivez un peu les émissions qui passent actuellement sur la chaine nationale. C’est le temps des moissons. Regardez la dame de l’enseignement supérieur, Eléonore Ladékan, brio, calme. Dans une simplicité débordante, elle a présenté ce qui a été fait dans le secteur. Il en est de même pour le ministère de l’eau, Sam Adambi. Dans ce secteur, il y a eu de très grandes réalisations. L’eau est maintenant disponible partout. Or, nous savons tous que l’eau est source de vie.

 

Qu’en est-il de l’assainissement des finances publiques et de la lutte contre la corruption ?

Aujourd’hui, un franc sorti va vers ce à quoi c’est destiné. Aujourd’hui, beaucoup de cadres se plaignent, c’est vrai. Mais c’est parce que les Béninois étaient habitués à la facilité. Il n’y a plus des missions fantaisistes comme c’était le cas dans le passé. Lorsque vous donnez dans les détournements, la prévarication des ressources, vous répondez. Lorsque la Criet avait été créée, plus d’uns ont crié à une institution judiciaire qui n’avait que pour objectif de poursuivre les opposants. Il y a bien de mouvanciers qui ont été jugés pour des actes de corruption. Aujourd’hui, les réformes dans le secteur des finances sont porteuses. La signature du Bénin est désormais crédible auprès des institutions financières à l’international. De nos jours, vous ne pouvez échapper au fisc. D’ailleurs dans aucun pays du monde, il n’est pas normal qu’un individu refuse de payer ses impôts.

De quoi va vivre la nation si un citoyen refuse de payer ses impôts ? Dans un passé récent, le Port de Cotonou était devenu une vache à lait où tout le monde voulait devenir transitaire. Plus important, la numérisation fiscale est en route. Il faut saluer ça.

Dorénavant les ressources publiques qui tombaient dans les poches de quelques renégats, des apatrides sont utilisées pour le bien-être de tous et pour les exigences de développement. La preuve, la croissance aujourd’hui, on est a plus de 7%. Dans les années, on ira incontestablement à une croissance à double chiffre. Je vais enchaîner avec l’organisation des concours dans l’administration. Aujourd’hui, c’est l’équité. Que vous soyez du nord, du sud ou du centre, quand vous avez le niveau et vous participez à un concours, vous êtes retenus. Le fils du paysan qui est à Tchoumi-Tchoumi, à Karimama et un enfant d’un cadre à Cotonou ont les mêmes chances. C’est un grand mérite qu’il faut reconnaître à l’actuel Chef de l’Etat. On dit qu’il ne fait pas du social. Mais c’est du social quand on donne la chance à tout le monde de réussir à un concours. C’est mieux que de distribuer de l’argent. Je ne vais pas me dédouaner, j’ai été de ceux qui ont fait du social monétaire. L’Etat ne peut pas être un guichet automatique de distribution de billet de banque. Nous avons fauté. Le système dans lequel nous avons évolué sous Yayi a fauté.

Je voudrais intervenir également sur le phénomène de la cybercriminalité. Ceux-là qui font de l’arnaque et qui jettent un discrédit sur notre pays. Le gouvernement a mis fin à cela. Ces formes de criminalité ont drastiquement baissé. Les hommes en uniformes ont des moyens. Il y a de la motivation. Lorsque les moyens sont mis à la disposition des autorités de notre pays, il faut une bonne gestion. De même, les cadres de notre pays doivent avoir la culture de la reddition des comptes. En gros, je vais donner un satisfécit au chef de l’Etat pour sa rigueur. Moi-même j’ai mal mais rien n’est facile dans la vie. Il faut apprendre à serrer les ceintures. Quelques années de souffrance et notre pays aura un visage plus reluisant.

Un mot sur le Covid-19

Le Chef de l’Etat dans une démarche responsable, ont mis en place un certain nombre de mesures sans précipitation. Vous avez suivi l’émission sur CNEWS, vous comprenez tout. Les autorités conscientes du revenu très faible de nos populations qui ne sauraient restées en confinement total ont pris un certain nombre de dispositions en établissant un cordon sanitaire. Le président Talon a été très lucide dans la prise de ces mesures. Il n’a pas fait du suivisme comme beaucoup de pays de la sous-région. Le gouvernement a mis en place des centres de diagnostique pour dépister et traiter les malades. Aujourd’hui, je pense que nous sommes à 35 cas confirmés, 18 guéris, un décès et 16 qui sont sous traitement. Par rapport aux autres pays, on s’en sort mieux. Toutefois, des mesures d’accompagnement en ces temps difficile doivent être envisagées pour soulager un peu les plus pauvres. Mais, la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a.  Un gouvernement ne peut faire que la politique de ses moyens.

Votre mot de fin

Je tire chapeau au Chef de l’État et son gouvernement pour toutes les réalisations et actions en cours. Le président Patrice Talon a su mettre l’homme à la place qu’il faut. Et je suis heureux que le Pag se concrétise pour le bonheur des populations. Je souhaite déjà que le Chef de l’État ait son second mandat non pas par obligation mais par adhésion.

Par La Rédaction

Laisser un commentaire

Top