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Concours d’écriture “Plume Pro Pme” : L’Anpme célèbre le trio gagnant

Vendredi 6 novembre 2020, le Royal hôtel de Cotonou a abrité la cérémonie de remise de prix aux lauréats du Concours d’Écriture pour la valorisation des produits, services, lieux, rythmes, patrimoines culturels qui servent de support aux micros, petites et moyennes entreprises, dénommé “Plume Pro Pme” 1ère édition. Des chèques et trophées ont été remis aux trois premiers lauréats.

Par Sêmèvo B. AGBON

43 œuvres au départ, dix à l’arrivée. Pour départager ainsi les participants, la grille d’évaluation pour la sélection des meilleures œuvres a insisté essentiellement sur la qualité de la langue et la manière dont le made in Benin a été amené dans le texte soumis, a dévoilé Habib Dakpogan, président du jury. Rédigé et suivi par Maître Landry Fridaous Ahitchémè, huissier de justice près la Cour d’appel de Cotonou, le processus a permis de choisir les trois prix à savoir : – 1er Prix “Plume d’Or Pro Pme” : Angelo F. Nouésèdo Orekan; 2ème Prix “Plume d’Argent Pro Pme”: Codjo Florent Houndjo ; et 3ème Prix “Plume de Bronze Pro Pme”: Aboudou-Nasser Ali Ouorou. Leurs œuvres ont pour titre respectivement ‘’Saison et origines’’, ‘’Paolo au Bénin Révélé’’ et ‘’Olufèmi’’. Comme récompense, un trophée, un ordinateur portable pour le 1er prix, et un chèque de 500.000f pour les 1er et 2ème prix, et 300.000f pour le 3ème prix. Les sept autres lauréats, quant à eux, sont repartis chacun avec un panier de produits béninois.

La cérémonie, placée sous l’autorité du ministère de tutelle, a drainé de nombreuses personnes dont César Aklossou, secrétaire général du ministère des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, représentant le ministre Modeste Kérékou. « Cette soirée vise à célébrer le génie créatif de nos frères et sœurs écrivains béninois dont l’esprit d’initiative contribue à la valorisation des produits locaux », a relevé ce dernier.

Photo de famille avec les lauréats

Dans sa remarquable allocution, le directeur générale de l’agence organisatrice, l’Anpme, est revenu sur les motifs de l’initiative. Associer l’écriture, la littérature à la valorisation du ‘’consommons béninois’’ est, en effet, très inédite et une belle expérience. « L’exercice a été rêvé mais je me demandais si les écrivains béninois, professionnels ou amateurs allaient rentrer dans le jeu de l’Anpme d’utiliser tous les vecteurs de diffusion pour stimuler le consommons Béninois. Je voudrais rappeler qu’il s’agissait d’un concours où les neurones et les synapses des férus de la plume ont été mis à rude épreuve durant une courte période pour produire des œuvres de qualité », a salué Alexandre Houédjoklounon. Une plume Pro Pme, a-t-il défini, « est une plume qui utilise ce terme cher à Jérôme Carlos pour écrire, non pas la béninoiserie, mais la béninité ». A ce titre, il habille ses personnages en Lolo Andoche, en OK Fashion, leur fait boire du King of Soto, du jus Tillou ou Wini Wini et le fait voyager à travers tout le patrimoine culturel, cultuel, touristique etc. du Bénin. Ainsi, au-delà de ce concours, l’Anpme entend inciter tous les citoyens, notamment les écrivains à cultiver le réflexe de promotion des richesses culturelle, touristique, socioéconomique béninoises.

En attendant la deuxième édition dudit concours en 2021, les dix meilleurs textes lauréats seront édités sous forme de recueil.

 

Qu’est-ce qu’une plume Pro Pme ?

Une plume pro PME est une plume qui utilise ce terme cher à Jérôme Carlos pour écrire, non pas la béninoiserie, mais la béninité

Un auteur qui utilise la béninité dans ses œuvres fait porter à ses personnages du Lolo Andoche, d’Ok Fashion, Olabode Fashion au lieu de Lacoste, Dolce Guabana et autres Coco Chanel.

Un auteur pro PME utilise Shamma market, le palais des chaussures, la clinique des chaussures pour mettre un damadou au pied de ces personnages à la place d’un Weston, d’un Dockside ou même d’un Torricelli

Un écrivain Pro PME ne sirote pas un blended scotch for England or Scotland mais du King of Soto, du Tende, du Déhan aujourd’hui normalisé. Il boit du Ofio, le whisky du souchet. On peut saouler avec nos propres produits et pouvoir dire le lendemain à Mabelle Adékambi, ton alcool m’a envoyé loin….

Même les morts aujourd’hui acceptent les libations avec nos propres liqueurs. La cérémonie d’Ahanbiba, essayez nos liqueurs, les ancêtres répondent mieux car c’est à base du vin de palme et non de la betterave sucrière….Essayez, les réponses sont très rapides…

(…)

Nos personnages doivent manger du riz matekpo, de l’eau noble.

Même si on veut essayer une pizza ce sera avec Tillou ou Junatas ou Wini Wini… Nous avons Fifa, nous avons eau Noble…

Nous avons aussi des amincissants mieux que Contrex et tout Evian et tout… Sur les tables de nos œuvres faisons trôner C’est l’exercice…

Plus loin, nos paysages, nos hôtels, nos lieux de rites et de rythmes, faites y trainer nos personnages…

Vendez autrement le vodoun, nous le pouvons, nous le devons à nos parents.

Voilà le rêve de départ….quarante-trois techniciens littéraires ont répondu et ceci donne la présente cérémonie de remise de lots…

J’ai été sidéré par l’exercice fait avec des fortunes diverses.

Mes notes d’espoir…

J’espère que nous allons réécrire les œuvres de Jean Pliya et mieux habiller Trabi ou Yonkpon…Notre gardien de nuit ne versera plus du gin dans le feu pour y cuire le hibou nocturne mais du King of Soto…A Noël, la voiture rouge ne va plus émerveiller ABoki mais plutôt Toffidoux et les chaussures.

Je reste dans l’air du temps en souhaitant que le grand frère Tiburce ADAGBE aille réécrire la 2e édition du mémoire du chaudron en habillant autrement nos personnages aussi vivants…

Plus loin, les manuels scolaires, Baké et consorts ont-ils appris la béninité ?

Nous devons les replonger dans l’eau du consommons Béninois afin qu’au quotidien, nous célébrons nos produits, nos services…

Le vin de bissap peut déjà remplacer le vin dans les libres en attendant de prendre sa place dans les messes. Même le fils de Dieu sera d’accord.

ET nous dans notre vie de tous les jours…comment faites-vous ?

Moi je démarre ma journée avec Mille bouillie ou avec un thé au baobab

Pour ceux qui ont assisté à une petite fête chez moi, ils savent qu’ils n’y boiront et n’y mangeront que des produits de chez nous…C’est un challenge avec mon épouse et depuis elle a toujours perdu avec son quartier de repas et de boissons importés….

Merci aux écrivains pour avoir démarré cet exercice….Ce ne sera pas juste pour un concours mais un réflexe définitif afin que sans lancer même de concours, on prime des œuvres qui ont vendu cher les Pme Béninoises.

D’autres ambassadeurs culturels seront associés pour d’autres initiatives avec l’appui du ministère et du gouvernement. Le consommons Béninois est possible.

Je vous remercie pour votre aimable attention…

 

Extrait de l’allocution du Dg/Anpme Alexandre Houédjoklounon

 

 

 

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