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Des ministères éclatés, six nouvelles figures : Les grands enseignements du nouveau gouvernement

Après trois ans de gestion rigoureuse, la troisième équipe gouvernementale autour du président Patrice Talon vient d’être dévoilée ce soir, jeudi 5 septembre. De quels collaborateurs s’est-il séparé ? Quelles seront les nouvelles figures qui ont rejoint la barque de la Rupture ? Décryptage
Par S. B. AGBON
D’entrée il faut faire observer que depuis son installation en avril 2016 et malgré ses prérogatives constitutionnelles, le président Talon n’a jamais fait du remaniement une obsession. Ce qui s’est passé aujourd’hui n’est donc qu’un léger remaniement ministériel.
Au total, il y a six entrées, trois sorties, deux scissions (qui ont entraîné deux créations : Numérique et Digitalisation puis Tourisme, Culture et Arts) et un titulaire pour la Décentralisation assurée par un intérimaire depuis le départ de Barnabé Dassigli.
Au titre des entrées, les nouvelles figures du gouvernement sont : Jean-Michel Abimbola (Tourisme, Culture et Arts), Alain Orounla (Communication et Poste, porte-parole), Véronique Tognifodé (Affaires sociales et Microfinance), Sadia Assouma (Industrie et Commerce), Eléonore Ladekan Yayi (Enseignement supérieur et Recherche scientifique) et Hervé Hehomey (Infrastructures et Transports).
Sont donc sortis Marie-Odile Attanasso, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de surcroît présidente du Conseil des ministre du Cames ; Serge Ahissou, du Commerce ; et Bintou Chabi Taro, des Affaires sociales et de la Microfinance.
Deux ministères ont été éclatés, à savoir ceux de l’Economie numérique et de la communication puis Tourisme, Culture et Sports. Les titulaires seront aisni moins occupées pour plus d’efficacité.
Trois femmes sont donc entrées dans le gouvernement pour deux sorties, ce qui porte à 5 le nombre de femmes dans le gouvernement contre 4 précédemment. Plus de présence féminine donc.
En clair, l’essentiel, soit le socle du gouvernement a été maintenu. Patrice Talon prouve encore qu’il tient à s’entourer d’une équipe homogène à qui il fait confiance. Ses remaniements ne sont en réalité que des réajustements pour ne pas chambouler une équipe qui, globalement, donne satisfaction. Les principaux ténors de l’équipe, en place depuis avril 2016, restent en place.
Autre enseignement de ce réajustement, c’est que le président Talon met l’intérêt du pays au-dessus des personnes. Ce que traduit la nomination de Eléonore Ladekan Yayi, très proche de l’ancien président Boni Yayi.

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