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Construction de la Société des Ciments du Bénin (Scb) : La joie des expropriés d’Onigbolo 50 ans après

Les personnes affectées par la construction de la Société des Ciments du Bénin (SCB) Lafarge à Onigbolo sont en passe de recevoir leurs indemnités. Vendredi 29 janvier 2021, a été pour eux un jour mémorable du lancement du processus par le gouvernement de la Rupture.

Par Sènankpon DOSSOU

L’attente a été longue, mais le bout du tunnel est enfin là. 50 ans après son amorce, le processus d’indemnisation des propriétaires terriens dépossédés au profit de la construction de la Société des Ciments du Bénin (SCB) Lafarge à Onigbolo, sera une réalité. Le gouvernement du président Talon est dans la phase décisive de paiement des indemnités.

Grace au dynamisme du Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Romuald WADAGNI, agissant suivant les orientations et instructions du Chef de l’Etat, le Président Patrice TALON, les nombreuses familles en souffrance depuis plusieurs générations, du fait de la dépossession de leur terre pour la construction de la Société des Ciments du Bénin (SCB) Lafarge à d’Onigbolo ont retrouvé la joie et le sourire.

Ce jour marque le lancement du processus du paiement des indemnités dues au titre de la prise de possession par l’administration du périmètre nécessaire à l’implantation de cette société.

Il s’agit, pour les populations concernées, de l’accomplissement d’un rêve qui s’était noyé dans le désespoir entretenu par le temps écoulé entre la prise de possession et l’effectivité du dédommagement.

En effet, le processus d’expropriation a été enclenché depuis les années 1970 et porte sur un domaine d’une contenance superficielle de deux cents (200) hectares. Cependant, jusqu’en 2016, ce processus n’a pas pu aboutir à l’indemnisation effective des personnes affectées, pour motif évoqué de manque de ressources financières nécessaires. Ainsi, les différents actes de procédures accomplis dans ce cadre sont devenus caduques par l’effet du temps.

Avec l’avènement du Gouvernement du Président Patrice Talon, le cri de détresse des personnes concernées a été finalement entendu. Une nouvelle commission chargée de la poursuite et de la finalisation de la procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique entreprise depuis les années 1970 a été créée par le Ministre de l’Economie et des finances.

Cette commission a lancé dès sa mise en place, l’actualisation des actes de procédure et des données préexistantes en vue de préserver les intérêts des personnes concernées. Dans ce cadre, plusieurs séances de travail ont été tenues avec toutes les parties prenantes, notamment les personnes affectées.

Après l’approbation par le Conseil des ministres des montants de dédommagement, la phase de collecte de dossiers en vue des paiements a été lancée. C’est alors que la commission s’est rendue compte que la plupart des personnes concernées n’ont que des droits coutumiers qui ne sont constatés par aucun acte de preuve, ne serait que du droit présomptif.

La phase de collecte de dossiers s’est avérée alors quasi infructueuse.

Mais décidée à sauvegarder les intérêts des populations, la commission, ainsi que les autorités administratives à divers niveaux, ont trouvé la solution à ce blocage dans la délivrance massive d’attestations de détention coutumière au profit des personnes sans actes.

A cette tâche, l’autorité communale de Pobè, sur instructions du Préfet du département du Plateau s’adonne sans relâche depuis un certain temps. Il s’agit de permettre à toutes les personnes affectées de disposer des actes nécessaires pour recevoir l’indemnisation correspondante à leur bien.

On rappellera à toutes fins utiles que l’intégralité du montant d’environ 450.0000.000 FCFA prévu pour l’indemnisation de toutes les personnes affectées est déjà mise à la disposition du Fonds de Dédommagement Foncier par le Gouvernement.

Il s’agit d’un acte louable du Gouvernement, qui du reste n’y était pas tenu, car, selon la loi fondamentale en vigueur à l’époque de la dépossession, l’indemnisation n’était pas légalement obligatoire en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique.

C’est dire que, pour le Gouvernement du Président Patrice TALON, la subsistance des populations est une donnée non négociable.

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