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[Chronique] Piège à sexe

Qu’est-ce qui fait l’actualité chez vous? «Deux mots : harcèlement sexuel»‚ ai-je servi à un ami en ligne depuis le pays de l’Oncle Sam. «Hahahaha ! ce n’est pas sérieux ça. N’est-ce pas une vieille rengaine ? Je parle de choses d’actualité qui monopolisent l’attention comme le Covid-19‚ le terrorisme »‚ m’a-t-il objecté. «Mais‚ non. Le Covid ressemble tellement à notre “palu” séculaire que vite nous avons perdu la faculté de le craindre. Pour preuve; dommage tu es très éloigné pour le toucher du doigt‚ le Béninois n’a pas de “cachez-nez”. Il en a fait un cache-menton‚ ou un cache-bouche‚ ou un cache-barbes‚ un cache-front‚ ou un cache-gorge. Quant au terrorisme‚ peut-être oui; mais nous sommes optimistes. Au Bénin‚ en attendant que tu le vérifies chez d’autres‚ l’actualité ce sont bien ces deux mots qui font goûter tribunal et insomnie à plus d’un : harcèlement sexuel »‚ ai-je enfin persisté.

Vous savez‚ que si les femmes ont le droit d’être courtisées‚ les hommes‚ eux‚ ont le devoir d’être endurants. C’est à ce prix qu’ils peuvent être (éventuellement) pris au sérieux.

Vous avez compris ! Face à cette actualité renforcée par une autobiographie redoutée dans laquelle certains se reconnaissent même malgré l’ellipse de leur identité; il nous faut nous rasseoir trois fois.

S’asseoir‚ d’abord pour définir l’homme-harceleur ou violeur par rapport à l’homme qui ne se fatigue et qui tient à sa conquête. Vous savez‚ que si les femmes ont le droit d’être courtisées‚ les hommes‚ eux‚ ont le devoir d’être endurants. C’est à ce prix qu’ils peuvent être (éventuellement) pris au sérieux. Parce qu’il leur a été ingurgité que l’amour est fruit de persévérance voire d’impertinence. Et aux femmes il a été enseigné qu’il faut longtemps résister même quand on veut bien depuis le premier jour.

S’asseoir‚ ensuite pour éviter surtout que le “harcèlement sexuel” ne serve de trouvaille facile pour accabler ou déboulonner d’honnêtes gens. Cette lutte noble pour élever autour de l’être-femme des digues contre le dérèglement sentimental des hommes‚ doit absolument pouvoir séparer rigoureusement le bon grain de l’ivraie. Elle doit être saine. Elle doit rassurer. Elle ne doit pas être entachée de victimes innocentes.

Il faut éviter que les cris de harcèlement sexuel‚ ne soient l’arme des femmes incompétentes‚ aigries‚ malhonnêtes‚ jalouses…contre les hommes en vue. Sinon‚ le sexe‚ c’est un piège usé, où cependant on est souvent pris en croyant prendre.

S’asseoir‚ enfin‚ car nous voici embourbés dans une société où la femme‚ l’être inculqué à nos imaginaires comme le sexe faible‚ voit sa parole infranchissable par celle de l’homme. Une gazelle qui crie “au secours” la société à tendance à abattre d’abord l’homme-doigté puis comprendre l’affaire après. Trop tard. Quand la femme t’accuse : «C’est parce que j’ai rejeté ses avances qu’il me poursuit». Homme‚ qui es-tu pour lever la tête ? De quelle preuve disposes-tu pour infirmer une telle affirmation ? L’entourage ne te conduira pas chez le Bokonon pour découvrir s’il y a calomnie ou culpabilité. Finalement‚ c’est son mot contre sa propre conscience à elle. Et‚ rendez-vous au Jour du Seigneur‚ jour lointain du Jugement Dernier.

Il faut éviter que les cris de harcèlement sexuel‚ ne soient l’arme des femmes incompétentes‚ aigries‚ malhonnêtes‚ jalouses…contre les hommes en vue. Sinon‚ le sexe‚ c’est un piège usé, où cependant on est souvent pris en croyant prendre. Mieux nous nous porterons en éduquant que le sexe n’est ni atout ni chalenge‚ mais juste un marquage divin.

Par Sèmêvo Bonaventure AGBON

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