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Contribution à la sécurité routière : Pierre Dossa en appui au Cnsr

Président en exercice de Cuc-WaS-Ong, Pierre Gbetode Dossa a été reçu en audience au Centre national de sécurité routière, lundi 18 novembre par le Chef Service régulation du comportement des usagers de la route (Csrcur), Koovy Yete en présence d’autres responsables du Cnsr. Occasion pour l’hôte de présenter son projet de sensibilisation dénommé « Routes sans déchets ».

Par S. B. AGBON

Jeune activiste environnemental, Pierre Dossa s’illustre de plus en plus dans les domaines de l’hygiène et de l’assainissement. Lutter contre les cas d’incivisme des populations sur les routes constituent son nouveau challenge. En effet, les usagers abandonnent de manière sauvage et dispersée de nombreux déchets : emballages, bouteilles d’urines, canettes, paquets de cigarettes, bouteilles en plastique. Des citoyens peu scrupuleux vont même jusqu’à se débarrasser de leurs déchets courants : par exemple un sac en matière plastique contenant les détritus générés la veille. D’autres détritus proviennent de pertes de chargement, souvent imputables à une négligence coupable, comme le défaut de filet de protection. Malgré les nombreuses opérations de ramassage, nécessaires et récurrentes, il est difficile de maintenir les abords des routes propres. Autant de déchets envahissant que l’on retrouve quotidiennement sur les trottoirs, les bords de route, la chaussée, les plages ou les parcs. Si certains ont banni définitivement l’idée de pollution de leur esprit, pour d’autres, en revanche, le fait de jeter ses déchets sur les trottoirs, la chaussée et dans les caniveaux est devenu un acte mécanique, presque de l’ordre du réflexe. Parmi les raisons qui expliquent cet acte vient la nécessité de se débarrasser de ce qui leur encombre. Une bouteille ou un sachet d’eau n’a d’utilité pour les usagers de routes que lorsqu’il est plein. Une fois vide, il devient vite embarrassant et représente alors un objet dont il faut se décharger au plus vite. Malheureusement, les poubelles ne sont pas toujours à portée de bras et jeter son déchet sur les infrastructures routières devient alors une solution de facilité. Un acte déplorable auquel s’ajoute aussi le phénomène de dédouanement de responsabilité : Si les autres le font c’est que ça ne doit pas être si grave que ça. De toute façon, les agents de propreté seront là pour nettoyer. Une manière de penser qui nourrit le cercle vicieux de la pollution car plus un lieu est sale et moins les individus en prennent soin.

Pourtant les conséquences ne manquent pas. La saturation se fait déjà ressentir dans les caniveaux, sur les trottoirs et, à terme, les conséquences seraient terribles non seulement pour les infrastructures routières, mais aussi pour la population : pollution des ouvrages, contamination des sols et des nappes phréatiques, incidents, développement de germes pathogènes, émergence de maladies, risques d’épidémie. La pollution est plus que jamais présente autour de nous. Les détritus que nous jetons infligent des dégâts irrémédiables à nos ouvrages d’assainissement : insalubrité, pestilence, dénaturation, putréfaction, odeurs nauséabondes. Autant d’effets négatifs pour l’environnement qui se répercutent sur nous-mêmes et sur notre santé.

C’est ce constat qui l’a amené à lancer la campagne « Pollueurs conscients pour la propreté des routes ». La première phase va se tenir du 10 au 20 décembre, pendant la veille de Noël donc, pour amener les usagers à prendre conscience et éviter tout rejet de déchet sur les voies. Il s’agit d’une sensibilisation à la propreté des routes par l’approche Iec et Cesp.

Pierre Dossa a expliqué lors de l’audience, la problématique et l’intérêt, la thématique et les objectifs spécifiques de ce projet. A la fin de sa présentation, il a reçu les propositions et suggestions du Chef Service Régulation du Comportement des Usagers de la Route (Csrcur), Koovy Yete en vue d’une mise en œuvre efficace. Il l’a surtout encouragé, car dit-il, il est difficile de voir un jeune entreprendre dans ce sens.

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