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Contestation de la prorogation du mandat présidentiel « C’est un faux débat », selon Wilfried Houngbédji

Manifestations anti-Talon, opposants écartés de la course ou poursuivis en justice…Wilfried Léandre Houngbédji, le directeur de la communication à la Présidence de la République a répondu aux questions de Jeune Afrique touchant à la présidentielle du 11 avril. Votre journal vous propose des extraits.

 

Jeune Afrique : Des manifestations ont éclaté, le 5 avril au soir, à la suite d’un appel lancé par plusieurs opposants en exil lors d’un meeting virtuel. Cette montée des tensions à la veille de la présidentielle n’est-elle pas inquiétante.

Wilfried Léandre Houngbédji : Ceux qui vendent la violence et la haine au lieu d’éduquer les populations se mettent du mauvais côté de l’Histoire. Tout cela est symptomatique d’une chose : depuis 2016, des gens qui ont perdu le pouvoir ont du mal à l’accepter. Ils font croire que le Bénin est devenu un enfer. Pendant dix ans, les Béninois ont pourtant pu observer leur gouvernance, et ils observent depuis cinq ans ce qui est en train de changer dans le pays. Vendre la haine, instrumentaliser les populations, les opposer les unes autres, ce n’est pas un projet de société !

Les opposants affirment que le mandat de Patrice Talon ayant démarré le 6 avril 2016, il aurait dû se terminer le 5 avril 2021. Que répondez-vous ?

C’est un faux débat. Cette opposition fait mine d’oublier que la révision constitutionnelle qui a instauré les duos-pour laquelle ils ont fait acte de candidature- a également instauré un nouveau calendrier électoral, en vue de la mise en place d’élections générales en 2026.

Les mandats de l’ensemble des élus, qui seront tous-à terme- de cinq ans, ont été modifiés temporairement pour parvenir à donner une cohérence. Les députés élus en 2023 le seront pour un mandat de trois ans, mais ceux qui seront élus en 2026 le seront pour un mandat de cinq ans. Même chose pour les maires, qui ont été élus pour un mandat de six ans, jusqu’en 2026, à la suite de quoi ils seront élus pour cinq ans. Pour la présidentielle, c’est la même chose.

La révision constitutionnelle a institué le fait qu’à partir de 2026, les élections municipales et législatives se tiendront en janvier, tandis que le premier tour de la présidentielle est prévu le premier dimanche d’avril, et la prestation de serment le quatrième dimanche de mai. C’est ce qui a impliqué cet allongement du mandat en cours de 45 jours.

 

 

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