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Diplomatie : Cuba condamne le renforcement du blocus économique américain

Depuis le Bénin, Cuba dénonce le renforcement du blocus économique à lui imposé depuis plus de 60 ans par les Etats-Unis, malgré les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies contre. A travers une conférence de presse, vendredi 7 juin à l’Infosec de Cotonou, son ambassadrice Yenielys Vilma Regueiferos Linares démontre le caractère « inhumain » de la mesure et rassure que le peuple cubain avance et luttera pour sa souveraineté.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Voyages à Cuba réduits pour les citoyens américains. Envoi de fonds limité. Travail du consulat américain à Cuba annulé. Ce sont là quelques mesures prises récemment par l’administration Trump, le 17 avril et même le mardi 4 juin, pour renforcer le blocus économique, financier et commercial américain imposé au Cuba, qui lui a déjà valu des pertes estimées à plus de 134 milliards de dollars. Des mesures qui affectent non seulement le Cuba mais aussi des pays tiers voire les américains. C’est tout ce que dénonce aujourd’hui le pays de Fidel Castro. « Avec l’administration Obama, il y a eu une certaine flexibilité », a souligné l’ambassadrice Yenielys Vilma Regueiferos Linares. Le même gouvernement Trump, a-t-elle ajouté « a décidé de réactiver le titre III de la loi Helms Burton, qui défend la revendication de biens américains confisqués à Cuba au triomphe de la Révolution et interdit les investissements étrangers dans celle-ci ». Or, au nom de la souveraineté des États, soutient-elle, cette disposition ne saurait avoir une compétence extraterritoriale. C’est-à-dire que « Cette loi approuvée aux États-Unis, ne peut pas être appliquée sur le territoire cubain, elle n’a pas de juridiction légale dans un pays souverain comme Cuba ».

D’où vient le problème ? Selon les déclarations de l’ambassadrice, les attaques contre son pays ne se fondent que sur de faux prétextes. Dont le plus fameux est « l’accusation calomnieuse selon laquelle Cuba intervient militairement au Venezuela ». Yenielys Vilma Regueiferos Linares a refuté cette thèse et martelé que la solidarité de son pays envers le Venezuela de Nicolas Maduro Moros ne se traduit que par une aide humanitaire à travers « une armée blanche » constituée d’infirmiers et de médecins.

Ce durcissement de la politique américaine affecte le pays de Fidel Castro. Des écoles et des hôpitaux en pâtissent, a déploré l’ambassadrice. Mais l’heure n’est pas au désespoir. Cuba travaille et enregistre des performances malgré ce blocus économique. « Cuba progresse dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, avec la force morale d’avoir rempli les Objectifs du millénaire pour le développement. Le taux de mortalité infantile était de 4 pour 1000 naissances vivantes à la fin de 2018, et il avait une espérance de vie à la naissance de 78 ans ». Aussi, « Cuba a également été le premier pays à valider l’élimination de la transmission du Vih/Sida et de la syphilis congénitale de la mère à l’enfant. Un programme de vaccination gratuite contre 13 maladies était appliqué sur l’île, il n’y avait pas d’analphabètes et l’État consacrait plus de deux tiers de son budget à l’amélioration des niveaux d’éducation, de santé, de sécurité sociale, de culture, de sport et de recherche scientifique ».

Tout en promettant sa solidarité aux autres pays du monde, l’ambassadrice Yenielys Vilma Regueiferos Linares promet que les populations cubaines résisteront face au « génocide » américain. « Nous continuerons à lutter pour notre droit à la souveraineté, nous n’allons pas nous rendre. Cuba ne se laissera pas intimider. Ils ne pourront ni nous étouffer, ni nous arrêter », a-t-elle juré lors de cette sortie à laquelle son homologue du Venezuela a pris part.

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