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Climat politique apaisé au Bénin : L’Apf salue l’engagement de toutes les parties (La mise sous alerte du parlement bientôt levée)

Une mission de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf) avec à sa tête le président Amadou Soumahoro a séjourné au Bénin du samedi 1er au mardi 4 février. Il s’agit d’une mission d’information et de contact, suite au constat né des dernières élections législatives qui se sont déroulées sans la participation de l’opposition politique et qui ont valu la mise sous alerte du parlement béninois en juillet 2019.

Par Raymond FALADE

En fin de mission ce mardi 4 février, la délégation de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf) conduite par son président Amadou Soumahoro, a rencontré la presse pour faire le point de sa mission à travers un communiqué final. Selon Angélique N’goma, présidente de la commission coopération et développement de l’Apf et députée du Gabon, « cette mission d’information et de contact (Mic) avait pour objet de venir à Cotonou et à Porto-Novo pour voir, entendre, écouter toutes les parties prenantes et se faire une opinion fondée sur les causes de la crise mais également sur les actions et les initiatives prises depuis lors dans le cadre du dialogue entre les acteurs politiques béninois ». « Les entretiens avec toutes les parties ont été sereins, francs, conviviaux et cordiaux » s’est-elle réjouie. A cet effet, la délégation a rencontré les parlementaires, le ministre de la Justice en charge des relations avec les Institutions, le président de la Cour suprême, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, les ambassadeurs francophones accrédités au Bénin, les partis politiques de l’opposition et de la majorité, les organisations internationales (Système des Nations Unies, L’Union européenne,…), la Société civile et les professionnels des médias.
Au cours de ces entretiens, les questions se sont articulées autour des cinq thématiques à savoir : « le statut de la majorité et de l’opposition dans le cadre de la législation sur les partis, le statut de l’opposition parlementaire, la situation de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs, l’état des lieux des Droits de l’Homme et des libertés publiques , la liberté d’expression et des médias ».
La mission a salué la grande ouverture d’esprit qui a prévalu et qui a permis d’aborder « tous les points sans tabou ni faux-fuyants, en responsabilité et avec toute la rigueur qui sied en cette circonstance ». Selon Angélique N’goma, tous les échanges ont montré la disposition de tous les acteurs à poursuivre les réformes nécessaires pour favoriser une large participation inclusive. Pour ce faire, « les élections municipales à venir seront un premier baromètre de la manifestation de cette volonté » a-t-elle déclaré. Parlant des avancées, la présidente de la commission coopération et développement de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf) a mis un point particulier sur la consolidation des partis politiques au niveau national et leur financement sur fonds publics.
Pour elle, la rencontre de la délégation avec le président Patrice Talon « a rassuré et conforté sur l’engagement de parvenir à un climat politique véritablement apaisé et à des élections transparentes, inclusives et renforçant le pluralisme ». C’est pourquoi, l’Assemblée parlementaire de la francophonie a invité tous les acteurs concernés à poursuivre le dialogue. Selon la délégation, les prochaines élections locales sont déterminantes dans la résolution définitive de cette crise. Ainsi, « l’Apf pourrait-être amenée à suggérer à son prochain bureau au Maroc en juillet 2020, la levée de la mise sous alerte » a confié Angélique N’Goma.

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