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Dr Wenceslas Mahoussi, directeur adjoint de l’Enstic-Uac : « Il n’est pas indiqué de faire soutenir un étudiant qui a encore des reprises »

14 étudiants de la 5ème promotion de l’Ecole nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic), ont soutenu leurs mémoires de licence le samedi 16 mars à l’université d’Abomey-Calavi. Commence désormais pour eux le combat pour l’insertion professionnelle. Nous avons rencontré à cette occasion Wenceslas Mahoussi, docteur en sciences de l’information et de la communication et directeur adjoint de ladite école. Il affiche son ambition pour la valorisation des mémoires rédigés par les étudiants et la promotion de l’Enstic, seule école publique de formation au journalisme au Bénin.

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Qui sont-ils, ces étudiants qui viennent de soutenir dans votre école ?

Ce sont ceux qui ont fini, c’est-à-dire qui ont totalement validé leur cursus, qui ont également soldé les frais de soutenance et qui n’ont pas aussi des matières à reprendre. Donc ce sont ceux-là que nous avons programmé. C’est un lot de 14 étudiants.

Quelles sont les thématiques qu’ils ont abordées dans leurs travaux de fin de formation ?

Ils ont soutenu sur des thèmes divers et variés. Soit des sujets de pratique professionnelle, soit sur des questions émergentes dans les médias comme le webjournalisme. Ils ont aussi abordé les genres journalistiques et d’autres sujets liés à des thématiques comme l’environnement, la santé et la femme en lien avec les médias.

Globalement, comment trouvez-vous le niveau de ces étudiants ?

Le niveau, il est relativement bien. J’ai participé à trois soutenances depuis le matin, nous avons donné deux 16 et un 14 sur 20. Ça veut dire qu’il y a un fond et que les encadreurs ont aussi fait leur travail. Je pense que c’est appréciable. Cela ouvre une nouvelle ère pour l’Enstic. Tenez-vous tranquille : nous ne sommes pas partis de rien. L’Enstic existe depuis 2011 et nous sommes à la 5ème promotion d’étudiants qui sortent. Cette année, c’est la première vague de la session normale (2017-2018) qui a soutenu ce samedi. D’ici deux ou trois semaines environ la deuxième et dernière vague de la 5ème promotion va soutenir. Après nous penserons, en septembre ou octobre, à la 6ème promotion qui est en troisième année actuellement.

Les étudiants étaient habitués à soutenir même s’il leur restait une ou deux matières à reprendre. Vous avez rompu avec cette pratique. Pourquoi ?

Ceux qui ont une ou deux reprises vont les valider d’abord dans la semaine qui arrive avant que leur soutenance ne soit programmée. Il n’est pas indiqué de faire soutenir un étudiant qui a encore des matières à reprendre. C’est difficile pour lui après, parce que le jour où il soutient, c’est un peu comme dans l’imaginaire, une libération. Vous voyez les parents qui sont là. Celui qui a soutenu, à qui on a donné une note va commencer par retourner en arrière pour chercher à valider d’autres matières ? Non ! Il vaut mieux qu’il valide tout d’abord et qu’après il soutient, sachant qu’il n’a plus rien à faire. Il va s’occuper seulement de déposer le mémoire corrigé. Voilà ce que nous avons apporté de nouveau dans les pratiques pédagogiques.

Après les soutenances, il est souvent constaté que les productions médiatiques et les travaux de recherche pour lesquels les étudiants ont dépensé de l’argent et du temps, sont livrés à la poussière, jetés aux oubliettes. Envisagez-vous la promotion de ces œuvres ?

J’ai réfléchi à des perspectives de valorisation des mémoires de fin d’études. On peut présenter ces productions au Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco). On peut également les publier ou en tirer des articles scientifiques. Aussi on peut leur consacrer des expositions ou les mettre dans une base de données afin qu’ils soient accessibles et visibles à l’international. Ainsi, on pourra savoir ce que nos étudiants à l’Enstic ont produit et ce qu’ils ont ajouté à la science, à la technique et à l’innovation.

Pour cette école qui existe depuis 2011, avez-vous une politique pour sa promotion ?

Je suis très heureux que vous qui m’interviewez soyez un alumni, c’est-à-dire un ancien étudiant de l’Enstic. Nous avons entamé une tournée dans les entreprises de presse. Mais il est identifié des structures dans lesquelles nos étudiants pourront faire des stages. Nous sommes une école nationale, l’école de la république qui forme des futurs journalistes. Nous devons alors travailler pour que ces étudiants soient insérés. Soit, ils travaillent dans les grands groupes qui existent, soit ils créent leurs propres organes. Aujourd’hui avec le numérique il y a tout un boulevard qui s’ouvre pour les jeunes diplômés des écoles de journalisme, que ce soit du public ou du privé.

Merci.

 

 

 

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