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Crise au Mali : La Cedeao laisse de fortes recommandations (Menace de sanctions contre les récalcitrants)

La crise politique qui secoue le Mali depuis quelques semaines préoccupe la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Réunis en session extraordinaire par visioconférence le lundi 27 juillet, les Chefs d’États de l’institution régionale après analyse de la situation, ont fait des recommandations aux protagonistes pour une sorties de crise.

Par Raymond FALADE

Selon l’état des lieux de la situation actuelle fait au collège des présidents au début de la rencontre, il ressort que la crise que connait le Mali a été déclenchée entres autres par l’arrêt de la Cour constitutionnelle au terme des élections de mars et avril 2020. Cette crise marquée par de vives contestations, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre, des casses le tout coiffé par des revendications politiques dont la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.

La rencontre du lundi 27 juillet fait suite à la médiation manquée à Bamako par certains chefs d’États de la (Cedeao). Ainsi, pour une sortie de crise, plusieurs recommandations ont été faites par la Cedeao. Il a été décidé entrée autres, tout en continuant à exclure un départ forcé du président Keïta au nom du respect des règles constitutionnelles communes à la Cedeao, de « la mise en place d’un gouvernement d’union nationale », avec la participation de l’opposition et de la société civile. Ces parties opposées à la gouvernance du président Boubacar Keita, pourraient s’adjuger les postes de la Défense, la Justice, les Affaires étrangères, la Sécurité intérieure et les Finances selon le Président en exercice de la Cedeao, le Nigérien Mahamadou Issoufou.

Par ailleurs, pour ouvrir la voie à des législatives partielles, l’institution a recommandé « la démission des 31 députés » dont l’élection est contestée y compris le président Moussa Timbiné. Toujours au tableau des recommandations, il a été décidé « la mise en place d’une nouvelle Cour constitutionnelle, d’une commission d’enquête sur les violences des 10, 11 et 12 juillet, d’un comité de suivi des mesures sous la présidence de la Cedeao ››, ainsi que ‹‹des sanctions contre tous ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation » de cette crise.

Pour les Chefs d’Etats de l’institution régionale, la mise en œuvre des recommandations doit prendre corps au plus tard le vendredi 31 juillet. Ils ont également eu une pensée pour le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé enlevé depuis mars 2020. Ils ont demandé au gouvernement d’intensifier les actions pour sa libération.

En réponse, le président malien n’a pas tardé à opérer un remaniement technique de son gouvernement.

Il faut signaler que le président Patrice Talon a pris part à ce sommet extraordinaire.

 

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