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Décès du député Alidou Démonlé Moko : Grosse perte pour l’Up !

L’Assemblée nationale est en deuil. Alidou Démonlé Moko a lâché ses collègues députés de la 8e législature. L’élu de la première circonscription électorale est décédé dimanche 14 juin 2020 des suites d’une courte maladie. Il aurait eu, selon une autre source, une crise dans la nuit du samedi 13 juin. Suppléant de l’actuel ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Alassane Seidou retenu au gouvernement, il l’a remplacé au Parlement après le retrait de ce dernier. Sur sa page Facebook, le président de l’Assemblée nationale a salué « un collègue pondéré et très brillant dans sa participation aux activités parlementaires ». « Alidou n’était pas qu’un simple collègue, c’était aussi un ami. Sa présence effective rendait nos débats plus constructifs. Je peine à trouver les mots justes mais je tiens tout de même à lui rendre le témoignage dû à la qualité d’homme intègre épris de paix et de justice qu’il a incarné jusqu’à sa triste disparition », a écrit en hommage, Louis Vlavonou.

Ce que dit le Code électoral

La disparition du député de Kandi est une perte pour le parti du baobab, l’Union progressiste (Up) puisque la loi reste muette sur le remplacement ou non du suppléant fauché par la mort alors qu’il exerçait le mandat du titulaire. Le code électoral en son article 149 dispose en effet que « Lorsqu’une vacance isolée se produit par décès, démission, ou empêchement définitif, le candidat suppléant personnel est appelé par le président de l’Assemblée nationale à exercer le mandat pour le reste de sa durée. Tout député nommé à une fonction publique ou appelé à une mission nationale ou internationale, incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire, suspend d’office celui-ci. Son suppléant est appelé par le président de l’Assemblée nationale à siéger. Sa suppléance cesse à sa demande ». Sauf revirement, le parlement est réduit à 82 députés comme c’était le cas avec la 7e législature qui a connu aussi le même cas avec le décès du suppléant du député Michel Bahun qui a démissionné au profit du poste de maire d’Akpro-Missérété. Ce décès n’a pas été compensé jusqu’à l’échéance de la 7e législature dirigée par Adrien Houngbédji. A moins que le titulaire, le ministre Séidou retourne au Parlement en abandonnant le gouvernement.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

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