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Cherté de la vie : 4 propositions du ministre Wadagni

Le ministre de l’Économie et des finances Romuald Wadagni a été reçu le samedi 11 juin sur l’émission “Eco d’ici, Eco d’ailleurs” de Radio France internationale (Rfi). Entre autres sujets abordés au cours de l’entretien, la question de la cherté de la vie qui secoue actuellement le monde entier dont les principales raisons sont liées à la crise de la Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne. Pour amoindrir les dégâts de la cherté de la vie sur le plan social, l’argentier béninois a fait quatre bonnes propositions aux gouvernants africains.

Lire ses propositions

« Il y a quatre types de mesures. La première, c’est de renoncer aux prélèvements fiscaux et douaniers pour permettre que le prix soit accessible aux populations. Si on laisse les mêmes niveaux de TVA et de droits de douane, les produits se retrouvent encore plus chers pour les populations. Donc, il faut un renoncement total ou partiel à ces prélèvements sur la plupart des produits de grande consommation, tout en veillant à ne pas pénaliser les industries locales.

 

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La deuxième catégorie de mesures, ce sont les subventions directes, par exemple sur le gasoil. Il est évident que nous allons continuer d’absorber ce choc. L’ensemble des engins de chantier, des tracteurs, les usines, les transports en commun utilisent le gasoil. Si nous n’agissions pas, les conséquences sur la productivité et la création de richesse seraient désastreuses. Nous mettons donc de l’argent sur la table pour ralentir l’effet de la hausse des prix.

 

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Troisième type de mesures, c’est de réglementer et surveiller les prix des produits fortement subventionnés, pour lesquels nous voulons nous assurer que la population profitera des appuis de l’État. Et la quatrième mesure, c’est la mise en place de filets sociaux. Une partie de notre population est extrêmement pauvre et nous devons nous assurer que ces personnes ont accès au minimum pendant la période de crise ».

 

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