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Dépassement de frais de campagne : Déclaré coupable, des peines contre Lionel Zinsou

Vendredi 2 août dernier, l’ancien premier ministre du gouvernement de Boni Yayi a été reconnu coupable des faits de « dépassement de frais de campagne, fausse attestation, faux et usage de faux » dans le cadre de la présidentielle d’avril 2016.

Par Sêmèvo B. AGBON

L’économiste franco-béninois, ancien premier ministre Lionel Zinsou a été condamné au Tribunal de première instance (Tpi) de Cotonou à 5 ans d’inéligibilité à toutes les élections au Bénin. De plus, il a écopé de six mois d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 50 000 000 Fcfa. Chefs d’accusation : « dépassement de frais de campagne, fausse attestation, faux et usage de faux » lors de l’élection présidentielle d’avril 2016 d’où Patrice Talon est sorti vainqueur.

L’affaire avait commencé en avril 2018 lorsque le burkinabè Mahamadou Bonkoungou, Pdg de la société Ebomaf a saisi le procureur de Cotonou pour escroquerie aggravée et complicité d’escroquerie aggravée contre le dauphin du président Yayi. Il soutient que l’ancien premier ministre arrivé deuxième au terme du premier tour de l’élection présidentielle de 2016 a contracté auprès de lui, une dette de 15 milliards pour financer sa campagne. Même lorsque le plaignant a retiré sa plainte en août 2018, le procureur s’est auto-saisi du dossier et a requalifié les faits en « dépassement de fonds de campagne, faux et usage de faux ».

Son avocat, Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle estime qu’il s’agit là d’une condamnation politique. Ce que soutient également le condamné. « Je prends acte de la condamnation. Je ne peux vous dire d’aucune manière que c’est juste mais j’ai été tellement prévenu. Je crois que j’ai été prévenu avant le juge, comme c’est un procès en citation directe. Je n’ai jamais été mis en examen. Ce faux n’a jamais été produit à ma défense. On est dans une procédure pénale où ni le tribunal ni la défense n’ont les pièces qui sont incriminées de fausses. Mais on m’a prévenu six mois à l’avance qu’après les législatives sans l’opposition, on préparait une présidentielle sans opposition en 2021. On a interjeté appel immédiatement. Je crois que j’étais le dernier qu’il fallait rendre inéligible sur la liste des potentiels challengers. Or, à aucun moment, je n’ai fait acte de candidature pour la présidentielle… », s’est-il défendu sur la chaîne française, Rfi.

Contacté par France 24, Wilfried Léandre Houngbédji, Directeur de la communication de la présidence a indiqué que le gouvernement n’opinera pas cette condamnation. « Il y a des dossiers d’ordre public dont le ministère public peut se saisir. De toutes les façons, le gouvernement ne commente pas la décision de justice. Elle a fait son travail. On en prend acte », a-t-il conclu.

 

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