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Claudine Prudencio : « La violence n’amène nulle part »

Dimanche 11 avril. Nous sommes autour de 11h. Ambiance tendue, calme et silence presque plat. A l’entrée de l’Ecole primaire publique de Dèkoungbé à Gninkindji, dans la commune d’Abomey-Calavi, un groupuscule de personnes tous munis de cache-nez s’échangent rires et dires. Tables bancs, urnes, personnel de bureau de vote et citoyens occupent les terrasses.

Claudine Prudencio, présidente du parti Udbn, accompagnée d’une délégation d’homme et de femme, carte d’électeur en main, se présente pour accomplir son devoir civique dans le cadre de la présidentielle 2021. Après son passage dans l’isoloir et le glissement du bulletin de vote dans l’urne, elle se prête aux questions de la presse.

Bénin Int. : Bonjour Madame la présidente. Quel sentiment vous anime après avoir accompli votre devoir civique ?

Claudine Prudencio : Bonjour, monsieur le journaliste. Je suis très satisfaite du déroulement du processus électoral. Le vote est un devoir citoyen. Et je viens justement d’accomplir le mien. J’invite pour la circonstance, tous les béninois à faire de même. Notre attente, c’est la victoire de notre duo pour que le développement soit au rendez-vous.

L’engouement qui prévaut n’est pas celui souhaité. Pourquoi n’y a-t-il pas de l’affluence selon-vous ?

Soulignons qu’aujourd’hui est un dimanche. Et d’autres sont à l’Église. Donc la situation est compréhensible. On a quand-même la certitude que les gens vont sortir pour voter avant la fermeture des bureaux de vote.

Quel message auriez-vous pour les citoyens béninois ?

Nous sommes du Bénin. Ici c’est le Bénin et tout le monde doit voter. Personne ne doit avoir peur d’ailleurs. La violence n’amène nulle part. Et pour les quelques-uns qui agitent l’atmosphère du vivre ensemble et de la paix, nous leur demandons de se calmer. Ils sont tous béninois et le Bénin nous appartient.

Le cortège de la seule présidente d’un parti politique au Bénin s’est alors ébranlé en direction du siège où une soirée électorale est prévue.

Propos recueillis par Arnauld KASSOUIN (Coll.)

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