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Contrôle de l’Autorisation de mise sur le marché : Les Pme inquiètes, l’Anpme prend des engagements

Les responsables des faîtières des Pme ont rencontré, lundi 11 octobre à Cotonou, le directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme) au sujet des difficultés qu’elles éprouvent dans leurs activités, notamment l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché de leurs produits. Un sommet avec les différents acteurs, précisément les structures ministérielles impliquées, s’y penchera, a promis l’hôte.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Garant de la sécurité sanitaire alimentaire de ses populations, l’Etat veut désormais sévir. La vérification de l’Autorisation de mise sur le marché (Amm) des produits sera sans complaisance dans les tout prochains jours. Les entreprises qui malgré leur bonne volonté peinent à se faire délivrer le précieux document, anticipent. Face à Alexandre Houédjoklounon, Dg-Anpme, la vingtaine de représentants du Marché des entrepreneurs (Mde), du Réseau des jeunes entrepreneurs pour l’émergence de l’Afrique et du Réseau des acteurs du made in Benin (Ramib), ont exprimé leurs craintes. Elles ont nom, lourdeur administrative, des procédures pas bien élaborées et le coût élevé de l’Amm. « Le traitement des dossiers dure trop de temps, deux à trois mois environ. Le coût de la prestation étouffe. L’autorisation de mise sur le marché d’un produit nous coûte énormément cher. Si nous devons l’obtenir pour cinq, dix ou quinze produits, vous imaginez », a déclaré la participante Angèle Tawari, directrice de l’Etablissement Angel’s Floor. A cela s’ajoute pour les Pme du nord (Atacora), des soucis spécifiques dont elle s’est fait le relais ; à savoir le « manque de répondant local pour nous fournir des informations. Nous nous rendons à la Direction du commerce en vain. Pas de réponse. Nous avons vraiment de difficultés pour avoir les informations afin de nous mettre à jour. L’autre difficulté liée à l’inaccessibilité de l’internet ».

Photo de famille

Les griefs, le Dg Anpme en a entendus de partout lors des échanges. « Des cadres chargés de la délivrance de l’Amm n’ont pas certaines informations ; ils nous renvoient à faire des recherches sur internet » ; « des pièces constitutives sont difficiles à fournir dont le titre de propriété, la carte professionnelle » ; « le coût exorbitant de l’analyse des produits, le nombre élevé d’échantillon réclamé et l’exigence de certification de la matière première locale ». Ce qui a fait dire au secrétaire général du Ramib, Chérif Amoussa qu’« En l’état actuel des choses, si on doit appliquer les réformes, tout le monde sera out ».
Les noms de deux structures sont souvent revenus lors des interventions : l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) et celle qui délivre l’Amm. Les griefs sont justifiés, a reconnu Alexandre Houédjoklounon. La rencontre, a-t-il dévoilé, a été organisée sur instruction du ministre des Petites et moyennes entreprises (Mpme), Modeste Kérékou ; ministère dont ne relèvent pas les structures apostrophées. « Nous les avons écoutés, et pris des engagements », a confié à la presse le Dg/Anpme, promettant qu’une suite sera donnée aux doléances. « Je crois qu’il faut que les structures visées, ensemble avec elles nous organisions un sommet pour discuter de manière précise sur chaque doléance. Cela y va de la production locale, de la survie de nos Pme et surtout de la sécurité sanitaire de nos aliments, parce que nous n’allons pas continuer à manger de n’importe quoi », a insisté Houédjoklounon. « Nous avons rappelé aux Pme qu’elles doivent se mettre en règle, avoir des unités de production aux normes, fabriquer des produits sains et réclamer les autorisations légales avant de mettre sur le marché. Elles ont compris, nous allons continuer le travail avec elles pour un accompagnement dans le temps », a-t-il insisté. Les Pme, quant à elles, gardent l’espoir. « Nous espérons qu’on ne s’arrête pas aux paroles, qu’on passe l’action », a formulé Angèle Tawari.

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