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Dissolution de l’Abp : Wilfried Léandre Houngbédji donne les raisons

L’Agence Bénin presse (Abp) a été dissoute par le président de la république Patrice Talon. L’information comme une trainée de poudre, a été confirmée en début de semaine et a suscité quelques commentaires surtout sur les réseaux sociaux. Beaucoup se demandent pourquoi le gouvernement a fait cette option. Sur ce plan, le gouvernement n’a pas été “associal ou antisocial” comme certains le pensent‚ a réagi vendredi 21 janvier, son porte parole, Wilfried Léandre Houngbedji lors d’une rencontre d’échange avec les journalistes.

Par Raymond FALADE

La situation à l’Agence Bénin presse (Abp) depuis quelques années est critique. Les agents le savent ainsi que leurs responsables. L’Agence ne peut pas vivre sans les subventions de l’État comme l’Ortb et le quotidien de service public “La Nation” qui sont aussi dans le giron de l’État, alors même qu’elle n’est plus productive comme à ses débuts. Ainsi, il fallait prendre une décision pour sauver la structure et ainsi sauver les finances publiques‚ a confié le secrétaire général adjoint et porte parole du gouvernement. Cette décision‚ a-t-il expliqué, a été prise après consultation des agents de la maison ainsi que leurs responsables. «J’ai reçu le Dg, j’ai reçu les agents. Aux agents, je dis ceci. Allez réfléchir entre vous et revenez me voir pour me dire, nous on a trouvé une solution : “Aujourd’hui, on peut faire telle chose avec l’Abp rénovée pour que ça reparte et quand on aura fait cela, ça va vivre de lui-même. On aura pas besoin de subventions”. J’ai dit, si vous trouvez la solution, on est preneur. Mais s’il n’y en a pas, qu’est-ce qu’on fait sachant qu’il n’y a pas de perspectives ?» a confié Wilfried Léandre Houngbédji. Selon le patron de la communication de la présidence de la république, la décision a été difficile mais il fallait la prendre. «C’est le coeur gros qu’on a dû aller à cette décision»‚ a-t-il déclaré. L’Abp n’est plus viable‚ a-t-il soutenu‚ illustrant par exemple par le fait qu’aucun média ne s’engagerait à lui offrir un abonnement.

Quel est le sort des agents de la structure ? Il n’y a rien à craindre‚ a rassuré le porte-parole du gouvernement. Il a fait savoir que tout sera fait dans les règles de l’art et conformément aux dispositions en vigueur au Bénin. «Il y a deux catégories d’agents. Il y a des fonctionnaires et des conventionnés. Il y a peut-être, quelques prestataires s’agissant des agents de sécurité et autres. Les fonctionnaires, ce sont des employés de l’État. Certainement, le liquidateur est en train de travailler à cela. J’entrevois deux formules. Ceux qui sont agents de l’État vont certainement être renvoyés vers le ministère ou les ministères où ils devraient servir. Quant aux conventionnés, la liquidation de leurs droits sera assurée par le relicat disponisble ou encore une fois si nécessaire, par un concours du trésor pour permettre de les défrayer»‚ a-t-il expliqué. Le gouvernement n’a pas dissout l’Abp pour le plaisir. En réponse à la question du journaliste qui a demandé si une démocratie peut exister sans Agence de presse, le Secrétaire général adjoint du gouvernement a indiqué qu’il ne s’agit pas de créer pour créer. «Prenez l’Abp aujourd’hui. Combien de journaux sont abonnés au fil d’actualité de l’Abp ou achetent encore les dépêches là où les réseaux sociaux ont tout tué ? Remettez l’Abp en vie aujourd’hui, il va avoir combien d’abonnés parmi vos organes lorsque les gens préfèrent aller prendre les rumeurs sur les réseaux sociaux ou bien ce qui vient d’aillleurs, ils vont prendre cela et traiter ?» a-t-il interrogé. Il a fait savoir que les gros organes qui étaient abonnés de l’Abp ont dû trouver d’autres moyens pour couvrir les activités dans les autres régions du Bénin suite aux difficultés conjoncturelles de l’agence. «Vous allez constater que l’Ortb a des antennes ainsi que “La Nation” qui a des antennes à l’intérieur du pays.Tout le monde aimerait que l’Abp vive. Nous en premier. Mais pour quel devenir ? Pour quelles perspectives ?” a démontré Wilfried Léandre Houngbedji. Il a rassuré que le gouvernement ne prendrait aucune décision pour faire mal à qui que ce soit.

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