Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Délocalisation de la Société des ciments du Bénin : Les riverains jubilent, le CQ déçu

Délocalisation de la Société des ciments du Bénin : Les riverains jubilent, le CQ déçu

Le gouvernement a annoncé le mercredi 28 juillet, la délocalisation de la Société des ciments du Bénin (Scb) de la zone commerciale de Ganhi. Raison évoquée, les désagréments causés aux riverains de même qu’à l’environnement.

Par Raymond FALADE

Selon le relevé du compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 28 juillet, cette implantation n’est plus en conformité avec les dispositions du décret n°2001-289 du 8 août 2001 portant approbation du plan d’aménagement de la zone de Ganhi qui interdit le développement d’activités industrielles dans le périmètre concerné. Aussi, le gouvernement a-t-il demandé aux responsables de la Scb, depuis juin 2020, de programmer le déménagement de l’unité de production pour le 30 juin 2022 au plus tard. En évaluant la situation actuelle, le Conseil a décidé de confirmer ce délai pour la délocalisation de la société. En cas de non-respect de cette date, le gouvernement menace de mettre « un terme aux activités de la société qui disposera alors, à partir de cette échéance, d’un délai maximum de 6 mois pour procéder au démantèlement de son outil industriel et libérer définitivement le site au plus tard le 30 décembre 2022. Les ministres concernés accompagneront la Société dans le processus de délocalisation, a promis le gouvernement.

Les riverains saluent la décision, le CQ déçu

Cette décision est un ouf de soulagement pour les riverains longtemps dérangés par la poussière et les bruits que dégagent cette société. « Cette décision est bonne parce que là où se trouve la société est un danger pour la population. Il y a plusieurs institutions dans la zone. Donc, ce n’est pas bien qu’une telle société soit implantée dans la ville comme ça parce que la poussière et le bruit qu’elle dégage toute la nuit jusqu’au petit matin sont nuisibles », a lancé Marius Comlan habitant de Xwlacodji. Il sera soutenu par Ulrich Agossa, qui ne vient dans la zone que pour travailler. « Je suis vraiment content parce que la poussière qui s’y dégage nous enrhume. Vous pouvez le constater aussi, actuellement je suis enrhumé. Le bruit là c’est même mieux mais c’est la poussière le vrai souci. Ça nous rend malade » a-t-il confié. Décision salutaire, reconnait aussi Ernest Noukou. Toutefois, il se demande si les riverains de la prochaine destination de la société ne seront pas confrontés au même problème.
Le chef quartier Xwlacodji plage, Agbessi Anani ne semble pas être d’accord avec la délocalisation annoncée de cette société et ne reconnait non plus les raisons qu’avancent ses administrés. « Mes impressions ne peuvent pas arrêter une décision du gouvernement. Nous on n’est pas allé voir le gouvernement pour lui dire que la cimenterie dégage assez de poussière », a-t-il réagi. Selon lui, la cimenterie a modernisé son usine et ces problèmes ne devraient plus se poser. « Si on parle de la poussière aujourd’hui, je ne crois pas. La cimenterie produisait de la poussière mais aujourd’hui, tout est modernisé » a-t-il insisté. « Depuis le gouvernement de Kérékou, on nous a dit que la société fait partie du plan Ganhi et qu’elle doit être délocalisée. Dire que la population s’est plainte pour la poussière, non ! En tout cas, je n’ai reçu personne qui soit venue me voir qu’il est allé à l’hôpital et qu’on a trouvé la poussière de ciment dans son ventre, dans ses poumons, etc. Aujourd’hui, si tu vas à la cimenterie même si ton pain tombe, tu peux le reprendre », argument-il.
L’autorité locale se dit un peu déçu de cette décision car, la société participe au développement de son quartier. « Personnellement je ne suis pas trop d’accord parce que la cimenterie a embauché nos enfants qui travaillent dans l’usine. Si on la délocalise, quelle serait leur sort ? » s’est interrogé Agbessi Anani. Tout en reconnaissant que les administrations qui sont dans la zone se plaignaient de la poussière, il a fait savoir qu’à l’époque, la société ne s’était pas encore modernisée.

One thought on “Délocalisation de la Société des ciments du Bénin : Les riverains jubilent, le CQ déçu

  1. Depuis plus d’un demi siècle que la société est installée ce ne sont pas des populations qui vivaient toujours dans les environs ?
    Mais moi je ne sais pas en quoi la poussière leurs dérange maintenant tout ça c’est du faux problème et d’ailleurs la société contribue effectivement au développement des jeunes donc à mon avis laissons chaque chose comme c’est surtout une t’elle grande entreprise 🤔⁉️
    Je ne suis pas d’accord à cet avis 👁️

Laisser un commentaire

Top